Vie de parent

Faut-il éviter les échographies
de confort ?

Les femmes enceintes font de plus en plus d’échographies prénatales médicales et non médicales. Ainsi, 1 femme sur 2 subit jusqu’à 5 échographies pendant une grossesse alors que seules 2 seraient vraiment nécessaires selon le Centre fédéral d’expertise des soins de santé.

Faut-il éviter les échographies de confort ?

Bébé est en route. Entre la joie et le stress, les futurs parents attendent toujours avec enthousiasme le prochain rendez-vous chez le gynécologue. Ils sont impatients de savoir si bébé se porte bien, s’il n’y a aucune anomalie, afin de pouvoir chaque mois se projeter un peu plus comme parents. Bénéficiant des avancées technologiques, l’échographie ne cesse de faire des progrès spectaculaires.

Des échographies de confort

Mais trop d’examens seraient réalisés « par habitude » dans le suivi de la grossesse, selon les Mutualités Libres. « Ainsi, 1 femme sur 2 subit jusqu’à 5 échographies pendant une grossesse alors que seules 2 seraient vraiment nécessaires selon le KCE (Centre fédéral d’expertise des soins de santé) : au début et à la mi-grossesse ».
Lors d’échographies dites de confort ou de plaisir, les futurs parents peuvent apercevoir les petites mains ou le visage de bébé et en emporter le souvenir. Les ultrasons, utilisés depuis plus de 30 ans à des fins médicales, n’ont aucun effet nocif évident sur la santé de la mère ou de l’enfant. Mais, pour le Conseil supérieur de la Santé (CSS), l’échographie « doit se limiter aux seules fins de dépistage, de diagnostic et de suivi par des médecins et des techniciens dûment formés ».
« On ne dispose pas de preuves suffisantes pour recommander une 3e échographie de routine après 24 semaines de grossesse », rappelait l’Agence Intermutualiste dans un rapport sur le suivi prénatal en Belgique (2010). 

La grossesse n’est pas une maladie

Tout comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les Mutualités Libres soutiennent qu’il faut « démédicaliser » la grossesse. « La grossesse n’est pas une maladie et ne doit pas être traitée comme telle, sauf en cas de risque gestationnel avéré. La majorité des femmes vivent des grossesses à faible risque, il est donc parfaitement possible de démédicaliser cette période, notamment par un usage plus rationnel des consultations et des examens complémentaires, dont certains tests de biologie clinique ». Cela aura par ailleurs aussi un impact bénéfique sur les finances publiques.

La facture salée des naissances

Combien coûte une naissance ? Beaucoup de futurs et jeunes parents se posent la question. D’après le calcul des Mutualités Libres toujours, les dépenses de santé cumulées pendant un an par une femme qui a vécu un accouchement « normal » représentent un coût de 5 000 euros pour l’assurance maladie. La facture grimpe à 6 800 euros pour un accouchement par césarienne.
Pour les parents, heureusement, la note est beaucoup moins salée : 400 euros en moyenne sont à leur charge (via les tickets modérateurs), quel que soit le type d’accouchement (hors suppléments d’honoraires des médecins et de chambre facturés par les hôpitaux).

L’inconnu des nouvelles technologies

Dans le même temps, de nouvelles technologies apparaissent dont les conditions d’exposition sont potentiellement différentes. Des techniques d’imagerie permettent d'examiner un fœtus en volume (3D) et même d’observer ses mouvements en continu (4D). Aujourd’hui, les couples américains (aisés) peuvent même faire imprimer une figurine du fœtus à partir d'une échographie 3D.
Mais pour obtenir une qualité d’image maximale ou pour satisfaire le désir de partager l’image avec le papa ou d’autres personnes présentes, certaines parties du corps du fœtus (profil, face, organes génitaux, etc.) sont exposées plus longtemps aux ultrasons. « Les risques liés aux effets thermiques et mécaniques des ultrasons sont dès lors considérés comme plus prononcés pour le fœtus », mettent en garde les experts du CSS.
Or, les risques d’exposition prolongée aux ultrasons peuvent avoir des effets néfastes, tout particulièrement sur le cerveau et l’œil du fœtus, surtout au premier trimestre. Étant donné qu’il subsiste une certaine incertitude sur les effets à long terme et pour des expositions répétées et que la technologie est en constante évolution, il est recommandé de limiter l’échographie prénatale à l’examen médical du gynécologue.

Stéphanie Grofils

De plus en plus de césariennes

Le taux de césariennes ne cesse d’augmenter dans tous les pays développés : il est de 22 % et grimpe même à 25 % pour les femmes de plus de 35 ans. Pour les Mutualités Libres, il doit être possible d’arriver rapidement à un taux inférieur à 20 %, plus proche des recommandations internationales.

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