Vie de parent

Formation et métier : l’avenir,
c’est déjà aujourd’hui

Quelle filière aura de gros besoins d’ici à 2018 ? Quelles sont les qualifications que les entreprises recherchent pour demain ? Le Forem a sondé les professionnels et réalisé une étude fort intéressante sur les métiers d’avenir.

Formation et métier : l’avenir, c’est déjà aujourd’hui

On le sait, le monde professionnel est en perpétuelle mutation : des métiers disparaissent ou évoluent profondément, d’autres se créent. Face à cela, comment proposer une offre de formation pertinente aux jeunes et aux demandeurs d’emplois ? C’est à cette question que le Forem a voulu répondre en réalisant une vaste étude prospective. 350 spécialistes de 26 secteurs économiques ont ainsi été interrogés sur les besoins des entreprises en matière de compétences et de formations.
Avec l’étude du service Analyse du marché de l’emploi et de la formation, le Forem se dote d’un outil plus qu’intéressant. Plus question alors de former pour former, l’enjeu est d’adapter l’offre de formation et la faire coller le plus possible aux besoins réels du marché. Pour aller encore plus loin, le Forem remettra son analyse aux politiques et aux recteurs des universités wallonnes, histoire que les organismes de formation par le travail et les universités se penchent elles aussi sur l’adéquation de leurs formations aux besoins des entreprises.

Toujours plus de qualifications

Ces besoins, l’étude en dévoile quelques caractéristiques. La première est que les métiers d’avenir ne laissent guère de places aux travailleurs peu ou pas qualifiés, un vrai problème pour la Wallonie qui compte près de 50 % de chômeurs dans ce cas. La deuxième est que les entreprises cherchent de plus en plus de salariés à la fois spécialisés et aux compétences transversales. Eh oui, la chasse au mouton à cinq pattes est plus que jamais d’actualité !
Autre aspect développé par l’étude, les métiers d’avenir sont autant des métiers qui existent déjà et qui rencontrent une demande croissante que des métiers qui évoluent ou encore des métiers totalement nouveaux. L’explication à cela est relativement simple, puisqu’elle tient en quatre points :

  • l’adaptation aux nouvelles technologies,
  • des facteurs économiques fluctuants,
  • des réglementations et législations qui évoluent,
  • des changements de mode de vie.   
     

Reste maintenant aux demandeurs d’emploi et aux jeunes encore dans le secondaire ou à l’université à saisir la perche tendue. Mais il reste deux conditions sur lesquelles ils ont peu de pouvoir : une reprise économique qui incite à l’embauche et la mise en place rapide de formations qualifiantes axées sur les métiers en demande.

Romain Brindeau - 12/09/2013

Ce que les entreprises vont rechercher

Métiers « nouveaux »

  • Énergie : nettoyeur de panneaux solaires, électricien de maintenance des systèmes photovoltaïques…
  • Action sociale : chauffeur à tarif social, animateur spécialisé…
  • Chimie et pharmacie : pharmaco-économiste, biostatisticien, technicien de production en culture cellulaire…
  • Construction : poseur d’isolant, courtier en travaux, entrepreneur en rénovation énergétique…

Métiers dont les contenus évoluent

  • Industrie aéronautique et spatiale : technicien en système d’usinage, responsable logistique…
  • Information et communication: web développeur, ergonome, e-marketeur...
  • Industries alimentaires : responsable export, conducteur de ligne, responsable qualité…
  • Automobile : mécanicien de véhicules particuliers, technicien MDA…

Métiers avec potentiel de croissance de l'emploi 

  • Services TIC : expert en sécurité, développeur informatique…
  • Services aux particuliers et aux entreprises : conseiller en emploi et en insertion professionnelle, consultant en outplacement…
  • Education et formation : instituteurs maternel et primaire, formateur, enseignant de pratiques professionnelles…
  • Finance, banques et assurances : conseiller (clientèle ou patrimoine), actuaire, « Risk Manager », fiscaliste avec une spécialisation juridique…
  • Santé : médiateur hospitalier, agent de liaison, coordinateur parcours patient…
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Après la rhéto : travail ou études ?

Ouf, il a terminé sa rétho. Mais quid de la rentrée en septembre ? Les conversations vont bon train au sein de certaines familles. Si pour certains jeunes, les études supérieures sont la suite logique d’un déjà long parcours, d’autres s’interrogent, souhaitent se mettre tout de suite au boulot. Ou entamer une formation professionnelle. Rencontre avec Marc, Hubert et Antonine.

 

Le choix d’une option, déjà une carrière

Il y a ceux qui veulent tout arrêter, ceux qui ne savent pas du tout ce qu’ils vont faire plus tard, ceux encore qui se tâtent entre un type d’études et un autre, puis ceux qui veulent travailler tout de suite, ou se former à une profession dès le secondaire, comme l’évoque notre dossier consacré à l’orientation. Alors que les uns tracent leur voie, d’autres ont fait carrière après une filière professionnelle ou sans avoir obtenu le diplôme de secondaire. Portraits.

 

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