Vie de parent

Garde des enfants : pas d'ajustement
sans un commun accord

Les familles séparées doivent toujours suivre leur modèle de garde alternée. Néanmoins, avec le confinement contre le covid-19, des ajustements sont possibles... mais, attention, d'un commun accord.

Garde des enfants : pas d'ajustement sans un commun accord

 

« Nous ne voulons pas priver un parent de son enfant ou un enfant d’un de ses parents », a déclaré mardi soir la Première ministre Sophie Wilmès. Elle répondait aux questions des journalistes après son allocution sur les mesures renforcées pour empêcher la propagation du covid-19. Autrement dit, les déplacements pour les gardes alternées sont autorisés.

« Les modalités d'hébergement doivent être respectés par tous les parents, ajoute Jennifer Sevrin, chargée d'études à la Ligue des familles. La loi ne prévoit aucune exception en cas de crise sanitaire et nous vous conseillons de respecter le jugement ou l'accord de médiation » .S'il n'est pas respecté, l'autre parent pourrait en effet porter plainte.

On se met d'accord par écrit

Mais ce n'est pas pour autant que des ajustements ne peuvent pas être opérés en cette période si particulière. À une condition : que les deux parents soient O.K. « Vous pouvez vous mettre d'accord avec votre ex-conjoint·e pour modifier les modalités de la garde des enfants pour s'adapter à la situation de chacun », précise Jennifer Sevrin.

Par exemple, si l'un des deux parents doit tout de même aller travailler et que l'autre est au chômage technique, ça vaut peut-être la peine de s'ajuster. Idem si l'un des deux parents est malade. «  Il n'y aura aucune conséquence 'juridique' si vous parvenez à un accord commun », explique la chargée d'études de la Ligue des familles. Cet accord, nous vous conseillons de le mettre par écrit pour éviter tout malentendu.

«  Les autorités ont appelé tous les citoyens à faire preuve de bon sens, ajoute la Ligue des familles. En cas de symptômes ou de maladies avérées, il faut bien sûr respecter la mise en quarantaine et nous espérons que tous les parents le feront dans l'intérêt de leur enfant et modifieront les périodes de garde en fonction. »

À chacun donc de s'ajuster et de voir s'il est nécessaire de changer les habitudes, mais toujours (en chœur, s'il vous plaît)... d'un commun accord!

Et si cet accord est impossible à trouver à l'amiable, tournez-vous vers un ou un•e avocat•e ou un médiateur familial pour vous conseiller. 

Marie-Laure Mathot