Vie de parent

Humeur | Quand un papa enthousiaste métamorphose une journée qui débutait en mode grisaille

Comme une envie de vous partager ceci. Une humeur du jour inspirée matinalement par un papa et ses deux marmots. L'optimisme est au coin de la rue.

Humeur | Quand un papa enthousiaste métamorphose  une journée qui débutait en mode grisaille

C’est une journée toute grise avec un plafond bas qui chiale à tout va. Les masques dans la rue sont là pour rappeler qu’un virus circule en mode menace et mesures sanitaires. Pour couronner le tout, les transports en commun sont perturbés pour une cause qui reste à déterminer. Ah oui, cerise sur le paletot, le parapluie a été oublié à la maison dans le hall d’entrée. Vous l’imaginez rire comme autant de baleines qui le composent, raillant votre mémoire défaillante. Et ce n’est que le matin…

Là, abrité sous un balcon, devant un feu qui est forcément rouge pour les piétons. Une question existentielle : « Qu’est ce qui pourrait disperser cette sombre concentration nébuleuse, propre à la désespérance la plus humide. » C’est là que, tel un trio providentiel, débarquent un papa avec ses deux marmots. Un fils et une fille. Tous les trois sont à pieds, protégés par des parapluies qui semblent prendre soins des petits comme des bouclier anti-missile coloré. Il chante ce trio, presqu’à l’unisson, avec une bonne humeur qui désintègre les contrariétés les plus tenaces.

Ils se jouent des gouttes. Leurs mots sonnent comme du cristal.

« Je trouve ça plutôt cool comme début de journée ». C’est l’aîné qui vient de s’exprimer. C’est beau à voir et à entendre. Le papa entraîne sa marmaille dans une espèce de coup de vent joyeux, le feu rouge en devient vert. «C’est rien à côté de la promenade de 8 kilomètres de weekend dernier. Hein papa ? » La petite famille semble voler au-dessus des pavés mouillés. Ils se jouent des gouttes. Leurs mots sonnent comme du cristal.

Ces trois-là vous font partager leur soleil sur quelques mètres. Ils deviennent réponses vivantes à votre question existentielle par leur façon d’être, de contourner l’adversité. Je pense à Roberto Benigni incarnant ce père, dans « La vie est belle », transformant l’Holocauste en jeu pour sauver son fils.

Voilà une petite leçon de vie quotidienne donnée par un papa qui lit peut-être ces lignes et se reconnaitra sans doute dans cette anecdote. Car oui, cette histoire est inspirée d’un fait réel. Fruit d’une parentalité qui vous fait voir le monde d’une autre façon, de celle qui galvanise la marmaille et érige l’optimisme en façon de vivre, en bonnes ondes contagieuses.

 

T.D.