Vie de parent

Il a 7 ans et lit « vache »
au lieu de « fâche »…

Avant 7 ans, un petit peut confondre des lettres et des sons (b-d, v-f, ou-on…), inverser des lettres sans que cela soit inquiétant.  Après 7 ans, par contre, ces confusions deviennent un indice de dyslexie. Ce trouble de l’apprentissage n’a aucun lien avec l’intelligence et concerne 5 à 10 % de la population. Elle ne se guérit pas, mais on peut apprendre à vivre avec elle.

Il a 7 ans et lit « vache » au lieu de « fâche »…

Que faire ?

Un bilan logopédique. Première démarche : un rendez-vous chez un logopède ou chez un neuropédiatre. Vous pouvez aussi contacter un centre PMS (celui dont dépend l’école de votre enfant ou un autre) qui ne posera pas le diagnostic mais vous pistera vers des examens. Lors des examens spécialisés, la vue et l’audition seront testées, un examen neurologique vérifiera l’absence de désordres neurologiques et un logopède réalisera un bilan du langage oral et écrit. Quand c’est possible, il est intéressant de pouvoir effectuer tous ces examens dans un centre hospitalier regroupant différents spécialistes.

Le choix d’un logopède.  Attention : pour avoir droit à un remboursement de votre mutuelle pour ce traitement, il faut obligatoirement une prescription du médecin (ORL, neuropédiatre) et un bilan réalisé par un logopède conventionné. Ces documents sont à envoyer au médecin-conseil de votre mutuelle qui donnera l’accord pour un an, renouvelable une fois.
En réalité, les patients dyslexiques ont besoin d’une rééducation pendant nettement plus longtemps ! Après les deux années de traitement, interrogez votre mutuelle : dans le cadre d’une assurance complémentaire, en fonction de certaines conditions à respecter, elle pourrait encore intervenir…

Une rééducation logopédique. Elle peut avoir lieu hors de l’école, à l’école primaire (si un logopède indépendant y travaille) ou dans le cadre de l’enseignement spécialisé (lorsque les troubles de l’apprentissage sont multiples et fort importants).
Dès que vous serez en possession d’un diagnostic, communiquez-le à l’enseignant en charge de votre enfant. Il pourra alors mettre en place certaines aides spécifiques pour lui - et sans doute pour un ou deux autres élèves, les dyslexiques étant généralement plus d’un par classe - comme le recours à des textes dactylographiés, à des interlignes plus importants ou encore à des mots-clefs mis en évidence et des temps de lecture plus longs…

Thérèse Jeunejean

Sur le même sujet

Difficultés scolaires : il y a toujours une bonne raison…

… et ces raisons prennent diverses formes, qui peuvent aller du trouble de l’apprentissage à la séparation des parents en passant par la maladie longue durée ou tout autre coup dur dans la famille. Passage en revue de ce qui peut troubler l’année scolaire de votre petit ou plus grand.

 

La dyslexie, un problème de vitesse

La dyslexie serait due à une mauvaise connectivité entre deux régions du cerveau. Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Et quels changements cela impliquera-t-il lors du prochain rendez-vous chez le logopède ? On fait le point.

 

Aïe, mon enfant zézaie

Il veut « zouer à casse-casse », aime « santer des sanssons » et voudrait un « sien ou un sat ». Le tout avec ce petit défaut de prononciation que certains trouvent craquant et d’autres inquiétant. Quand et comment réagir en tant que parent ?

 

Faut-il s’inquiéter du « sseveu » sur la langue ?

3 ans et demi, l’âge où les mots pétaradent et où la langue fait des nœuds en plein milieu d’une histoire. Le petit chat devient un petit « ssat », la fleur se transforme en « fieur » et le tram vous crève le tympan avec son c comme « cram ». Face à tant de saccages, les parents s’interrogent. Faut-il courir chez un·e logopède pour corriger les défauts de prononciation de l’enfant ou les choses vont-elles s’arranger d’elles-mêmes ? Le Ligueur a rencontré Irène Vacca, logopède à la clinique Léon Neuens à Châtelet.