Vie de parent

Il (elle) a entre 6 mois et 6 ans : comment l’aider à grandir

Il y a vos questions très quotidiennes : comment arrêter ses pleurs ? Par quel légume commencer ? Il refuse de marcher… Autant de préoccupations qui jalonnent le parcours du tout-petit. Il y aussi des points d’inquiétude amplifiés aujourd’hui par le battage médiatique : peut-on encore éviter à ce même petit une assiette suspecte, un air pollué, le protéger des écrans et du stress ? Bref, comment l’aider à ne pas grandir de travers ? Réponses dans ce dossier.

Il (elle) a entre 6 mois et 6 ans : comment l’aider à grandir

Le stress qui fait mal

On l’appelait le mal du siècle. C’était au siècle passé. Aujourd’hui, le stress continue à rythmer notre vie. Pas le bon stress qui nourrit notre moteur, mais celui qui nous consume et consume dans la foulée nos plus petits. Tels des éponges, ils absorbent nos tensions, sentent notre anxiété et, à leur tour, les expriment. Comment ? Peut-on en détecter les signes ?
Chaque enfant manifeste le stress de manière particulière. Certains deviennent apathiques, d’autres au contraire sont surexcités. D’autres encore s’opposent à tout, tout le temps ou traversent les nuits, agités. Il y a aussi des petits qui sont tellement tendus qu’ils en perdent l’appétit ou qui se replient sur eux-mêmes, tournent le dos aux copains.
Tout changement de comportement peut être un signe de stress. Mais attention à ne pas confondre les nouvelles manies liées à l’âge - la peur de l’autre vers 8 mois, la phase du non à 2 ans, les colères rouges à 3 ans… qui ne sont que des marqueurs d’une nouvelle étape dans le développement psychique de l’enfant. Si passer ses premières journées en crèche, rentrer à l’école maternelle, déménager, hériter d’un nouveau petit frère ou d’une nouvelle petite sœur, se retrouver au cœur d’une dispute entre maman et papa ou, pire, une séparation sont des événements qui souvent génèrent chez les petits de l’anxiété, il y a aussi le stress des adultes, celui pour lequel l’enfant n’a rien à voir mais qui le contamine malgré tout. Ce stress fait de petites choses - un embouteillage, la file à la caisse du supermarché, la soupe qui a brûlé, etc. - que l’on pourrait très bien apprendre à ignorer. Comment dépasser ces petits tracas qui empoisonnent la vie de tout le monde ? Les pages qui suivent vos proposent des pistes.

Trêve de confiseries

S’il n’y avait que les bonbons et autres sucreries à apprendre à éviter, passe encore. Mais, aujourd’hui, le danger pour la santé bien au-delà de la petite carie se retrouve au cœur de notre assiette et partout autour de nous. Pesticides, perturbateurs endocriniens… Même l’étiquette bio ne rassure pas toujours. Et si derrière, il y avait une arnaque ? Car tout fait farine au moulin et tant pis si même les plus jeunes en pâtissent.
Pourtant, les collectivités (crèches, écoles, etc.) proposent des petits plats qui ont pour la plupart beaucoup évolué. Le cahier des charges est sévère et même les grands noms des cantines industrielles comme Sodexo ont diminué les quantités de viande et sélectionné des légumes et des fruits de plus en plus souvent de culture biologique.
Mais la méfiance règne, et des parents vont parfois jusqu’à adhérer à des courants de pensée qui sombrent dans l’irrationnel avec le risque de malnutrition pour leurs enfants. Là aussi, c’est le bon sens qui peut nous aider à choisir notre route. Et le Ligueur vous y invite dans ce dossier.

Un (é)cran plus loin

Troisième grande source d’angoisse : les écrans contre lesquels nous ne gagnerons plus. Ils sont là : reste maintenant à les gérer pour les enfants et pour soi aussi. Car, rappelons-le, les enfants grandissent par mimétisme aussi. Si papa ou maman est collé·e à l’ordinateur, difficile de dire au gosse de lâcher le sien.
L’écran, c’est la Reine des neiges, Superman, c’est se rêver princesse ou superhéros, c’est se raconter des histoires. L’essentiel, c’est de choisir le moment où l’on y met le nez (pas deux heures avant de se coucher, le week-end et pas la semaine, à distance et pas à 5 cm de l’écran) et surtout de garder tout près des livres qui prennent le relais des écrans pour mener nos enfants encore plus loin dans la découverte du monde. Non, l’écran n’exclut en rien les livres et nos futurs internautes sont toujours friands d’histoires à raconter au moment du coucher. Profitez-en.

Myriam Katz