Vie de parent

J'ai congé et je pars

Voyager loin avec ses enfants n’est pas un problème. À condition de régler d’emblée les questions que vous posent ceux qui n’ont jamais essayé. Des plus grands aux plus petits, passage en revue des possibilités.

J'ai congé et je pars

Avec les plus de 12 ans

Souvent, ils participent aux recherches, aux décisions et aux préparatifs, sauf peut-être l’épisode de la valise qui est plus laborieux.
Les préados aiment se démarquer. Donc, si le all-in est l’option retenue, il faut le choisir avec des formules où ils peuvent multiplier les expériences (les Active Club et Experience de Thomas Cook ou les Discovery Point de Jetair) et profiter d’une certaine autonomie. Les vacances sont l’occasion de lâcher un peu de lest en négociant au passage un repas et une activité en famille par jour.
Pour les grands ados, les presque jeunes adultes, même le camping et le sac à dos ne paraissent plus ringards depuis qu’on peut loger sous une yourte, dans un arbre ou dans un hamac sur la plage. En fait, c’est l’âge où on aime être surpris, où l’on (re)découvre ses parents sous un autre angle - « Tiens papa peut encore nager jusque la bouée, et maman accepte de faire du rafting » - et où on aime déjà par définition ce qu’on ne connaît pas encore. En tous cas, côté préparatifs, on joue sur du velours. Ils se préoccupent eux-mêmes de leur armada technologique et ont assez avec un bermuda qui fera tout le séjour, un maillot et quelques T-shirts dont le préféré pour frimer.

Avec les 6 à 12 ans

Moins revendicatifs, plus ouverts, moins exigeants, ils balisent plus large lorsqu’on les inclut dans le processus de décision. Plage ou ville, nature ou culture, ils sont curieux, endurants, sociables.
Dès 5-6 ans, ils participent à tout, supportent les longs trajets, s’occupent bien de leur petit sac avec leurs affaires personnelles et comprennent le concept des vacances qu’on leur propose pourvu qu’on leur explique. Les palais, les tortues, la jungle, la mer, les musées, des ethnies inconnues : ils s’intéressent à tout !
Ce sont aussi les meilleurs marcheurs de la famille lors des randos. Ils s’éclatent dans les clubs de vacances où tout est organisé pour eux, mais aussi dans la petite location, le camping ou les circuits s’ils ont accès à quelques loisirs (une plage, un bois, une montagne) et qu’ils peuvent dépenser leur énergie et rencontrer d’autres jeunes.

Avec les 2 ans à 5 ans

Voyager avec des petits, c’est une autre paire de manches. Nombreux sont les parents qui se retranchent derrière le très jeune âge de leur progéniture pour mettre de côté leur passion du voyage. Or, théoriquement, on peut partir avec un enfant de n’importe quel âge, y compris un bébé. Les récits glanés sur les forums font état d’expériences formidables. Mais il est clair que ce sont les plus petits qui déterminent le type et le rythme du voyage.
Avant 2 ans, c’est l’âge critique. Peu autonomes, pas encore à l’aise sur leurs pattes et devant leur assiette, pas encore propres, plus assez petits pour rester trop longtemps dans une poussette ou dans un porte-bébé, pas assez grands pour profiter des découvertes. Les rodés suggèrent d’emporter quelques repères matériels, en plus de la famille qui est leur principale source de sécurité : le doudou, le drap, le nounours, même la petite tente qu’on n’hésitera pas à mettre dans la chambre inconnue.
Si on respecte certains horaires, qu’on prend un peu plus de matériel que pour les autres et qu’on garde à l’esprit qu’il n’a pas les mêmes capacités et la même énergie que les plus grands, rien n’est impossible.
Entre 2 et 5 ans, ils sont plutôt faciles, aiment explorer, sont déjà indépendants pour les repas et les promenades et peuvent passer des heures à s’intéresser à un ver de terre. Le all in leur convient également mais, si on veut éviter l’aspect garderie car ils sont moins participatifs que leurs aînés, une location près d’une plage (leur terrain de jeux favori), d’où on peut organiser chaque jour des déplacements, est à privilégier. Si on tient compte du décalage horaire et du temps d’adaptation nécessaire (plus loin on part, plus longtemps il vaut mieux rester), on peut même observer chez eux un « avant » et un « après » voyage. Et pas seulement s’ils ont appris à nager.

Avec les tout-petits

Finalement, alors qu’ils sont les plus faciles parce qu’ils dorment beaucoup et n’importe où, ce sont les bébés qui restent le point le plus sensible. Si on veut ne pas reproduire les journées épuisantes à la maison dans une location, alors l’hôtel ou la formule club sont les choix les plus confortables (les petits sont accueillis gratuitement dans de nombreuses autres structures). Cela signifie beaucoup moins de matériel à transporter, des moments de répit pour la tranche d’âge qui demande le plus d’attention - quand on commence à ramper et à tout mettre en bouche - et la possibilité de contenter tout le monde.
Bien sûr, cet engouement pour l’aventure en terre inconnue doit être pondéré par les conseils de base. Outre la pharmacie qui, elle, servira à tout le monde et dont vous pouvez vous procurer la composition chez votre médecin ou chez votre pharmacien, vous pouvez trouver les conseils pratiques pour les bagages, les trajets, les précautions en matière de santé (vaccins et soins), les assurances indispensables, les réflexes en cas de problèmes et les différents types de vacances (mer, montagne, campagne, forêts, villes, actives, ludiques, culturelles, farnientes, proches ou lointaines) sur leligueur.be
Bon voyage !

Béatrice Demol

EN SAVOIR +

Que faire et ne pas faire avec un tout-petit

  • Ne pas lui faire prendre l’avion avant l’âge de 3 semaines
  • Ne pas l’exposer au soleil
  • L’hydrater de manière permanente
  • Éviter les destinations à haute pandémie de maladies,
  • Ne pas l’emmener au-delà de 1 200 m en montagne
  • Dresser la liste de ce que vous ne trouverez pas sur place et qu’il vous faut impérativement emporter.

 

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