Vie de parent

J'ai congé et les enfants aussi

Qu’il vente ou qu’il pleuve, il faut sortir les enfants. L’actualité nous en donne l’occasion en 2014, déclarée année du tourisme de la mémoire. Deux commémorations pas vraiment rigolotes certes, mais intéressantes en termes de transmission de notre Histoire avec un grand H et, qui sait, peut-être aussi de l’histoire familiale. Vous vouliez vous remonter le moral ? D’autres activités vous sont proposées, avec notamment de la convivialité à la clé. Voilà déjà que certains se sentent mieux… À vos choix !

J'ai congé et les enfants aussi

DU CULTUREL

La Grande Guerre : le centenaire

Officiellement, les commémorations débuteront chez nous le 4 août prochain, date anniversaire de la première invasion de la Belgique par les Allemands. Un site officiel avec tous les événements : www.be14-18.be/fr
Avant l’arrivée massive de touristes étrangers annoncée pour cet été, pourquoi ne pas profiter des congés de carnaval - et de ceux de Pâques, dans la foulée -, pour déjà visiter ces lieux avec vos enfants, que ce soit chez nous ou dans le nord de la France ?
Un événement trop sérieux, trop tragique ou trop lointain dans le temps pour être abordé en famille, pensez-vous peut-être ? Oui, mais combien instructif si vous accompagnez l’enfant de vos commentaires. Un conseil pour rendre ces événements du passé plus proches de vos jeunes : faites le lien, si c’est possible, avec votre histoire familiale et celui d’un aïeul concerné par la Grande Guerre…

Des expos

14-18, c’est notre histoire, à Bruxelles (Musée royal de l’armée) dès le 26 février et jusqu’en février 2015. Une expo grand public et interactive, avec des objets, des décors, des films, des témoignages… De quoi mieux comprendre les enjeux de cette guerre, mais aussi le quotidien des soldats et des populations à l’époque. Dès 8 ans. Info : www.expo14-18.be
Retrouvez le calendrier des autres expos (notamment à Stavelot, Arlon, Ath, Mons, Loncin, Louvain, Gand) liés à 14-18 dans nos bons plans.

Des visites sur les lieux de mémoire

Le dossier de l’Actu jeunes nous le rappelle : le Front ouest et ses fameuses tranchées traversaient la Belgique et le nord de la France. Des lieux qui, 100 ans plus tard, sont toujours chargés d’histoire… et qui se visitent !

En Belgique…

● Ypres : le Musée In Flanders Fieldsretrace l’histoire du conflit, mais aussi celle de cette ville à deux pas des tranchées, qui fut incendiée, bombardée et presque entièrement détruite durant la guerre. Avec une foule d’objets, de documents, de témoignages... Du haut du beffroi, on peut jeter un coup d’œil sur les lieux qui, jadis, n’étaient que champs de bataille. Dès 8 ans.

● Ploegsteert (Comines-Warneton) : le centre d’interprétation de la Première Guerre mondiale permet d’en savoir davantage sur la guerre de position dans les tranchées ainsi que le quotidien des soldats. Une visite à combiner avec une balade dans les environs à la recherche des nombreuses traces du conflit, encore bien visibles aujourd’hui. Dès 8 ans.

● Mons : avant le lancement officiel des commémorations cet été (le 23 août, date de la bataille entre les armées britanniques et allemandes), deux propositions :

… et en France

● Péronne (à environ 1 heure de Mons) : on a retenu pour vous l’Historial de la Grande Guerre, particulièrement adapté à une visite avec les enfants (carnets, animation et matériel pédagogique.). Avec, depuis le musée, Le circuit du souvenir, qui permet de découvrir les champs de bataille de la Somme. Dès 4 ans.

● Visite avec MP3 : un principe génial pour vos ados qui traîneraient (un peu) les pieds, le téléchargement gratuit via le site web Zevisit des fichiers MP3 de lieux de mémoire liés à 14-18. Avec, chaque fois, des cartes et des bons plans pour loger dans les environs.

● Un autre site web encore : débordant d’adresses, d’infos, de documents historiques… sur les lieux de mémoire liés à 14-18 en France et partout dans le monde.
De quoi s’en aller explorer le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Champagne-Ardenne, la Lorraine et l’Alsace, les cinq régions de France les plus proches de chez nous. Et pour trouver un hébergement dans ces régions, surfez sur www.gites-de-france.com

Immigration en Belgique : 50 ans de présence marocaine et turque

Autre anniversaire. Il y a 50 ans, la Belgique signait des conventions bilatérales avec le Maroc et la Turquie. Plusieurs expos et lieux pour comprendre et revisiter l’histoire de l’immigration chez nous. Repères historiques pour ceux qui voudraient s’y retrouver par rapport à ces différents accords autour du « recrutement de main-d’œuvre » : les conventions avec l’Italie (1946), l’Espagne (56), la Grèce (57) ont précédé celles de la Turquie et du Maroc ; celles avec la Tunisie (69) les ont suivies.

NASS Belgica : une expo qui met en lumière les apports de l’immigration marocaine en abordant les liens entre nos deux pays tout en luttant contre les préjugés. À voir jusqu’au 27 avril au Botanique (Bruxelles). Dès 10 ans.

La cantine des Italiens : ce lieu à La Louvière est un des derniers témoins de l’immigration italienne à partir de 1946. Dès 8 ans.

L’expo Papa-Pirate : au Bois du Cazier (Marcinelle), cette expo retrace le parcours des immigrés qui ont quitté leur pays pour venir travailler dans nos mines. À voir jusqu’au 20 avril. L’occasion aussi de visiter le site de cet ancien charbonnage. Dès 5 ans.

Red Star Line Museum : cet espace situé à Anvers se penche sur un autre pan de notre histoire. En effet, on oublie souvent que si la Belgique est une terre d’immigration, de nombreux Belges ont aussi quitté notre pays pour émigrer. Dès 8 ans.

DE L'INSOLITE

Vous avez fait le tour des locations le long de la digue à la mer du Nord ? Vous vous lassez des gîtes au beau milieu des forêts d’Ardennes ? Pourquoi ne pas embarquer vos gamins dans un séjour qui sort un peu de l’ordinaire. C’est possible, même chez nous ou (juste) de l’autre côté de la frontière.

Vos petits aiment les animaux (dès 2 ans)

● à la ferme : les gîtes dans une exploitation en activité, c’est idéal pour découvrir les animaux, être proche de la nature et du métier d’agriculteur. Le tout dans des lieux adaptés aux plus jeunes.

● Drôles de nounours : dormir et côtoyer, en toute sécurité, des bêtes sauvages : c’est possible, même dans nos contrées. Le Domaine de Han-sur-Lesse propose une nuitée dans sa cabane de trappeur à proximité de ses deux ours bruns. De quoi les observer sous toutes les coutures au petit matin.

● Ambiance Far West : à la Ferme des Bisons (Recogne) qui loue des gîtes au cœur même de son exploitation.

● Au cœur même du parc : au Cerza Safari Lodge (Normandie), pas besoin de se laisser enfermer pour observer les cerfs, rhinocéros et autres pélicans à la tombée de la nuit. Il est possible de dormir dans une yourte ou un lodge, et même de passer la nuit dans un Zoobservatoire.

Vos enfants ont une âme d’aventurier (dès 6 ans)

Cabane dans les arbres, mais aussi yourte, roulotte, tipi, tente suspendue : on ne compte plus les logements insolites accessibles aux familles. Émerveillement et dépaysement garantis avec, en prime, la vie en plein air et la découverte d’un autre type de logement et de mode de vie qui va avec. L’offre est encore sporadique en Belgique (quelques locations via www.ardennes-etape.be) mais se fédère davantage en France, notamment via ces trois sites : www.cabanes-de-france.com ; www.yourteandbreakfast.com et www.sejours-verts.fr

Vos marmots rêvent d’une maison sur le dos (dès 8 ans)

Séjour sur une péniche, en roulotte itinérante ou encore avec des ânes : on voulait aussi vous conseiller pareil type de séjour qui permet de visiter du pays autrement, tout en découvrant la vie nomade. Renseignements pris, en hiver et au début du printemps, il fait évidemment trop frisquet pour ce type d’aventure. Mais pourquoi ne pas déjà rêver à pareille formule pour les vacances d’été ? Pour les roulottes, en France surtout, les sites de particuliers foisonnent sur le web. Et pour les péniches, un grand classique : celles à louer sur le Canal du Midi.

Vos ados sont sportifs (dès 12 ans)

Pourquoi ne pas emmener vos ados en balade, non pas l’espace d’une après-midi, mais plusieurs jours, en itinérance, avec sac sur le dos (pensez à l’alléger au maximum), en faisant étape deux ou trois nuits dans un gîte. Pas besoin d’aller au bout du monde : la Wallonie regorge de sentiers de randonnées remarquables. Des idées, pour préparer son itinéraire : www.grsentiers.org
Et pour le logement : pensez aux auberges de jeunesse, qui ont bien évolué ces derniers temps, notamment en proposant des chambres familles. Une idée : celles de Bouillon et de Malmedy sont situées au beau milieu des sentiers de randonnées.
Toujours pour les sportifs, si la neige vient à tomber, l’auberge de jeunesse de Malmedy est proche des pistes de ski de fond. Un site web en cas d’ouverture de pistes : www.catpw.be

C'EST MIEUX ENSEMBLE

Et si vous la tentiez enfin, cette expérience ? Se grouper avec des amis et leurs marmots pour partager, ensemble, une semaine de vacances. On entend déjà vos enfants faire des bonds de joie. Et votre portefeuille pousser un ouf de soulagement.
Check-list de ce à quoi vous devez penser avant de partir et, une fois sur place, pour que ce séjour se déroule le mieux possible.

Logement : faites le bon choix

Une fois dénichée la location suffisamment spacieuse pour accueillir plusieurs familles, vérifiez :

Le nombre de chambres dont vous avez besoin. Une question fondamentale : allez-vous (ou non) regrouper vos marmots pour la nuit et leur permettre de dormir tous ensemble ? Une situation difficile à gérer pour les moins de 3 ans, mais drôlement sympa pour les plus grands. Quitte à devoir (un peu) jouer les gendarmes le soir.

Le matériel présent sur place. Les gîtes sont, selon les prix, plus ou moins confortables et équipés pour accueillir les (jeunes) enfants. Avantageux en partant à plusieurs : on peut se permettre de n’emporter qu’un seul chauffe-biberon ou baby-phone. Idem pour la barrière de sécurité pour l’escalier, la baignoire pliable... Conséquence de cet allègement des bagages : certains (les enfants et les adultes qui ont une carte famille nombreuse) peuvent éventuellement faire le trajet en train, ce qui réduit aussi le coût du séjour. Rappel : les moins de 12 ans voyagent gratuitement (max. 4 enfants par adulte).

Le jardin, incontournable avec des enfants, même en hiver. Et cette question, surtout si vous avez une ribambelle de moins de 6 ans : est-il clôturé ? Aborder ensemble cette première question autour de la sécurité permet déjà de réaliser que, même si vous avez des enfants du même âge, vous avez tous des sensibilités, des peurs et des besoins différents.

La question de la promiscuité. Un ou plusieurs logements ? Une alternative : opter pour un logement (gîte ou appartement) par famille à proximité l’un de l’autre. Et décidez de prendre les repas en commun dans l’un des logements, ce qui est déjà en soi un bon plan pour le portefeuille.

Comptes : gare au casse-tête

Dès la réservation et le versement de l’acompte se pose la question de la répartition des frais. Plusieurs possibilités :

Répartir les frais de manière égale par famille. Et ce, aussi bien pour la location que pour la nourriture et les éventuelles dépenses durant le séjour. La solution la plus simple, pour autant que les familles soient (relativement) homogènes : même nombre d’adultes et d’enfants du même âge.

Répartir les frais par personne : à vous dans ce cas d’établir la clé de répartition qui vous semble la plus juste. On vous en propose une : les adultes et les ados (qui mangent autant que nous) comptent pour une unité, les 3 à 12 ans pour une demi-unité et les bébés ne comptent pas.

Confiez les comptes à une même personne. Dans un groupe, il y en a toujours une personne qui a un penchant pour les chiffres. Avec sous la main, l’ordinateur et son programme informatique. Idée aussi, durant le séjour : constituer une cagnotte à gérer par la suite. Pratique notamment lorsque le premier levé - un ado, on peut rêver - va chercher le pain.

Et pourquoi pas se la jouer solidaire ? L’occasion est belle d’inviter un copain, une copine monoparental(e) et ses mômes à vous rejoindre, en lui faisant cadeau du budget logement.

L’organisation sur place

Pour les enfants, la perspective de passer quelques jours avec les copains est déjà une fête en soi. Par contre, pour les parents, c’est moins évident : alors qu’elle ravit certains, la vie en groupe et l’organisation, mais aussi la souplesse et la patience qu’elle exige, peuvent en effrayer d’autres. Sur place, plusieurs formules sont donc envisageables, l’une n’empêchant pas l’autre…

Chacun de son côté : la formule « en famille la journée » avant de se retrouver le soir est la plus facile à organiser. Exit les interminables discussions pour savoir si on va ensemble à la plaine de jeux ou marcher dans les bois. Mais bonjour les frustrations pour les enfants, au moment des départs, lorsqu’ils devront se séparer de leurs copains.

On fait tout ensemble : avec cette formule, les discussions peuvent être interminables en ce qui concerne le planning du jour. Difficile souvent de tenir compte des envies et des besoins de chacun, adultes comme enfants. Un casse-tête d’autant plus grand si vous avez (encore) des petits qui font des siestes. Autre difficulté, qui mettra la patience de certains à mal : un groupe (encore plus avec des enfants), c’est (très) lent au démarrage. À savoir donc, côté horaire.
Avantage, par contre, côté budget : à plusieurs familles, on obtient vite le prix de groupe dans les parcs d’attractions et autres musées. Attention : dans certains cas, la demande doit être faite quelques jours à l’avance.

On mixe les formules : cela consiste à scinder le groupe selon les âges. Voilà qui permet aux plus jeunes de rester à la maison pour jouer entre eux pendant que les plus grands vont faire une (grande) balade. Une formule à la carte, pratique aussi pour les parents : pourquoi ne pas s’occuper un jour de tous les enfants, avant de passer la journée du lendemain plus au calme, en confiant vos marmots aux autres adultes du groupe. Valable aussi le soir, évidemment.

Fixer des règles

Détail qui n’a l’air de rien pour quiconque n’a jamais tenté pareille expérience, mais qui vaut la peine d’être mis sur le tapis avant le départ : quid de la discipline et des règles de vie propres à chaque famille ? Exemple : sauter sur le divan, c’est permis chez certains et interdit chez d’autres. Idem pour la télé avant d’aller dormir. Ou le fait de se servir tout seul dans le frigo. Et que fait-on durant le séjour en commun ?

Des règles selon les âges : difficile pour des enfants qui passent quelques jours ensemble de devoir intégrer des règles à géométrie variable. Le plus simple est sans doute d’établir des règles pour les vacances, qui ne sont pas nécessairement celles de la maison.
Une idée chouette et pratique, si vous avez des enfants dans les mêmes tranches d’âge : établir des règles pour les grands, les moyens et les plus jeunes, toutes familles confondues. Ainsi, les aînés pourront alors dormir plus tard, mais devront davantage donner un coup de main pour débarrasser la table.  

Le partage de l’autorité : chaque adulte peut-il gronder ou faire une remarque à un enfant qui n’est pas le sien ? Encore une question qui n’a l’air de rien, mais qui, si elle n’a pas été discutée et tranchée, peut donner lieu à bien des tensions.

Anouck Thibaut

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