Vie de parent

#JeSuisHumain-e :
Amnesty poursuit sa campagne

Il y a quelques mois, le Ligueur rappelait dans une tribune : rien ne peut justifier l’enfermement d’un enfant. L’État belge avait pris la décision d’enfermer des petits de moins de 6 ans, nés en Belgique, bafouant ainsi leurs droits. Pour veiller à ce que la Belgique développe une approche plus respectueuse des droits des migrants, l’opération continue, rappelle Sarah Goffin, responsable de campagne chez Amnesty International.

#JeSuisHumain-e : Amnesty poursuit sa campagne - © Lene Christensen - Amnesty International

Selon le droit international et le droit belge, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale dans toutes les décisions qu’un État prend concernant les mineurs d’âge. « Non à la détention des enfants », donc, et c’est un des thèmes défendu par la campagne #JeSuisHumain-e.
« Nous avons décidé de travailler en profondeur à la déconstruction des préjugés, explique Sarah Goffin, et la sensibilisation reste un moyen puissant pour y parvenir. Nous voulons faire en sorte que le public questionne ses perceptions sur les enjeux migratoires, outiller les personnes convaincues, prôner une approche positive. Et, bien entendu, nous voulons également qu'une politique migratoire plus humaine soit promue au niveau belge et européen, notamment en mettant fin à la détention des enfants migrants. »

Partenariats porteurs

Amnesty s’est adjoint le concours de divers partenaires, notamment celui du collectif HUMA, qui regroupe des photographes engagés à présenter des reportages à caractère humanistes. « Dans le cadre de #JeSuisHumain-e, HUMA a suivi le périple des migrants dans leurs pays d’origines, sur la route, au coeur des camps de réfugiés, pour montrer qu'ils sont plus que des statistiques, mais avant tout des personnes, des êtres humains comme vous et moi. Qui prennent leurx vies en main, qui continuent à vivre, malgré tout ».

Bilan positif

Lancée il y a trois ans, la campagne continue à porter ses fruits. « Le bouche à oreille a bien fonctionné. Nous avons distribué 400 000 exemplaires du livret sur la déconstruction des préjugés en Belgique, surtout dans les écoles. L’expo itinérante circule, nous avons réalisé plus de 80 expositions #JeSuisHumain-e, qui ont accueilli plus de 40 000 visiteurs. Et les sondages sont satisfaisants : en ce qui concerne la perception de la population face aux migrants, les sentiments positifs à leur égard ont quasiment doublé ».
Cette nette amélioration sera sans aucun doute boostée par la sortie du très beau clip Heroes, du groupe liégeois Salazar. « Le groupe nous a généreusement offert cette magnifique chanson pour accompagner la campagne. Et le clip vient très joliment renforcer encore la campagne », se réjouit Sarah Goffin. Un clip poétique, dans lequel on peut suivre l’exode d’un groupe de réfugié, dessiné et animé par Mathieu Barthélémy, le claviériste du groupe. Tous humains.

Aya Kasasa

Zoom écoles

► Pour les jeunes de 10 à 18 ans qui souhaitent agir en faveur des migrants et réfugiés, Amnesty propose toute une série d’actions sur Jeunes.amnesty.be
► Pour les enseignants qui cherchent du matériel pour animer un cours sur la problématique des réfugiés, consultez le dossier pédagogique.

À suivre

Le groupe Refugees for Refugees présentera son deuxième album au cours d’une belle tournée Muziekpublique à ne pas rater !

16/02/19             Ancienne Belgique (Brussels, BE)
► 01/03/19             Salle Philharmonique de Liège (BE)        
► 02/03/19             Maison Culturelle d'Ath (BE)
► 03/04/19             CC de Comines-Warneton (BE)
► 06/04/19             Centre culturel régional Action Sud (Viroinval, BE)          
► 10/05/19             Ferme du Biéreau (BE)
► 17/05/19             Quintet - Archipel 19 (Brussels, BE)
► 13/07/19             Brosella Festival (Brussels, BE)

Sur le même sujet

Belgique : le parcours d’un demandeur d’asile

Depuis plusieurs mois, les Afghans font la une de l’actualité chez nous. En danger dans leur pays, ils sont arrivés ici pour demander la protection de la Belgique. À cette occasion, revenons sur cette question des demandeurs d’asile. Un sujet compliqué, à propos duquel circulent aussi beaucoup d’idées toutes faites.

Réfugiés : en Syrie ou ailleurs, des populations fuient la guerre

C’est l’actualité en Syrie qui nous a incités à revenir sur ce vaste sujet : partout dans le monde, des populations fuient leur habitation et se refugient à l’étranger parce que leur vie est danger. D’où viennent ces réfugiés ? Et où vont-ils ? Les réponses dans ce dossier.

Abdulazez, les yeux des camps

Moche 20 juin. Moche journée des réfugiés. L'Amérique se referme sur elle-même. L'Europe multiplie les déclarations populistes. Partout en Occident, on voit défiler des photos de cages, de barreaux, de barbelés qui sont censées être plus humaines que celles de missiles, d'explosions, de soldats des pays du Sud. La réalité du monde, c'est celle de ce 20 juin. Alors pour cultiver l'espoir, on se replonge dans les paroles de ce jeune réfugié de 20 ans. 

 

Belgique : nos migrants, des voisins

Non, la majorité des migrants en Belgique ne viennent pas des pays du Sud. Mais avant de le voir plus en détails, revenons aux mouvements migratoires dans le monde et aux fameux 244 millions de personnes : d’où partent-ils et où vont-ils ?

 

Demande d’asile : les embûches pour l’inclusion des familles

Membre engagée et vice-présidente sortante de notre association, la sociologue Anne-Marie Dieu revient sur ces familles demandeuses d’asile, noyées dans de tels problèmes qu’elles peinent à assurer la bien-traitance de leurs enfants. Une situation face à laquelle la Ligue des familles ne peut rester insensible.

 

La politique d'asile belge en question

Comprendre les tenants et aboutissants de la politique d’asile n’est pas aisé, surtout avec les déclarations en tous sens et souvent contradictoires qui circulent. Quelques données de base semblent utiles à rappeler en ces temps de confusion, où des hommes, des femmes, des enfants perdent la vie sur des bateaux d’infortune aux portes de notre Europe forteresse et où, ici en Belgique, des personnes se font molester quand elles manifestent pacifiquement pour le respect de leurs droits.

 

La Ligue des familles s’engage pour l’accueil des familles migrantes

L’incapacité à accueillir dignement des êtres humains qui fuient la guerre et la terreur met nos démocraties face à elles-mêmes. Nous vivons une crise démocratique, une crise de nos valeurs et de notre humanité. La Ligue des familles demande un accueil digne pour chacun, un passage sécurisé pour tous et un débat serein. Plus encore, la Ligue s’engage à mettre ses ressources au service de l’accueil de familles migrantes à Bruxelles et en Wallonie.

 

Et si vous désirez les accueillir, que pouvez-vous faire ?

En voyant les images de ces embarcations remplies de naufragés, en écoutant l’histoire de ces parents qui ont fait des kilomètres dans le froid et la neige, on se sent si triste qu’on aimerait courir les aider. Mais comment ? Voici des expériences, des idées aussi que vous pouvez mettre en place, tout de suite, avec votre école, vos parents et grands-parents et pourquoi pas, avec les copains aussi.

 

Le parc Maximilien, honte et espoir

La bonne nouvelle du jour, c’est l’ouverture d’un lieu pour permettre aux migrants qui fuient les conflits et passent par la Belgique de souffler dans des dispositions sanitaires un minimum décentes. Pour bien comprendre à quel point c’est important, voici un aperçu de la réalité du parc Maximilien. Elle est racontée par ceux qui agissent. Il est préférable de les écouter, plus que les ministres qui craignent les « appels d’air ».

 

Les migrants sont aussi des parents

Des millions de personnes sont déplacées dans le monde, dont près de la moitié sont des enfants. Une partie passe par chez nous. L’occasion en cette journée internationale des migrants de se demander si, nous parents, sommes concernés par cette question.

 

Marjorie et ses trois protégés

Appelez-les Super. Tout simplement Super. Quand l’actu déprime, cette rubrique est là pour remonter le moral. Son objectif ? Mettre en scène des héros. Ceux qui rendent l’espoir possible. Il n’existe hélas pas grand-monde pour parler d’eux. Nous leur ouvrons donc grand nos colonnes.

 

Migrants : les questions des parents qui accueillent

Une incroyable solidarité s’est organisée entre citoyens et réfugiés. D’ailleurs, dans ce contexte, on ne dit plus migrants mais « invité·e·s ». Nous sommes persuadés que ceux qui ouvrent leur porte, ceux qui partagent, ceux qui aident sans calcul, sans retour, sont forcément du bon côté de l’Histoire. Seulement, héberger une personne en situation illégale soulève forcément des questions. Nous allons donc tâcher d’y répondre. Voyons avec des juristes, des associations de terrain et des parents accueillants.

 

Migrants sans parents (MENA) : comment se débrouillent-ils ?

Dans la foulée du dossier du Ligueur du 26 avril sur les migrants, intéressons-nous aux enfants et aux jeunes qui, avec ou sans leurs parents, quittent leur pays pour arriver chez nous.

 

Plateforme citoyenne des réfugiés : la suite, pas la fuite !

Il y a à peine un mois, nous vous racontions les débuts du camp Maximilien. La force des bénévoles, la dignité des familles sur place, l’œil bienveillant des forces de police. Nous étions loin de la panacée, mais les manifestations humaines faisaient jaillir un parfum d’espoir. Nous déplorions déjà que cet élan ne soit le fait que des citoyens. Sous-entendu : que font les gouvernants ? Dans cette logique, Plateforme citoyenne frappe un grand coup. Elle s’en va pour mieux renvoyer les politiques à leurs responsabilités. Très bien. Mais les bénévoles ? Vers qui se tourner quand on a de l’énergie à revendre ? Voici quelques réponses.