Vie de parent

Jouer, ce n’est pas qu’à la Saint-Nicolas

Jouer, c’est pour les enfants une activité aussi importante que manger, dormir, bouger… Ne fût-ce que cinq minutes entre la tartine du matin et l’enfilement de la doudoune ou après 17h, au retour de l’école, avant de se plonger dans les devoirs ou de prendre son bain. Jouer, c’est respirer, décrocher de la réalité qui parfois a été un peu dure durant la journée (Madame s’est fâchée, les copains se sont disputés, etc.). Jouer, c’est pour un enfant l’assurance de mieux grandir. En cette veille de Saint-Nicolas, le Ligueur est allé faire son shopping et vous présente sa sélection des jeux et jouets de l’année.
Une sélection basée sur une série de critères établis par notre journaliste et des parents qui se sont prêtés comme chaque année… au jeu.

Jouer, ce n’est pas qu’à la Saint-Nicolas

D’abord, le plaisir

Évident, nous direz-vous ! Pas si sûr. Car on parle bien ici du plaisir de l’enfant… avant celui du parent ! Bien sûr, nous avons le droit, nous, les adultes, de retomber en enfance à l’occasion du 6 décembre. C’est même souhaitable. Mais au moment de commander au Grand saint le jouet, pensons d’abord à notre enfant et au plaisir qu’il peut en tirer. Si nous partageons ses goûts, tant mieux. Cela promet des beaux moments de jeu partagés ensemble. Il ou elle craque pour un jeu qui ne vous inspire guère ? Tant pis, c’est son choix qui compte. Car à travers son plaisir, c’est toute la gamme des apprentissages qu’il ou qu’elle va explorer. Qu’y a-t-il de plus pédagogique que d’apprendre en s’amusant ?

… un plaisir en toute sécurité

Un jouet sûr et solide qui puisse durer pour les frères et sœurs qui suivront peut-être.
Les choses en matière de sécurité ont, aujourd’hui, beaucoup évolué. Les contrôles, nous dit-on, sont drastiques à l’entrée de l’Europe. Ce n’est pas pour cela que l’un ou l’autre jouet bas de gamme ne passe pas entre les mailles du filet.
Ces jouets, souvent à très petits prix, se retrouvent dans les bazars. Votre enfant succombe à l’un de ces jouets et vous voulez éviter tout esclandre : vérifiez-bien si le nez, les yeux ou tout autre élément est bien fixé au jouet, interrogez-vous sur la qualité du matériau… Mieux vaut parfois se coltiner une bonne colère que mettre son môme en danger avec des jouets toxiques.
L’idéal : puisez dans notre sélection des idées testées spécialement pour vous, âge par âge. Vous savez déjà ce que vous voulez acheter ? Renseignez-vous dans les boutiques avant, éventuellement, d’acheter en ligne l’un ou l’autre jouet. Et si vraiment, vraiment, vous êtes seul·e avec vous-même, repérez sur la boîte l’âge annoncé. C’est déjà une première info.

… à prix doux

Toujours évident. Le Ligueur est particulièrement attentif à ce critère en ces périodes où le chômage et la précarité peuvent menacer chacun d’entre nous. Attention : les prix sont très variables d’un magasin à l’autre. Mieux vaut aller en grande surface (pas au dernier moment !) si vous cherchez un jouet pas trop spécifique.
Petit rappel : la qualité d’un jouet, autrement dit sa capacité à nourrir l’imaginaire d’un enfant ou à développer l’un ou l’autre de ses gestes, n’est pas liée au prix. Autre secret : choisir un jouet durable qui tienne le coup après de multiples manipulations de votre aîné à votre plus petit. Ou encore un jouet ou un jeu qui plaise à toutes les générations, mamy et papy compris. Les jeux de société sont pour cela un bon compromis.

Observez votre enfant…

Enfin, et c’est la règle d’or, celle qui est aussi la plus gaie à appliquer : observez votre enfant du coin de l’œil. Est-il minutieux ? Adore-t-il classer ses figurines ? Joue-t-il tout seul ? Élabore-t-il des grandes constructions ? A-t-il la patience d’assembler des pièces de puzzle ? S’enivre-t-il d’histoires ? Joue-t-il à papa-maman ? Autant de questions à vous poser en le regardant grandir. Pour toujours le connaître davantage et l’aider à dresser au mieux sa liste pour saint Nicolas. Il ne suffit plus maintenant qu’à jouer…

Myriam Katz