Vie de parent

L’école du dehors sur le devant
de la scène éducative

On peut le dire. La fin de l’année scolaire a été chamboulée. Les enfants se sont retrouvés « en bulle », ont lavé leurs menottes plus que de raison et, surtout, ont dû garder leurs distances. La photo de cour de récréation désolée avec des enfants « parqués » dans leur carré a marqué les esprits et rappelle le côté surréaliste du déconfinement.

L’école du dehors sur le devant de la scène éducative

La crise du Covid-19 a néanmoins ses points positifs, comme d’appeler une réflexion sur l’école de demain. Dans ce contexte de crise sanitaire, une approche s’est profilée à l’avant-plan : l’école du dehors. À l’initiative du collectif « Tous dehors », 200 signataires ont publié en mai une carte blanche intitulée L’école dehors, une solution sanitaire et salutaire.

Ici et là, des voix se sont élevées pour exprimer le besoin de sortir et de bouger des enfants après des mois de confinement, pour défendre une école « extramuros » qui n’aurait plus à se soucier des distances, pour démontrer qu’auprès de nos arbres, on enseigne et on apprend heureux.

Déconfinées, certaines écoles, déjà partisanes de l’approche, sont sorties davantage en vue de permettre à un maximum d’écoliers et d’écolières de fréquenter à nouveau l’école, tout en respectant les normes sanitaires. D’autres se sont jetées à l’eau dans la cour de récréation ou aux abords de l’école.

Dans ce dossier, nous sommes partis du côté de Lessines et de Stembert, à la rencontre de celles et ceux qui pratiquent déjà cette école du dehors. Auprès d’eux, nous avons observé, écouté, touché, senti et goûté un peu de cette pédagogie différente.
Avec des professionnel·le·s, des expert·e·s, nous avons interrogé les conditions pour permettre à l’école du dehors de s’ancrer et déployer ses ailes comme vrai projet d’établissement. Enfin, nous avons croisé les regards avec celles et ceux qui cherchent, éduquent pour analyser ce que les enfants peuvent en retirer de meilleur.

Clémentine Rasquin

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