Vie de parent

La rentrée, c'est... coloré

Et si on décidait que ce n’était pas un sempiternel recommencement. Que cette année, la rentrée allait être comme « une première fois » : étonnante, joyeuse et pleine de découvertes. Invitation à partir du bon pied… ce 1er septembre.

La rentrée, c'est... coloré

3-5 ans

Du jeu et des apprentissages

La rentrée, ce n’est pas que des pleurs et des séparations difficiles. C’est aussi une grande horloge illustrée qui permet à votre petit de se repérer dans le temps. Un exercice difficile qui ne sera maîtrisé par l’ensemble des mômes que bien plus tard, à l’âge de la 3e primaire. Avec cette horloge (cela aurait pu être un calendrier de la journée ou tout autre support encore, les instits regorgent de créativité !), votre enfant sait que quand l’aiguille sera sur la photo indiquée par l’institutrice, ce sera l’heure de vous retrouver. Ainsi, il comprend que le temps n’est pas figé, qu’il avance vers les grandes retrouvailles, qu’il ne vous a pas perdu pour toujours. Au moment des nouvelles séparations, savoir cela aide petits… et grands. Non, votre petit bout n’est pas parqué dans un coin de classe à se languir de votre retour. Sa journée est divisée en une série de moments - le moment du conte, du jeu, du chant, du pipi, de la sieste, du rangement… autant d’activités qui ne dépassent pas le quart d’heure et qui reviennent, jour après jour, comme autant de rituels. Et derrière chacune de ces activités, il y a un apprentissage : celui de l’autonomie, du self-contrôle, celui de s’exprimer, de réfléchir, celui de se repérer dans le temps, celui de savoir mesurer, de savoir compter, de savoir écrire. Votre petit grandit…

6-8 ans

Le goûter : à ne pas zapper

Contrairement à la collation de 10 heures - superflue pour autant que votre enfant ait pris un petit déjeuner équilibré le matin - le goûter est un repas à ne pas zapper. Privilégiez pain garni, fruit, verre de lait ou yaourt. À éviter : viennoiseries, les barres chocolatées et sodas, trop riches en graisses et en sucres. Bonne résolution pour la rentrée : si vous êtes à la maison avec vos enfants après la fin de l’école, préparez-leur des goûters sains et savoureux. Quelques sites avec des recettes originales, qui devraient surprendre vos gamins et gamines :

● Le site de Taty Lauwers : parmi les nombreuses recettes proposée, on a eu un coup de cœur pour le crumble rhubarbe et pommes spécial Jules ou encore la Tartine Tonus ou le Milk-shake de l’athlète. Pour les trouver, cliquez sur recettes puis tapez les trois goûters que nous avons épinglés dans le moteur de recherche.
● Pour les férus de lait, le site Swissmilk vous donne des idées sympas à base de boissons lactées, mais aussi des sandwichs-vaches, des rotolégumes, des loco-toasts, des souris au séré...
● Sur le site de la Fondation canadienne des maladies du cœur, des recettes santé, en vogue outre-Atlantique : yogourt congelé, pouding à la banane, muffins à la courgette et aux pépites de chocolat, lait frappé violet énergisant.

Et si votre marmot reste à l’école après 16 heures, glissez-lui, en plus de son goûter (un fruit, une tartine, un biscuit, un yaourt à boire), une « petite boîte magique à douceurs » avec une mini-gourmandise. Soyez imaginatif et tentez de varier les plaisirs chaque jour : des tomates cerises de différentes couleurs, un bâton de concombre sculpté en forme de pirate, un petit bout de chocolat emballé avec un message sur l’emballage, des nic-nacs avec les lettres de son prénom… Une surprise, sorte de petit rituel à découvrir quotidiennement, qui sera d’autant plus appréciée si votre gamin(e) fait ses grands débuts à la garderie ou à l’étude. Comme si maman ou papa lui faisait un clin d’œil du fond de son cartable.

Les devoirs ? Pour plus tard

Pas de devoirs à domicile pour les jeunes écoliers des 1re et 2e primaire ! C’est le décret de 2001 qui en fait une règle, hélas pas toujours respectée. L’enseignant peut juste encourager les parents à entraîner, sans pression s’il vous plaît, leurs enfants à lire et à écrire. Autant de temps récupéré après 4 heures pour les laisser s’adonner au jeu, autre source précieuse d’apprentissages !

Connaît-il la musique ?

Votre gamin(e) a mordu à son stage d’éveil musical cet été et depuis ne cesse de tapoter sur son xylophone en chantonnant. Pas de doute : vous le (la) sentez plus artiste que sportif. Pourquoi donc ne pas l’inscrire à l’académie de musique ? En pratique, les cours de formation musicale (anciennement, le fameux solfège) sont accessibles dès 7 ans à raison d’une ou deux heures par semaine et sont… gratuits jusqu’à l’âge de 12 ans. Rappelons que ces cours sont un passage obligé pour l’apprentissage d’un instrument, qui lui se donne une heure par semaine (en groupe ou en individuel). Un fameux investissement en temps et en énergie, sans compter les périodes d’études et de répétition à la maison. À ne tenter que si votre enfant est réellement partie prenante. Renseignez-vous dès début septembre auprès de votre commune pour savoir s’il existe une académie de musique et jusqu’à quelle date vous pouvez y inscrire votre enfant. Chaque académie gère son calendrier.

Marre de l’école… déjà !

L’école lui donne des maux de ventre ! Et nous qui vous invitons à voir la rentrée toute en couleurs ! Pourtant, nous la réitérons, cette invitation en vous proposant l’un ou l’autre conseil pour qu’elle soit plus lumineuse. Votre enfant peut avoir plusieurs raisons à ce dégoût pour l’école. Commencez par l’interroger sur les causes de cette soudaine aversion. Qu’est-ce qui lui déplaît ou lui fait peur ? Un jeune enfant risque de se désintéresser de l’école s’il ne fait qu’y apprendre des leçons. Il a aussi besoin de s’y amuser, ce qui se révèle difficile si on se moque de lui à la récré, si son meilleur ami lui préfère un nouveau compagnon de classe, si sa « fiancée » lui tourne le dos, s’il ne se sent pas en sécurité au sein de l’établissement…  Autre piste envisageable : ça ne colle pas avec son nouvel instit’. Vous pouvez lui dire qu’il n’est pas obligé de l’aimer. Ce qui compte, ce n’est pas qu’elle soit sympa mais qu’elle explique bien la matière pour que l’élève l’assimile bien. Si plusieurs élèves ressentent le même malaise que lui, peut-être faudrait-il en discuter avec la direction de l’établissement sans juger l’enseignant, sans se montrer agressif mais en abordant le problème de manière constructive. Plus il y aura un travail de collaboration entre les parents et le prof, plus l’enfant s’en sortira gagnant. Enfin, vous pouvez aussi ramener votre môme au principe de réalité. Tous sont obligés d’aller à l’école parce qu’elle ouvre au savoir, aux autres, au monde. Ce recadrage ne suffit pas ? Peut-être serait-il bon de questionner le choix de l’école, son approche pédagogique et son encadrement et consulter un psychologue qui ne pourra que vous aider.

6-12 ans

Lecture sur écran : ça passe mieux !

Votre enfant  n’aime ni les bandes dessinées, ni les revues, ni les livres ! Et vous êtes désespéré. Pourquoi ne pas tenter de le faire lire sur une tablette de lecture ? Plus de page à tourner, un seul clic et l’offre de lecture intelligente sur tablette s’élargit de plus en plus. Pour preuve, ces quelques titres…

  • Il suffit parfois d’un cygne, un ebook interactif et poétique comme une cocotte en papier. Edité par La Souris Qui Raconte, ce livre numérique a été conçu pour les enfants qui aiment rêvasser et faire des cocottes en papier. Beau texte et très belles illustrations, il se lit tout seul, s’anime quand on a envie et se laisse raconter si l’enfant le désire. De plus la police de caractères a été pensée pour aider les petits dyslexiques et leur faciliter la lecture. À télécharger sur iBook iPad, ou à lire sur Readium au prix de 4,99 €.
  • Jacques et le Haricot magique  chez Gallimard Jeunesse. Cette expérience de lecture numérique interactive est idéale pour les enfants qui ont du mal à se concentrer. En plus des textes et de la lecture, il faut être attentif aux consignes qui sont données pour être sûr de ne pas en rater une miette. La narration est magistralement interprétée par des enfants ce qui augmente le degré de connivence entre votre petit lecteur et l’aventure. Téléchargez ce conte interactif sur iPad et iPhone au prix de 5,49 €.
  • Le débarquement raconté aux enfants par Quelle Histoire. À l’occasion des 70 ans du débarquement de Normandie cette édition vous propose une application permettant aux enfants de comprendre la journée historique du 6 juin 1944. Cette application pédagogique et ludique est découpée en dix tableaux animés et interactifs, développée avec des chercheurs spécialisés dans les sciences du langage adapté au jeune public et régulièrement testée auprès des professionnels de l’enseignement. À  télécharger sur l’App Store au prix de 3,59 €.

Autres sites où télécharger des ebooks pour vos enfants :
IdBoox.com : Découvrez une sélection de livres numériques et d'applications (Apple ou Android) pour les enfants dans l’espace qui leur est dédié. Qui dit livres enrichis ou ebooks augmentés, dit contenus rédactionnels élaborés ! C’est donc pour cela que vous trouverez dans chaque présentation, et dans la mesure du possible, une vidéo de démonstration des produits dont ils parlent.
J’aime Lire Store : application de lecture numérique compatible avec iPhone, iPad, Mac et PC, pour les enfants de 3 à 12 ans. Plus de 300 livres et BD numériques adaptés à chaque tranche d’âge.
App-Kid.fr : Le site pour découvrir les applications ludiques et éducatives pour les enfants.
Les applications numériques de Gallimard Jeunesse : Auteurs, conseils de lecture, actualités, les applications sont classées par âge.

9-11 ans

Cartable et dos : dos à dos !

L’achat du cartable est un moment joyeux pour la plupart des enfants qui aiment (encore !) l’école. Il symbolise le fait qu’ils grandissent, il est aussi celui qu’ils arborent tout fiers dans la cour de récré. Mais les sourires se transforment parfois en grimaces quand le cartable pèse trop lourd. 20 % des écoliers de primaire se plaindraient déjà de maux de dos (Non, le cartable à roulettes n’est pas une solution : pas pratique en cas d’escaliers, il oblige en plus l’enfant à adopter un mauvais maintien) ! Alors, pour que l’achat d’un cartable puisse rester une fête, choisissez-en un qui, une fois rempli, soit en proportion avec le poids de l’enfant, c’est-à-dire, qu’il ne dépasse pas les 10 % de son poids corporel. En chiffre, cela donne pour un gamin de 35 kg, un cartable qui, plein, ne doit pas excéder les 3,5 kg. Pour ne pas atteindre ce seuil critique, méfiez-vous du cartable trop grand qu’on a tendance à toujours bourrer davantage. Il ne peut pas tomber jusqu’à la taille et les fesses, sa largeur ne doit pas être plus grande que la carrure de votre petit et il doit rester plaqué au dos (certains modèles sont rembourrés pour protéger l’enfant des objets anguleux). Des bretelles larges et rembourrées empêcheront le cartable de glisser sans cesse des épaules. Cerise sur le gâteau : apprendre à votre enfant à fléchir les genoux pour le soulever plutôt que se pencher en avant en gardant les jambes tendues. Pas sûr qu’il prenne le temps d’appliquer cette recommandation-là. Les copains, la vie, ça n’attend pas !

Coups de pouce pour les enfants « dys »

On ne le sait pas assez (les enseignants compris !), mais depuis 2009, la Fédération Wallonie-Bruxelles a légiféré et reconnu le droit de tout élève en situation de handicap (ndlr : pour les « dys » mais aussi pour les TDA/H, les HP et les autistes) à des aménagements raisonnables. Une initiative qui rend la rentrée un peu plus légère pour vous, parents, dont les enfants sont dans cette situation. Que pouvez-vous faire pour que ce droit soit appliqué ?
Première démarche après le diagnostic du handicap  par un ou plusieurs spécialistes (courage, le parcours est ardu !) : informer l’instituteur, voire chacun des professeurs et demander les aménagements prévus par la législation de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Citons, à titre d’exemples parmi les très nombreux aménagements concrets : l’aération des documents (interligne 1,5  et caractères 14), l’absence de copie recto-verso, la lecture orale des consignes, la limitation de la copie, l’augmentation du temps pour un contrôle, etc. Sur www.averbode.be ou www.fondation-dyslexie.org  vous trouverez différents schémas heuristiques (un grand mot qui veut tout simplement dire qui « sert à découvrir » !) mettant en évidence comment aménager la présentation des cours, la lecture, l’écriture, l’histoire, les langues, les devoirs à la maison… Vous sentez le prof un peu perdu ? Si l’entente est bonne avec lui, recommandez-lui aussi  l’ouvrage Enseigner aux élèves avec troubles de l’apprentissage. Autre ouvrage, pour les enfants cette fois, l’album Patouille, la petite grenouille dyslexique aux Éditions Érasme/Fondation dyslexie. Il aidera les petits dyslexiques à avoir confiance en eux et à faire comprendre leur problème aux copains. Plus d’aide encore sur leligueur.be.
En 2013, un Pass inclusion a été mis au point par la Fondation-dyslexie en lien avec des représentants du ministère de l’Enseignement. Quand un diagnostic de troubles de l’apprentissage a été posé par un spécialiste et qu’il est établi que l’élève diagnostiqué a des besoins spécifiques, ce Pass inclusion est mis en route à l’initiative de l’élève et ses parents, du conseil de classe, de la direction. Une procédure est prévue qui permet et organise la mise en place des aménagements nécessaires et leur suivi  (infos sur enseignement.be). Une initiative récente à suivre.

12-15 ans

Rentrer du bon pied avec le numérique

Les dictionnaires et autres manuels de référence se modernisent et ont désormais aussi une vie numérique : ils se déclinent en applications, à télécharger via la tablette familiale ou le Smartphone de votre ado. Un gain de place, mais aussi de prix : il ne vous en coûtera que quelques euros. De quoi colorer (un peu) la rentrée de votre jeune qui traîne peut-être les pieds à l’idée de se replonger dans les règles orthographiques et grammaticales ou celles de la chimie. Quelques grands classiques parmi d’autres, qui possèdent des versions appli :
● Larousse avec ses nombreux dictionnaires (français, espagnol, anglais, allemand…) et aussi son Dico Junior ou Illustré.
● Le Robert, encore des dictionnaires (français et anglais).
● Bescherelle, pour la conjugaison et les synonymes.
● Encyclopaedia Universalis (Classique ou Junior), avec des milliers d’articles utiles pour diverses matières.
● Atomium, un tableau avec les principaux éléments chimiques.

La Ligue des familles a fait…

UNE ENQUÊTE SUR LA PERCEPTION ET LA RÉALITÉ DU HANDICAP

La Ligue des familles a réalisé une double enquête afin de connaître la perception que les parents ont du handicap et leur avis sur l'inclusion. Et de cerner aussi les besoins des parents d'enfants en situation de handicap. Dans un premier temps, elle a questionné  la situation des enfants et l'accueil qui leur est fait dans la société. Dès décembre 2014, le Ligueur publiera, chaque mois, une rubrique qui rapportera les démarches d'inclusion réussies dans les crèches, écoles, accueils extrascolaires et autres lieux, mais aussi celles qui ont échoué, pourvu qu’on puisse en tirer des enseignements. Vous connaissez des expériences d’inclusion heureuses ou moins heureuses ? Faites-vous connaître sur redaction@leligueur.be, l’équipe rédactionnelle prendra contact avec vous. Merci déjà pour votre collaboration !

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