Vie de parent

La rentrée, c'est... partager

Une rentrée où l’on partage ses bonnes (ou mauvaises) expériences, une rentrée où l’on s’écoute et où l’on se parle, autant de défis à relever pour que chacun se sente bien.

La rentrée, c'est... partager

3-5 ans

Par le trou de la serrure…

Vous aimeriez bien être une petite mouche pour vous assurer que les pleurs (éventuels !) de votre enfant vont cesser, qu’on le cajole, qu’il va enfin s’amuser. Vous aimeriez bien être aussi cette petite mouche pour observer votre enfant au sein du groupe, savoir ce qui l’intéresse, ce qui l’ennuie, bref, découvrir toute cette partie de lui qui vous reste inconnue, celle qu’il développe loin de vous dans un autre lieu, avec d’autres personnes. Alors, pour se réapproprier un peu de ce petit qui vous échappe, pour essayer de ne rien perdre de ses progrès accomplis, à la sortie de l’école, vous lui posez mille questions. As-tu joué avec Pauline ? Et tes nouveaux pastels, as-tu pu les utiliser ? Tu as fait la sieste ? Non, votre petit ne vous boude pas, il n’a juste pas envie de vous répondre. Peut-être plus tard vous racontera-t-il une chose ou l’autre, mais là, pour le moment, les choses se mélangent dans sa tête. Et puis, même tout jeune, votre petit tient à son jardin secret. Vous souhaitez quand même savoir ? L’institutrice (ou l’instituteur !) se fera un plaisir de vous résumer la journée. Il est très occupé ? Vous n’avez pas le temps de le rencontrer ? A la maison, tendez l’oreille, ouvrez l’œil… vous entendrez votre petit fredonner la dernière comptine ou taper du pied au rythme appris avec « Madame ». Autant de signes qu’il grandit bien.

Tout seul parmi les autres

Votre petit quitte une puéricultrice chargée d’un groupe de sept enfants (norme officielle) pour se retrouver chez un adulte qui doit en prendre 25 en charge ! Dorénavant, il n’aura plus personne pour faire « tout pour lui » et devra partager. Quelques travaux d’aiguille pour l’aider à gagner son autonomie :

  • placez un signe distinctif sur son manteau pour le retrouver facilement
  • habillez-le confortablement pour lui faciliter la vie en classe. Optez pour des vêtements pratiques, que l’enfant puisse enlever facilement, notamment pour aller aux toilettes.
  • Il sera également sécurisé si ses petites affaires sont marquées à son nom : les gilets, le manteau, la boîte à tartines... Rien de plus frustrant que de perdre quelque chose auquel on tient.

6-8 ans

L’eau, ça rend malin petits… et grands !

Oubliez le 10 heures qui n’est plus indispensable et encouragez votre enfant à boire plutôt un verre d’eau ! Mieux ! Encouragez-vous tous les deux à boire ce verre d’eau. Car vous comme lui, vous avez un cerveau qui pour bien fonctionner doit comprendre 85% d’eau. Les chercheurs ont observé que lorsque l’être humain ressentait la sensation de soif, son cerveau souffrait déjà d’un déficit de 3% d’hydratation. Une étude sur la consommation d’eau (en collaboration avec l’École de santé publique de l’ULB et Danone) a été lancée sur 1 000 enfants à travers toute la Belgique. Premiers résultats : on s’aperçoit qu’ils n’ont pas le réflexe de boire avant… d’être assoiffé. Autre raison qui ne les encourage pas à s’abreuver à l’école : la propreté des toilettes, seul lieu où ils peuvent trouver de quoi étancher leur soif, à moins que l’établissement ait investit dans une fontaine qui, parfois, est au milieu de la cour et donc… gelée en plein hiver. Un conseil : habituez-le à boire de l’eau et faites-en autant. Rien ne vaut l’exemple en éducation.

9-11 ans

Un cartable pour le bout du monde

Vous avez un cartable usé, mais encore en bon état ? Rendez-vous dans les magasins Club où vous pourrez le déposer pour l’association Écoliers du Monde qui le récupèrera et l’enverra en Afrique ou ailleurs comme les 28 713 autres cartables arrivés depuis 2003 en Albanie, Biélorussie, Bénin, Bosnie, Brésil, Burkina Faso, Congo, Croatie, Cuba, Haïti, Kosovo, Liban, Madagascar, Maroc, Mexique, Nicaragua, Pakistan, Sénégal, Sri Lanka… Cette opération Envoyez promener votre cartable… vers ceux qui n’en ont pas est l’occasion pour votre enfant de mettre en pratique une solidarité qui jusqu’ici tenait peut-être plus du discours que de la réalité. Un premier pas vers une citoyenneté active !

Changement d’école : racontez-lui…

Nouveaux profs, nouveaux copains, nouveaux cours… Changer d’école n’est pas une mince affaire pour votre enfant, même si à cet âge-là, tous les profs vous le diront, il s’intègrera sans soucis. Il n’en reste pas moins que quelques jours avant la rentrée, il peut ressentir des craintes. Posez-lui des questions, demandez-lui de vous expliquer ce qui lui fait peur. Pour le mettre en confiance, vous pouvez aussi lui parler de votre propre expérience : « Moi aussi, quand j'étais enfant, j'ai dû déménager et changer d’école... ». Ou au contraire : « Je n'ai jamais changé d'école, tu me raconteras. » Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à multiplier les contacts entre votre enfant et sa future école. Vous pouvez vous rendre devant l'établissement à plusieurs reprises pour le familiariser avec les lieux et le trajet.

Stop à l’enfant-valise

Première rentrée scolaire depuis que vous êtes séparé du père (ou de la mère) de vos enfants ? Évitez de transformer ces derniers en « enfants-valises », trimbalant à l’école doudou, veste, sac de sport et autres jouets fétiches les jours de transfert d’une maison à l’autre. Parce que même si on est séparés, être parents, c’est continuer à partager la responsabilité des enfants, sans trop leur faire payer ses dissensions et autres disputes. À vous de trouver, ensemble, l’organisation qui vous convient le mieux selon que vous viviez dans le même quartier ou non, que vous soyez motorisé ou pas. Un système, employé par bon nombre de parents divorcés : le bac (un pour chaque enfant), dans lequel chaque gamin glisse ce qu’il veut (ou a besoin) lorsqu’il change de toit. Reste à convenir du bon timing pour le transfert du bac. Si les chassés-croisés sont compliqués, déposez les affaires dans le garage ou à l’abri de jardin.

Booster les activités en famille

Vos enfants sont des boulimiques d’activités. Et vous aussi. À tel point qu’il faut que vous vous retrouviez en vacances pour faire des choses ensemble. Ces moments de complicité vous manquent durant l’année ? Une résolution, pour cette rentrée : alléger (un peu) les agendas de chacun et booster les activités en famille. Astuce : fixer un jour (de la semaine ou du mois) pour chacune d’entre elles et s’y tenir. Quelques idées :
● Un tour à la ludothèque ou à la bibliothèque pour rapporter livres ou jeux à partager à la maison.
Chaque 1er dimanche du mois, 100 musées sont gratuits.
● Du sport avec la traditionnelle piscine (les enfants en raffolent) ou encore les cycles Adeps : des initiations à certains sports en famille.
Chaque vendredi sur leligueur.be : nos idées d’activités pour le week-end.

12-15 ans et +

Sexe et amour : parlez-en !

Qui initie votre ado aux choses de l’amour si ce ne sont ses copains de classe ? Vous pourriez laisser faire tout en gardant un œil sur l’évolution de votre gamin ou gamine. Mais aujourd’hui, avec le web et cette manière un peu directe de passer à l’acte (jadis, tout commençait par les sentiments ; aujourd’hui, tout commence par la sexualité banalisée) vous vous dites que comme parent, vous avez un rôle à jouer. Et comme les premiers rapports ont lieu, en moyenne, vers 16-17 ans, mieux vaut aborder le sujet dès 12-13 ans.
Votre jeune pose des questions spontanément ? Tant mieux, ça vous permet de mettre des mots sur les choses (petit rappel : sans être intrusif !) en lui rappelant que les meilleurs « plans cul » (puisque c’est comme ça qu’il en parle) sont ceux qui sont accompagnés de sentiments et de respect mutuel. Oh pas pour la vie entière, mais pour le temps de se découvrir… Vous pouvez aussi parler de vos propres valeurs, mais accepter que le chemin que votre ado va emprunter peut être différent du vôtre.
Il ne dit rien, mais vous observez quelques changements, presque imperceptibles dans sa manière d’être ? Trouvez un moment d’intimité et commencez par lui expliquer le b.a-ba de la transformation du corps. Si la discussion se déroule bien et que la confiance est établie, n’hésitez pas à préciser que les pratiques sexuelles vues à la télé ou sur le web ne représentent pas la réalité. Et profitez de ce moment d’échange pour le mettre également en garde sur les dangers du sexe sans trop l’effrayer. Oui, le garçon est aussi responsable d’une grossesse éventuelle chez sa partenaire. Non, la pilule et l’anneau vaginal ne protègent pas du sida ni des infections sexuellement transmissibles.
Une dernière question encore : quel est le parent le mieux placé pour parler au garçon, à la fille ? On aurait tendance à conseiller à la mère de s’occuper de sa fille et au père de s’occuper du garçon… Dans le film Boyhood du réalisateur Linklater qui est toujours à l’affiche (une œuvre à ne pas rater, faite sur mesure pour les parents d’ados), le père se charge d’expliquer les choses à son ado avec audace et tendresse. Pourquoi pas ?
Le sujet vous semble trop lourd ? Vous pouvez déléguer cette mission à un proche de la famille ou vous tourner vers des liens utiles (www.sips.be - www.loveattitude.be). L’essentiel est de ne pas laisser le jeune face à lui-même

Cache-cache mots doux

Pour votre ado, rentrer seul à la maison, c’est déjà une vieille habitude. Et pourtant, même à cet âge-là, trouver son goûter préféré ou sur un mot-doux rigolo sur la table ne peut que faire sourire. Comme si vous étiez là, tout en n’y étant pas. Des moments de partage à distance, aussi. Si vous avez l’esprit jouette, amusez-vous à laisser des post-it à des endroits insolites de la maison. Peut-être votre ado vous rendra-t-il la pareille. Ou encore en profitera-t-il pour vous glisser certains messages, tendres ou plus sérieux, plus faciles à écrire qu’à dire. Autre usage : utiliser ce mode de communication comme pense-bête en ce qui concerne les petites tâches du quotidien que vous lui avez confiées. Des coups de pouce d’autant plus utiles si vous êtes maman ou papa solo.

Tout nu sur le web

Attention, il y a partage et partage et celui qui suit est à éviter. En effet, de plus en plus d’ados se douchent en sous-vêtements dans les vestiaires de l’école ou du club sportif par crainte d’être pris en photo tout nu et de la retrouver instantanément sur les réseaux sociaux. Votre gamin (ou gamine) entre en secondaire ? Informez-le de ce nouveau phénomène et proposez-lui pour qu’il soit tout à fait tranquille d’emporter son maillot pour se doucher. Ou de se laver une fois arrivé à la maison. Cette nouvelle mode est l’occasion aussi d’aborder avec votre ado les effets pervers des écrans et des réseaux sociaux, d’autant plus s’il a reçu pour son passage en secondaire un premier Smartphone ou l’autorisation d’ouvrir un compte sur Facebook (rappel : il faut avoir au minimum 13 ans !).

En savoir +

D’autres propositions pour une rentrée douce sur leligueur.be.

Sur le même sujet

La rentrée, c'est... facile

Partir du bon pied, c’est bien. S’organiser pour que les différents événements de cette rentrée s’enchaînent harmonieusement, c’est mieux. Quelques rappels pour ne pas être pris au dépourvu, quelques infos pour éviter de rentrer sur les chapeaux de roues, épuisé avant d’avoir entamé cette nouvelle année.

 

La rentrée, c'est... coloré

Et si on décidait que ce n’était pas un sempiternel recommencement. Que cette année, la rentrée allait être comme « une première fois » : étonnante, joyeuse et pleine de découvertes. Invitation à partir du bon pied… ce 1er septembre.

 

La rentrée, c'est... lâcher prise

C’est promis : la rentrée se fera de manière détendue. Plus facile à dire qu’à faire et vous vous sentez déjà tout crispé à l’idée des mille et une choses à boucler d’ici la mi-septembre. Pour tenir votre promesse, voici des suggestions, des bonnes idées aussi pour vous aider à vaincre tout mauvais stress.

 

La rentrée, c'est... rêver

Et comme rêver, c’est créer, nous avons demandé à des mamans et des papas de nous livrer, en cette veille de rentrée, leur rêve du moment. Florilège.