Vie de parent

Le Baromètre des parents 2016

Vous l’avez remarqué, n’importe quel sujet est prétexte à enquête, sondage, tendance. Souvent à des fins politiques ou lucratives. Et pourquoi pas un baromètre sur la parentalité ? C’est ce que la Ligue a mis en place. Forte des impacts de l’an dernier, elle a même décidé d’en faire un rendez-vous annuel. Qu’est-ce qui s’en dégage, quelles sont les tendances qui se confirment ? Vite, un rapide tour d’horizon en compagnie de Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles.

Le Baromètre des parents 2016

En coulisse, on pourrait presque l’appeler le « monstre » ! Au total, 1 600 parents bruxellois et wallons ont été interrogés par IPSOS du 28 octobre au 10 novembre 2016. L’objectif ? Mesurer les évolutions vécues par les familles. Ce qu’il en ressort ? « De nombreuses inquiétudes assombrissent le ciel des parents », observe Delphine Chabbert.

Ce qu’il faut retenir

Les enseignements sont riches, toute l’enquête est commentée dans le Ligueur du 14 décembre 2016. Ce qu’il en ressort, c’est qu’à l’heure actuelle, trois grands types de familles définissent la famille belge, à savoir : 61 % de qu’on pourrait appeler la famille « classique » soit un papa, une maman et leurs petits sous le même toit. 23 % composent la famille monoparentale et 16 % sont « recomposés ». Au total, 2 familles sur 5 ont quand même connu une séparation.
On y apprend également que les parents s’appauvrissent : 1 famille sur 7 vit avec moins de 1 500 € par mois. Les femmes et les familles monoparentales cumulent les difficultés de tous ordres. « On le savait déjà. Les chiffres sont édifiants, mais ils appellent à une meilleure prise en compte par les politiques publiques », analyse Delphine Chabbert.

L’amour dure… 10 ans

La durée moyenne de vie d’un couple est de 10 ans. Mis en perspective avec la prise en charge d’un enfant, ça semble peu. Les séparations se déroulent majoritairement à l’amiable. C’est la bonne nouvelle : les ex-conjoints se parlent dans 1 cas sur 3 et optent de plus en plus pour l’hébergement égalitaire. Toutes ces tendances nous confirment ce que l’on savait déjà. Si peu de choses ont changé en un an, on observe tout de même quelques nouveautés.

Quoi de neuf ?

Les difficultés de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle s’aggravent : elles touchent 6 parents sur 10, contre moins de 1 sur 2 l’an dernier. Sur le sentiment de burn-out parental, vous nous dites que vous êtes 22 % à en ressentir le risque, souvent ou en permanence. De nouveau, les femmes sont les plus exposées.
« Améliorer ces conciliations, c’est une question de santé publique », affirme la secrétaire politique de la Ligue. Les congés parentaux constituent-ils une solution ? Seuls 46 % des parents l’ont pris partiellement, en totalité ou le prendront plus tard. Le besoin existe. Pourquoi ce dispositif n’est-il pas plus saisi ? 2 hommes sur 3 le souhaitent désormais obligatoire.

L’école… hors de l’école

Enfin, le constat est sans appel : il faut construire des écoles ! 15 % des parents ont des difficultés à trouver une place à l’école, plus encore en maternelle alors que cet enseignement est jugé comme essentiel.
Autre constat, l’école est face à un risque de privatisation. 1 parent sur 4 fait appel à du soutien scolaire, parmi eux, la moitié a recours à un coach. «  Au-delà des chiffres, des performances type Pisa, on pointe un vécu qui pose question : les parents sont inquiets et ce suivi de leurs enfants, en dehors de l’enceinte scolaire, c’est le territoire perdu par l’école ».

Les combats de la Ligue en phase avec les parents

Voici pour les grandes lignes. Mais il est question de bien plus encore dans cette enquête. Le Baromètre nous en apprend beaucoup sur l’impact du manque de crèches sur les familles modestes, l’importance des allocations familiales, des activités extrascolaires ou encore l’emprise croissante du numérique dans nos vies. Pour Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles : « Ces chiffres nous montrent des parents éreintés et sous pression. Les femmes, les familles monoparentales et les parents à faibles revenus plus encore. Cela n’est pas acceptable. La course contre le temps et l’insécurité financière affaiblissent les couples qui finissent par craquer, ce qui les appauvrit encore. Ce Baromètre doit réveiller le monde politique et servir à construire les solutions qui briseront ce cercle vicieux ».

L'invité

Vincent de Coorebyter, philosophe et politologue, a posé son regard sur le Baromètre. Retrouvez ci-dessous son discours de clôture.
 

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