Vie de parent

Le congé parental 1/10e ?
On le touche presque...

Vous êtes nombreux à trépigner. « Alors ce congé parental 1/10e ? », nous demandez-vous nombreux depuis cet été. En effet, après la formule à temps plein, à mi-temps ou à 1/5e, il est enfin question de permettre aux parents de prendre une demi-journée par semaine ou une journée toutes les deux semaines. Votée le 19 juillet, ce 26 septembre 2018, le Moniteur belge a publié la loi. Ne reste plus qu'un léger détail. On vous explique tout.

Le congé parental 1/10e ? On le touche presque...

Mais quel suspens. Passera, passera pas ce 1/10e ? C'est le service Études de la Ligue des familles qui trépigne depuis ce matin : « Tout est dans les tuyaux, mais on a encore aucune info en ce qui concerne l'arrêté Royal ». Et côté Onem alors ? Pas plus d'infos. L'organisme ignore quand les arrêtés royaux seront modifiés et dès lors quand le congé parental d’1/10e entrera en vigueur. En attendant voyons de quoi il en retourne ?

► Pourquoi ?

Pour ceux qui découvrent l'affaire, récapitulons. Quel est l’intérêt de couper ces congés parentaux en tranches fines ? Tout simplement parce que cela va permettre aux parents de prendre un demi-jour par semaine. Génial pour conduire le petit à la piscine le mercredi après-midi, sans pour autant sacrifier une journée entière au boulot. Ou un jour complet, toutes les deux semaines. Un mercredi sur deux pour les parents séparés, par exemple. Disons-le : belle avancée pour les parents.

► Pour quand ?

Grande question et ça commence à être long. Quand est-ce que les parents du royaume vont pouvoir y goûter ? Nos collègues de la Ligue des familles restent très prudents. « On ne sait rien des arrêtés royaux. Et encore après, il faut que l'Onem et les employeurs la mettent en route. Ça devrait aller vite ». Pourquoi pas après les congés d'automne, histoire de démarrer sur les chapeaux de roue ?

► Pour qui ?

On a beau se réjouir, autant au Ligueur qu’à la Ligue des familles, mais le dispositif ne concernera pas tous les parents. Il ne s’adressera qu’aux travailleurs salariés du secteur privé. Ils sont les seuls, avec certains travailleurs du secteur public et de l’enseignement, à avoir droit au congé parental. Les travailleurs indépendants et les chômeurs n’y auront pas droit.
Pour avoir accès au congé parental, le travailleur salarié doit être lié par un contrat de travail avec son employeur depuis au moins 12 mois. Ces 12 mois ne doivent pas nécessairement être consécutifs. Les périodes d’absence pour maladie ainsi que le congé de maternité sont comptés dans cette période.

► Et l'employeur alors ?

Grosse avancée pour les parents. Du moins, pour ceux qui remplissent les conditions citées plus haut. Petit bémol, toute fois. La nouvelle loi implique que le congé 1/10e devra faire l’objet d’un accord de l’employeur. Là où pour les autres régimes du congé parental - temps plein, mi-temps ou 1/5e -, l’employeur n'a pas son mot à dire.
C'est à dire que pour le congé parental 1/10e et le congé parental flexible : il faudra demander l’accord de l’employeur. Vous devrez également introduire une demande d’allocations de congé parental à l’Onem en envoyant le formulaire C61 au service « Interruption de carrière ». N’hésitez pas à suivre votre dossier en ligne sur le site de la Sécurité sociale.
Ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que très vite, vos mercredis après-midis soient un peu plus relax. Pour autant qu'ils puissent l'être...
Encore un peu de patience. Nous ne manquerons pas de vouts tenir informés.

Yves-Marie Vilain-Lepage

Le congé d’adoption allongé

Il n’y a pas que cette histoire de 1/10e qui va changer la vie des parents. Les parents adoptifs pourront bénéficier progressivement d’un congé d’adoption plus long. Aujourd’hui, ce congé dure entre 0 et 6 semaines selon l’âge de l’enfant. Demain, tous les parents adoptifs auront droit à un congé, quel que soit l’âge de l’enfant adopté. Le congé sera d’abord porté à 6 semaines par parent. À partir de 2019, une semaine viendra s’y ajouter tous les deux ans, pour arriver à 17 semaines en 2027 pour les deux parents. La partie supérieure à 12 semaines pourra être répartie entre ceux-ci. La Ligue des familles aurait souhaité un accord plus ambitieux encore, avec notamment un congé de paternité obligatoire et allongé et un congé parental mieux rémunéré, mais salue ces avancées positives pour les parents.

À garder en mémoire

Un parent n’est pas l’autre. Si un des parents ne prend pas son congé parental, l’autre parent ne peut pas le récupérer pour prolonger le sien.