Vie de parent

Le jeu des 13 erreurs (N°11 à 13)

Le jeu des 13 erreurs (N°11 à 13)

► « Mon fils ne fait attention à rien. Il n’écoute pas. Il oublie tout. Il est maladroit. Tout le temps. Dans chaque situation. C’est un rêveur, qui vit dans la Lune. Impossible de l’incriminer : je ne fais rien pour qu’il prenne les choses plus au sérieux. Je planifie tout pour lui et le prends constamment par la main. »
Hamida, maman de François, 13 ans

► Et pourquoi ne pas construire… peu à peu cette capacité à revenir sur Terre. Pour l’heure, tout va bien, c’est Hamida qui manœuvre. Et, en plus, elle le fait bien. Quand il doit atterrir, François le fait en douceur, ramené par sa maman. Et pourquoi ne pas le laisser un peu regagner le sol par ses propres moyens ? Lui faire confiance et peut-être même réussir à se dire que « rêveur », ça peut devenir une force, à condition que ce ne soit pas cultivé à ses dépens ou à ceux des autres.
► L’idée ? Commencez donc par le laisser se débrouiller. Quitte à ce que ses atterrissages soient parfois… un peu brusques. « Tu n’as plus de slip ? Je t’ai pourtant dit quinze fois de les mettre dans la machine. Tant pis pour toi. Comment tu vas faire ? ». Montrez-lui que sa chère maman n’est pas la solution à toutes les secousses. En un mot, faites quelques pas en arrière pour lui permettre de faire des bonds de géant. Et ça ne l’empêchera jamais de retourner dans la Lune, de temps à autre.

« L’autre jour, mon bébé me donne une claque sur le bras. J’ai beau être convaincue des bienfaits de la non-violence, quelle qu’elle soit dans l’éducation, par mauvais réflexe, hop, j’ai eu recours à la petite tape sur la main. Et de dire dans la foulée : ‘Non, non, non, tu ne dois pas taper’. Comment voulez-vous qu’un enfant comprenne ? »
Amélie, maman de Apolline, 16 mois, et Emilie, 8 ans

► Et pourquoi ne pas accepter… son erreur pour mieux la dépasser. Sacré débat, la fameuse petite tape. Faites des recherches à son propos sur le net et vous y trouverez des réponses aussi contrastées qu’édifiantes. Sur ce sujet, nous ne pouvons que nous tourner vers Mireille Pauluis, notre psy, pleine de bon sens. Elle nous dit qu’au-delà du débat sur les tapes, fessées et autres châtiments corporels en tout genre, il faut insister sur l’interdiction des sanctions humiliantes. Pour cela, rien de mieux que de travailler sur la bientraitance de l’enfant et sur le fait qu’il doit être respecté. C’est donc cela qui permettra au bébé Apolline de devenir une petite fille, qui va apprendre à respecter les autres autour d’elle en grandissant. Sans tape sur la main.
► L’idée ? Si, comme Amélie, le geste dépasse la pensée et que la petite tape inopinée surgit, comment réagir ? Mireille Pauluis nous explique qu’il faut s’excuser pour la tape… pas pour la colère. Pourquoi ça ? Parce que, si difficile à vivre soit-elle, aucune émotion n’est mauvaise en soi. C’est ce qu’on en fait qui importe. Ce en quoi on la transforme. Reste donc à s’efforcer de les canaliser ces émotions, si lourdes et négatives soient-elles. Egide Altenloh nous donne de très bons conseils à ce sujet dans une courte interview  À propos de la psychologie positive, où il explique comment se servir d’émotions type colère, tristesse, rancœur… pour soi et son enfant.

« Comment on dit si on n’aime pas les légumes ? Herbophobe ? Bref, chez nous, on n’aime pas ça. Ni les uns, ni les autres. Seulement, nos gars, qui entendent à longueur de journée qu’il faut du vert dans l’assiette, ne comprennent pas pourquoi leurs parents mangent si mal. On va devoir manger des brocolis pour nos enfants, pfff… »
Cindy, maman de Joseph, 6 ans, et Basile, 9 ans

► Et pourquoi ne pas prendre… le bon côté des choses. Un des enseignements de ce dossier, c’est que les enfants permettent aux parents de s’améliorer. Ou, tout du moins, de changer de point de vue. Une alimentation plus saine, en plus de permettre à Joseph et Basile d’épouser la promotion du vert enseignée à l’école, va surtout permettre à toute la famille d’équilibrer les repas et même de s’amuser…
► L’idée ? Quand on ne mange aucun légume, on ne passe pas au brocoli vapeur/quinoa/pousses d’ortie directement. Optez pour des formules appétissantes. Manger sain, ça ne doit jamais être une punition. Commencez par des frites de panais. Élaborez des steaks de petits pois ou de pois chiche. Cuisinez des tagliatelles de carottes. Concoctez des brochettes de radis, de concombres. Faites griller des graines de tournesol ou de sésame à la poêle, vous allez voir comme c’est bon. Allez, quoi, changer ses habitudes, même alimentaires, elle est peut-être là, la beauté de la parentalité.

Yves-Marie Vilain-Lepage

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