Vie de parent

Les assurances… de quoi nous rassurer

Jusqu’à la majorité de vos enfants, vous prenez les décisions, assumez vos droits et vos devoirs, transmettez vos valeurs. Les grandes joies alternent avec les moments d’angoisse. Vous les protégez. En essayant de penser à tout, même au pire. Envisager la meilleure couverture pour les siens ? Pour clôturer ce dossier, le Ligueur s’est rendu chez un courtier gérant, Guillaume Vanhamme.

Les assurances… de quoi nous rassurer

La RC familiale, c’est la base absolue, avec ou sans enfants ! Le vrai terme, c’est responsabilité civile vie privée ou RCVP. Elle couvre les dommages causés aux tiers, en indemnisant les victimes contre les dégâts matériels (bris de vitres ou de lunettes), les dommages corporels (bras cassés, chevilles foulées) et ce y compris des accidents causés à vélo, par exemple.
Toutes les personnes qui partagent le même domicile sont assurées, y compris celles qui n’y sont que de manière provisoire, par exemple des enfants qui viennent pour un goûter d’anniversaire. Un étudiant qui kotte ou qui va étudier à l’étranger est aussi protégé tant qu’il est légalement domicilié chez vous et qu’il revient régulièrement à la maison.
Enfin, cette assurance couvre aussi les animaux domestiques. Le lien de causalité entre la faute et le dommage causé à autrui sera apprécié au cas par cas. Un bon assureur vous proposera une protection juridique (PJ) en clause miroir, qui vous indemnise pour les préjudices vous concernant, en couvrant les frais de justice en cas de litige.

Se protéger pour mieux protéger ses enfants

Accident individuel. Je suis favorable à l’assurance dite « individuelle accident » qui, en cas de décès ou d’invalidité, prémunit d’une éventuelle perte de revenus grâce à une rente ou un capital. Il en existe deux types : une formule qui couvre uniquement les enfants, une autre qui couvre toute la famille avec des extensions prévues, notamment pour les activités sportives. Si l’enfant est victime d’un accident et qu’il perd l’usage d’un membre, un capital est prévu en cas d’invalidité permanente. Elle intervient au-delà des indemnités versées par la Sécurité sociale ou les mutuelles.
Voyages scolaires, camps scouts, classes de neige : ces activités sont couvertes par l’assurance de l’école, du club ou de l’association. Mais soyez conscients qu’il y a toujours des plafonds d’intervention et les capitaux ne sont pas très élevés. En souscrivant à ces polices supplémentaires, vous faites jouer le cumul des garanties. Les primes sont modulables. À vous d’évaluer vos besoins.

Vie et décès. Je conseille aux jeunes parents d’y souscrire et de le faire le plus jeunes possible, les primes seront meilleur marché. Pourquoi pas dès que vous tombez enceinte ? En cas de vie, à 65 ans, on met un terme au contrat et vous récupérez le montant de votre assurance-vie. En cas de décès, elle est versée aux ayants droit que vous aurez désignés si un capital décès est prévu. Sinon, la compagnie rembourse la réserve, l’ensemble des primes versées.

Épargne junior. Ce produit est plus complexe qu’un compte d’épargne classique. Il prévoit une prise en charge automatique de la prime par la compagnie, qui l’approvisionne automatiquement en cas de décès ou d’invalidité du ou des parents.

Hospitalisation et assistance. Vous pouvez souscrire à une assurance hospitalisation soit auprès de la mutuelle, soit auprès d’une compagnie spécialisée indépendante. La grande différence, c’est le plafond d’intervention, souvent limité à trois fois le montant couvert par la mutuelle. Par ailleurs, certaines assurances hospitalisation plafonnent leurs interventions à l’étranger.
En hospitalisation, je suis favorable à l’application des franchises dans les contrats : la réduction des primes accordées permet d’en économiser le montant au bout de deux-trois ans. Souscrivez une assurance hospitalisation dès la naissance de l’enfant, elle sera moins chère.

Revenus garantis. Si l’un des parents est indépendant en cas d’incapacité ou d’invalidité, cette assurance lui assurera un revenu de remplacement en plus de la mutuelle, pour assurer un cadre de vie correspondant à ses revenus.

Aya Kasasa

Zoom

Un bon courtier fait de la haute couture

Le travail du courtier consiste à expliquer aux gens comment se protéger. Tous les risques sont assurables, il faut adapter les polices selon les besoins qui évoluent au cours de la vie. Méfiez-vous de la chasse aux prix qui réduit souvent les garanties. Passer par un courtier rigoureux et au service de son client, garantit la recherche de la meilleure couverture. Indépendant, il travaille avec une quinzaine de compagnies et peut faire jouer la concurrence. Avec un portefeuille important de clients, il obtient des accords particuliers et des dérogations sur les tarifs.
Les conditions générales d'un contrat varient en fonction des compagnies d'assurances. Chaque couverture comprend des clauses d’exclusion et des restrictions : parlez-en avec votre assureur et étudiez-les attentivement pour éviter les mauvaises surprises.