Vie de parent

Martin, Vincent, Jonathan, Prince Ali
et Nicolas : 5 papas nous parlent de leur quotidien

Chose promise, chose due : 2017 est pour le Ligueur l’année des papas ! Que les mamans ne se sentent pas délaissées puisque l’année passée, elles ont été les reines de ce qu’on appelle dans notre jargon les marronniers, ces dossiers qui parlent des grandes périodes de l’année (comme les congés de carnaval et de printemps, la rentrée des classes, la Saint-Nicolas, etc.) où les parents doivent développer force inventivité pour les organiser. Aujourd’hui, plutôt que mettre les papas tout de suite les mains dans le cambouis, nous avons voulu leur offrir une entrée douce dans nos colonnes en leur posant cette question très basique : c’est quoi, être papa en 2017 ?

Ni papa poule, ni papa gendarme. Élisabeth Roudinesco avait raison de déclarer déjà dans notre magazine en 2015 qu’il n’était pas plus difficile d’être père aujourd’hui qu’hier.

Modèle

Les paroles de nos 5 papas invités à participer tout au long de l’année à nos projets rédactionnels illustrent bien le propos de cette psychanalyste réputée. Non, ce n’était pas mieux avant. Nos papas ne sont pas du tout désorientés par l’émancipation des femmes. Au contraire, ils disent (ou sous-entendent) qu’ils en bénéficient puisqu’ils peuvent s’autoriser à câliner et à être bien plus présents dans la sphère intime de leurs enfants. Tout en posant, pour certains tout particulièrement, les sacro-saintes limites dont les psys freudiens ne se lassent pas - à juste titre - de nous rappeler l’urgente nécessité.

Héritage

Nos 5 pères ne sont donc plus enfermés dans un rôle imposé par la société. Ils peuvent, chaque jour, réinventer leur paternité, même si la voie qu’ils choisissent n’est pas nécessairement en rupture avec ce qu’ont vécu leurs propres pères (cela pourrait être d’ailleurs une des questions à leur poser lors de notre prochaine rencontre). Sauf qu’aujourd’hui, nos papas évoluent dans un environnement totalement différent de leurs aînés, traversé par des crises successives et qui est en pleine mutation. Un contexte difficile avec lequel ils doivent composer sans pouvoir s’accrocher à aucune certitude comme avaient pu le faire leurs pères.

Vie(s) familiale(s)

Il n’y a pas que l’avenir professionnel, la place dans la société sont bousculés. Il y a aussi toute la sphère intime qui peut prendre de multiples formes au cours d’une vie d’homme (ou de femme). L’amour, les enfants, la séparation, l’amour encore, un enfant de plus, parfois ceux de l’autre en plus. La famille se recrée sous de multiples formes et cette liberté de choix est aussi enthousiasmante que périlleuse, car père on naît avec l’enfant, père on le reste. Une incertitude de plus à éprouver pour les pères en 2017, en témoigne l’histoire de Prince Ali, un de nos 5 papas.

Myriam Katz

À lire

Retrouvez nos 5 drôles de Mam’s qui nous ont suivis en 2016 à propos du congé de carnaval, de la punition, de la rentrée scolaire et pour la Saint-Nicolas.