Vie de parent

Mieux vivre ensemble... à la maison

Nous avons l’impression que nous passons la majorité de notre temps ailleurs qu’à la maison. C’est sans doute vrai en semaine… si nous décomptons la nuit. Il n’en reste pas moins que c’est sur ce territoire-là que nous pouvons faire bouger les choses pour qu’elles tournent plus rond. Décider, par exemple, de faire une chose après l’autre et pas tout en même temps. D’accord, c’est un sacré exercice, de la haute voltige même, quand nous passons en revue tout ce que nous devons boucler en un peu moins de deux heures, le soir au retour de l’école. Les devoirs s’ils ne sont pas terminés (et ça arrive souvent !), le souper (avec légumes frais, s’il vous plaît), le bain pour le plus petit (les grands se débarbouillent comme ils peuvent) et au milieu de tout ça, garder un œil sur l’écran du plus grand qui surfe allègrement, être attentive à votre deuxième (ou attentif pour le papa, mais c’est rare qu’il soit sur le pont à cette heure-là !) qui essaie tant bien que mal de vous dire combien sa récré fut pourrie pendant que le plus petit s’accroche à votre jambe pour jouer « un peu ». Ouf ! Comment faire pour donner du temps pleinement dédié à l’un, à l’autre jusqu’ à l’heure du coucher ? Quelques propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be

Mieux vivre ensemble... à la maison

Un bain en moins, bébé va toujours bien

Taper dans l’eau, s’éclabousser, découvrir les différentes parties de son corps, l’heure du bain pour vous et votre bébé est un vrai bonheur. Sauf… quand vous êtes stressée et que vous voyez avec horreur les aiguilles de la montre inexorablement avancer. Dans ces cas-là, pourquoi ne pas laisser tomber le bain ? Un petit coup de gant sur le visage, les mains et les fesses avec un savon neutre ou sur-gras et bébé s’en sentira très bien. Surtout, ne le laissez pas seul dans son bain, ne fût-ce que pour tourner dans la soupe : avant 4 ou 5 ans, un enfant risque de se noyer ou de faire une mauvaise chute.

Petits déjeuners « slow attitude »

Les petits déjeuners, c’est parfois galère. Le stress pour vous, mais aussi pour vos enfants. Et si vous êtes mère (ou père) en solo, vous n’avez même pas la possibilité de vous faire seconder ! Pourtant, cette année, c’est décidé, vous ne voulez plus de ces notes de retard dans le bulletin des gosses parce que vous les déposez devant la grille une fois les classes entamées. Dorénavant, vous an-ti-ci-pe-rez ! Dodo un peu plus tôt pour ne plus avoir besoin de grappiller les dix minutes fatales du matin. Table dressée et tartines préparées la veille, avec un soin tout particulier et un brin d’émotion, plutôt que de courir le matin acheter un sandwich préparé à la boulangerie du quartier. Vêtements choisis de commun accord la veille. Du coup, fini la tasse de café avalée rapido en cherchant les clefs, avec le gamin qui peine à avaler le petit déjeuner, seul à sa table.

Pas trop de « Dolto »

À force de lui avoir fait dire que l’enfant est une personne (phrase qu’elle n’aurait jamais prononcée), à égalité d'être avec un adulte, certains ont reproché à Françoise Dolto d’avoir transformé nos lardons en enfants-rois. Qui auraient tous les droits. La Convention internationale relative aux droits de l’enfant aurait conduit aux mêmes dérives (mais qui l’a lue ?). Du coup, les parents n’auraient plus rien à dire à leur rejeton. Idem pour les enseignants. Idem et en plus compliqué encore pour les beaux-pères et les belles-mères. Quel parent n’a jamais interpellé son compagnon, sa compagne pour que, lui aussi, remette parfois l’enfant à sa place ? À sa juste place. Ne fût-ce qu’à propos de ses écarts de langage, ou de son comportement, ou de l’organisation domestique. Souvent on a l’impression de se retrouver seul(e), mais ne jetons pas l’autorité avec l’eau du bain. À juste dose, elle sert l’enfant.

« À table ! »

Même si les gosses préfèreront toujours les hamburgers et dagos-mayo aux bons légumes de chez nous, locaux et bios, nous allons tenter l’aventure du goût. Une éducation valable à tous âges. Il a été prouvé qu’un aliment devait être servi au moins une dizaine de fois pour qu’un enfant l’accepte vraiment. Sus aux panais, aux choux, aux courges butternuts. À choisir et, pourquoi pas à préparer, avec votre enfant. Prudence quand même à ce que la casserole d’eau bouillante ne verse sur lui ! O.K., fini les plats tout préparés ou surgelés, sauf en cas d’urgence…

Manger, c’est aussi ranger

Il y a de ces petites choses qui amènent de bonnes habitudes. Apprendre à ranger, par exemple. Et plus tôt on s’y attèle, moins on devra y revenir. Qui n’en a pas assez de cette indécrottable manie des ados de déposer leur vaisselle sale sur l’égouttoir, pire de la laisser sur la table ? Ouvrir le lave-vaisselle n’a jamais tué personne ! Dans la foulée, encourageons-les, pardon obligeons-les, à prendre l’initiative de sortir la vaisselle propre et de la ranger. Et tant pis si une casserole n’est pas tout à fait à sa place habituelle. Une manière aussi de préparer nos garçons à leur vie future et d’alléger celle de leur (peut-être) future compagne. Elle en sera gré à belle-maman et beau-papa !

L’après-4 heures, pas le bagne

Les moments de transition entre la maison et l’extérieur, vous le savez, ne sont pas simples à négocier. L’après-4 heures en fait partie. Après les soucis de la journée, un sas de décompression est nécessaire avant d’attaquer le travail à domicile… Un bon goûter y pourvoira. Il mérite toute l’attention. Les choses se passeront d’autant mieux que nous aborderons calmement cette avant-soirée. Cultivons la zen attitude et acceptons peut-être que nos gamins, gamines se posent pour une bonne pause, soient lents à la détente. Ne pas se jeter sur le travail dans un désordre stressant permet de mieux l’aborder. Il est ainsi plus facile d’étudier un cours bien en ordre, au calme, dans un espace dégagé… Devoirs ne signifient pas non plus absolue réussite. Ils doivent permettre d’évaluer la manière dont les cours ont été compris. La maison ne peut remplacer l’école. Rappelons que le décret de 2001 fixe une durée à ces devoirs en fonction du niveau. Si votre enfant a besoin de trois fois plus de temps, c’est qu’il y a un problème qui mérite d’être discuté avec l’enseignant(e).

Face à face avec les écrans

Ah, les écrans ! Ces nouveaux envahisseurs. La révolution numérique a bien eu lieu. Avec ses plus et ses moins. Autant dès lors réajuster ses pratiques éducatives pour pallier les effets négatifs. Comme la surconsommation. Au Canada, des familles se lancent le défi de se passer d’écrans pendant une dizaine de jours. L’occasion de prendre de nouvelles habitudes pour mieux être ensemble sans l’intrus : pas de télé en mangeant, une histoire le soir plutôt que la PlayStation, plus de temps et d’échanges en famille, etc. Moins radical, mais aussi convivial : pas de souper devant la télé.

La chambre d’ado, no mother’s land

Bon, d’accord, la chambre, c’est leur territoire. Mais jeans sales en pagaille, caleçons et vieilles chaussettes en vagabondage, point trop n’en faut. Sinon, faudra pas se plaindre de n’avoir rien à se mettre ! On aimerait aussi que les pères s’impliquent davantage. Pourquoi le linge serait-il l’affaire des femmes ? Bon, cela ne veut pas dire qu’il faille mettre la pression sur le paternel en plus de devoir le faire sur le fiston. Les pauvres, ils ne sont pas toujours disponibles et certains pères souhaiteraient plus de flexibilité et de compréhension de la part de leur employeur. Vivement un label « Entreprises parents admis ».

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Mieux vivre ensemble... hors de la maison

Il y a d’abord l’école, la grande affaire, votre grande affaire ! Elle peut vous intimider (mauvais points, profs en fureur, punitions… c’est fou, ces mauvais souvenirs qui reviennent parfois à la surface au moment où vous en franchissez le portail) ; elle a parfois un goût amer d’injustice qui vous met en colère (pourquoi sanctionner mon gamin et pas le reste de la classe ?), elle vous emplit d’angoisse au moment où vous déposez votre petit sans pouvoir dire à l’institutrice les deux mots qui vous auraient apaisé … Bref, l’école vous met rarement en joie tant le souci de la réussite vous met la pression (et sur l’enfant aussi !). Et pourtant, en face de vous, il y a des femmes, des hommes - les profs donc - qui ne souhaitent qu’une chose, la réussite de votre enfant. Pourvu qu’ensemble vous puissiez faire alliance pour que cela se fasse autant que faire se peut dans le bien-être.
Il y a ensuite la gestion du quotidien avec votre ex, la coexistence pacifique avec vos voisins, l’attention portée à ceux qui vous sont fidèles, vos amis… En ces temps troublés, nous pensons que l’insouciance et les plaisirs personnels devraient davantage laisser place à la collaboration et à la participation de chacun avec chacun. La vie en serait vachement facilitée. Et pourquoi ne pas s’y essayer tout de suite ? Nos premières propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... en couple

Mieux vivre ensemble en couple, c’est oser la tendresse, la confiance, c’est oser l’amour. Autant d’ingrédients qui donnent une des meilleures recettes pour avoir des enfants épanouis qui grandissent bien. « Vous croyez encore aux contes de fées ? », interrogent, un brin sarcastiques, certains d’entre vous. Non, mais nous croyons que la vie de couple est un travail à plein temps et que ce qu’on y gagne mérite de s’y atteler. Celles et ceux qui sont seuls avec des enfants savent combien la solitude est dure à supporter sur la longueur. L’homme avec un grand H n’est pas fait pour vivre seul. Alors, face aux petits agacements, le bruit de la petite cuillère dans la tasse de café, la salle de bain toute éclaboussée, le feuilleton (bête, mais bête !) qu’il faut surtout ne pas rater, face à ces petites choses qui électrisent l’air conjugal, il est bon de respirer un bon coup, de s’ébrouer de toutes ses idées et images assassines et de se rappeler pourquoi elle, pourquoi lui. « Il faut revenir à ses fondamentaux », proposent les experts ès amour. Jean-Claude Kaufmann, sociologue, a publié chez Armand Colin tout un ouvrage sur la question intitulé : Agacements. Les petites guerres du couple. Quand on dépose tous ses « Je tiens à lui, à elle parce que », ça fait déjà un joli puzzle qui nous fait chaud au cœur et qui nous aide à redoubler d’énergie pour traverser la monotonie du quotidien.
Votre couple, malgré vos efforts, s’est quand même défait ? Retournez au commencement, revisitez l’histoire dans laquelle se sont ancrés vos premières passions, vos premiers projets et racontez-la à vos enfants. Partagez vos plaisirs, les entraîner dans vos rêves leur donne une force qui les pousse vers le futur. Ci-contre, des expériences que nous voulions partager avec vous. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les transmettre à votre tour sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... entre frères et sœurs

« Tuez-vous, mais sans bruit ! », hurle la mère excédée par les disputes incessantes de ses deux gamins. C’est peu, deux ans et quelques mois de différence, et cet écart (un juste écart !) aiguise les rivalités. C’est que le droit d’aînesse, de nos jours, a disparu et chacun, chacune se sent l’égal de l’autre. On dit que les choses s’arrondissent avec l’adolescence… mais des sœurs, des frères restent encore ennemis longtemps, parfois même toute une vie. Aujourd’hui, les relations se compliquent… du moins c’est ce qu’on imagine quand se croisent sous le même toit sœurs, frères, demi-sœurs, demi-frères et « quasi » frères ou sœurs, ceux qui partagent la même adresse sans être du même sang. Et nous, les parents, nous sommes à la tête de cette petite entreprise avec la tentation parfois grande de mettre tout ce petit monde dans le même panier. Mais le premier ne veut pas qu’on fasse l’amalgame avec le deuxième. La petite dernière n’est pas pareille que la grande sœur. Chacun, chacune veut affirmer sa singularité, jusqu’à faire perdre parfois le nord à papa, à maman qui essayent vaille que vaille de prêter la même attention, la même dose d’amour, les mêmes exigences aussi aux uns et aux autres. Ah, le vivre ensemble des frères et sœurs ! On n’imagine pas combien les relations (ou l’absence de relations) vécues entre eux conditionnent leurs amitiés, leurs amours, le métier qu’ils investiront… N’est-ce pas d’ailleurs au cœur de la fraternité que chacun a appris à vivre et déjouer les conflits ? C’est pour cela sans doute que les psys de tout poil encouragent l’expression de l’agressivité, redoutant tout ce qui peut être violence larvée. Il n’y a donc plus qu’à reconnaître qu’on a détesté (ou qu’on déteste encore) tel frère, telle sœur, l’exprimer verbalement et tenter d’aider ses enfants à construire entre eux d’autres liens, un mieux vivre ensemble. Sans forcer l’amour… Ci-contre, quelques trucs pratiques à multiplier, enrichir… et à partager avec nous si vous le voulez bien sur redaction@leligueur.be