Vie de parent

Mieux vivre ensemble... en couple

Mieux vivre ensemble en couple, c’est oser la tendresse, la confiance, c’est oser l’amour. Autant d’ingrédients qui donnent une des meilleures recettes pour avoir des enfants épanouis qui grandissent bien. « Vous croyez encore aux contes de fées ? », interrogent, un brin sarcastiques, certains d’entre vous. Non, mais nous croyons que la vie de couple est un travail à plein temps et que ce qu’on y gagne mérite de s’y atteler. Celles et ceux qui sont seuls avec des enfants savent combien la solitude est dure à supporter sur la longueur. L’homme avec un grand H n’est pas fait pour vivre seul. Alors, face aux petits agacements, le bruit de la petite cuillère dans la tasse de café, la salle de bain toute éclaboussée, le feuilleton (bête, mais bête !) qu’il faut surtout ne pas rater, face à ces petites choses qui électrisent l’air conjugal, il est bon de respirer un bon coup, de s’ébrouer de toutes ses idées et images assassines et de se rappeler pourquoi elle, pourquoi lui. « Il faut revenir à ses fondamentaux », proposent les experts ès amour. Jean-Claude Kaufmann, sociologue, a publié chez Armand Colin tout un ouvrage sur la question intitulé : Agacements. Les petites guerres du couple. Quand on dépose tous ses « Je tiens à lui, à elle parce que », ça fait déjà un joli puzzle qui nous fait chaud au cœur et qui nous aide à redoubler d’énergie pour traverser la monotonie du quotidien.
Votre couple, malgré vos efforts, s’est quand même défait ? Retournez au commencement, revisitez l’histoire dans laquelle se sont ancrés vos premières passions, vos premiers projets et racontez-la à vos enfants. Partagez vos plaisirs, les entraîner dans vos rêves leur donne une force qui les pousse vers le futur. Ci-contre, des expériences que nous voulions partager avec vous. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les transmettre à votre tour sur redaction@leligueur.be

Mieux vivre ensemble... en couple

Oser…

Les mots d’amour dans les poches, sur le frigo. Prendre les devants. Dire les choses clairement. Réserver une chambre d’hôtel, même pour une heure. Acheter cet ensemble, un peu cher oui, mais si sexy. Dire non aux copains et oui à la soirée au coin du feu. Écouter un peu moins les autres et un peu plus sa moitié. Responsabiliser les enfants pour s’offrir du temps à soi. Éteindre son GSM, sa tablette, son ordinateur à partir de 21 heures. Répartir les tâches ménagères pour que chacun ait du temps pour soi. Sortir en pyjama ou en jogging le dimanche pour aller chercher des croissants…
En 2014, pour mieux vivre ensemble à deux, on ose tout ça. Parce que souvent ce n’est qu’un tout petit effort. Parce que tout le temps, au bout, il y a tout un tas de petites joies, de petits plaisirs, de petits bonheurs qui font le sel de la vie.        

Le couple, c’est mathématique

Si à la rédaction, on a bien une certitude, c’est que 1+1 = 2. Et c’est parfois bon de se le rappeler quand on est un couple ! Pour mieux vivre ensemble à deux, on vous propose de garder en tête cette maxime : « Vivre à deux, ce n’est pas vivre à moitié, c’est vivre deux fois ». Alors oui à la sortie hebdomadaire entre copines. Oui au match de foot du dimanche matin. Oui à la passion de l’un pour la peinture. Oui à la passion de l’autre pour la pêche à la mouche. Mais si, et seulement si, on est capable de se retrouver pour des moments partagés…

À deux, rien qu’à deux

On le sait bien : avoir des enfants nous oblige à décentrer notre vie et à la calquer plus ou moins sur celle de nos petits, même quand ils sont déjà ados. Mais est-ce une raison pour oublier qu’avant même d’être des parents nous étions des amoureux ? Pour entretenir la complicité, la tendresse, (re)nouer le dialogue, raviver cette passion flamboyante des premiers mois, rien de tel qu’un peu de temps passé à deux, autrement dit sans enfant et sans contrainte du quotidien. N’hésitez pas à solliciter les grands-parents, les tontons, les tatas ou les amis pour faire garder vos enfants et mettez les voiles pour un week-end, une semaine à deux, rien qu’à deux. Une opération à renouveler, si possible, plusieurs fois dans l’année.        

Bonjour, c’est pour un rendez-vous

La dernière fois que vous avez lunché en amoureux, c’était quand ? Si il ou elle a trop de boulot pour s’offrir une heure en tête-à-tête le midi avec vous, prenez les choses en main ! Et si vous osiez passer un coup de fil au bureau de monsieur ou madame pour caler un rendez-vous ? Libre à vous de le faire directement ou de la jouer mystère en passant par un intermédiaire pour ne pas révéler votre identité. Certains ont déjà essayé et garantissent que le message est très bien passé du côté du gros travailleur…   

Séparé-divorcé-recomposé : on garde le lien

Quoi qu’on en dise, on forme toujours une sorte de couple avec le père ou la mère de ses enfants ! Alors, à défaut d’encore s’aimer, on peut - on doit ? - toujours garder un lien avec l’autre. Sarah, maman de deux enfants, divorcée et remariée, a son truc pour garder le lien avec le père de Brice et Anaïs : deux fois par an, elle organise un repas pour parler de tout et de rien entre parents… et beaux-parents. « On y organise alors les activités extrascolaires, les vacances, les événements qui sortent de l’ordinaire et c’est aussi l’occasion d’échanger sur l’éducation des enfants de manière générale. On a réussi à aplanir pas mal de différends, à libérer des tensions. Ça a été très bénéfique pour Thibaut, mon deuxième mari. Comme il a vraiment trouvé sa place de beau-père, tout s’est presque parfaitement équilibré dans les relations à la maison et particulièrement notre couple. »      

Communiquer !

Des mots, il en existe des tas, de toutes les longueurs, qui veulent dire un tas de choses. Pour le couple, on aimera les mots doux qui font simplement du bien et les mots-clés qui décantent les situations chaudes. On n’oubliera pas les jeux de mots qui font rire et déstressent et les maîtres mots qui aident à prendre de la hauteur.
A contrario, on se passera des demi-mots et de ces phrases à mots couverts qui laissent dans l’expectative et ne font pas avancer les choses. Et si le clash est inévitable, pas question de partir sans mot dire, ni de bêtement prendre au mot la moindre invective. Mieux vaut alors ne souffler mot et prendre un peu de distance.
Et quand toute la tension sera redescendue, on se parlera à nouveau calmement, sereinement, parfois en peu de mots, parfois en reprenant tout mot à mot. Peu importe, pourvu que le dialogue reste.

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Mieux vivre ensemble... entre frères et sœurs

« Tuez-vous, mais sans bruit ! », hurle la mère excédée par les disputes incessantes de ses deux gamins. C’est peu, deux ans et quelques mois de différence, et cet écart (un juste écart !) aiguise les rivalités. C’est que le droit d’aînesse, de nos jours, a disparu et chacun, chacune se sent l’égal de l’autre. On dit que les choses s’arrondissent avec l’adolescence… mais des sœurs, des frères restent encore ennemis longtemps, parfois même toute une vie. Aujourd’hui, les relations se compliquent… du moins c’est ce qu’on imagine quand se croisent sous le même toit sœurs, frères, demi-sœurs, demi-frères et « quasi » frères ou sœurs, ceux qui partagent la même adresse sans être du même sang. Et nous, les parents, nous sommes à la tête de cette petite entreprise avec la tentation parfois grande de mettre tout ce petit monde dans le même panier. Mais le premier ne veut pas qu’on fasse l’amalgame avec le deuxième. La petite dernière n’est pas pareille que la grande sœur. Chacun, chacune veut affirmer sa singularité, jusqu’à faire perdre parfois le nord à papa, à maman qui essayent vaille que vaille de prêter la même attention, la même dose d’amour, les mêmes exigences aussi aux uns et aux autres. Ah, le vivre ensemble des frères et sœurs ! On n’imagine pas combien les relations (ou l’absence de relations) vécues entre eux conditionnent leurs amitiés, leurs amours, le métier qu’ils investiront… N’est-ce pas d’ailleurs au cœur de la fraternité que chacun a appris à vivre et déjouer les conflits ? C’est pour cela sans doute que les psys de tout poil encouragent l’expression de l’agressivité, redoutant tout ce qui peut être violence larvée. Il n’y a donc plus qu’à reconnaître qu’on a détesté (ou qu’on déteste encore) tel frère, telle sœur, l’exprimer verbalement et tenter d’aider ses enfants à construire entre eux d’autres liens, un mieux vivre ensemble. Sans forcer l’amour… Ci-contre, quelques trucs pratiques à multiplier, enrichir… et à partager avec nous si vous le voulez bien sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... à la maison

Nous avons l’impression que nous passons la majorité de notre temps ailleurs qu’à la maison. C’est sans doute vrai en semaine… si nous décomptons la nuit. Il n’en reste pas moins que c’est sur ce territoire-là que nous pouvons faire bouger les choses pour qu’elles tournent plus rond. Décider, par exemple, de faire une chose après l’autre et pas tout en même temps. D’accord, c’est un sacré exercice, de la haute voltige même, quand nous passons en revue tout ce que nous devons boucler en un peu moins de deux heures, le soir au retour de l’école. Les devoirs s’ils ne sont pas terminés (et ça arrive souvent !), le souper (avec légumes frais, s’il vous plaît), le bain pour le plus petit (les grands se débarbouillent comme ils peuvent) et au milieu de tout ça, garder un œil sur l’écran du plus grand qui surfe allègrement, être attentive à votre deuxième (ou attentif pour le papa, mais c’est rare qu’il soit sur le pont à cette heure-là !) qui essaie tant bien que mal de vous dire combien sa récré fut pourrie pendant que le plus petit s’accroche à votre jambe pour jouer « un peu ». Ouf ! Comment faire pour donner du temps pleinement dédié à l’un, à l’autre jusqu’ à l’heure du coucher ? Quelques propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... hors de la maison

Il y a d’abord l’école, la grande affaire, votre grande affaire ! Elle peut vous intimider (mauvais points, profs en fureur, punitions… c’est fou, ces mauvais souvenirs qui reviennent parfois à la surface au moment où vous en franchissez le portail) ; elle a parfois un goût amer d’injustice qui vous met en colère (pourquoi sanctionner mon gamin et pas le reste de la classe ?), elle vous emplit d’angoisse au moment où vous déposez votre petit sans pouvoir dire à l’institutrice les deux mots qui vous auraient apaisé … Bref, l’école vous met rarement en joie tant le souci de la réussite vous met la pression (et sur l’enfant aussi !). Et pourtant, en face de vous, il y a des femmes, des hommes - les profs donc - qui ne souhaitent qu’une chose, la réussite de votre enfant. Pourvu qu’ensemble vous puissiez faire alliance pour que cela se fasse autant que faire se peut dans le bien-être.
Il y a ensuite la gestion du quotidien avec votre ex, la coexistence pacifique avec vos voisins, l’attention portée à ceux qui vous sont fidèles, vos amis… En ces temps troublés, nous pensons que l’insouciance et les plaisirs personnels devraient davantage laisser place à la collaboration et à la participation de chacun avec chacun. La vie en serait vachement facilitée. Et pourquoi ne pas s’y essayer tout de suite ? Nos premières propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be