Vie de parent

Mieux vivre ensemble...
hors de la maison

Il y a d’abord l’école, la grande affaire, votre grande affaire ! Elle peut vous intimider (mauvais points, profs en fureur, punitions… c’est fou, ces mauvais souvenirs qui reviennent parfois à la surface au moment où vous en franchissez le portail) ; elle a parfois un goût amer d’injustice qui vous met en colère (pourquoi sanctionner mon gamin et pas le reste de la classe ?), elle vous emplit d’angoisse au moment où vous déposez votre petit sans pouvoir dire à l’institutrice les deux mots qui vous auraient apaisé … Bref, l’école vous met rarement en joie tant le souci de la réussite vous met la pression (et sur l’enfant aussi !). Et pourtant, en face de vous, il y a des femmes, des hommes - les profs donc - qui ne souhaitent qu’une chose, la réussite de votre enfant. Pourvu qu’ensemble vous puissiez faire alliance pour que cela se fasse autant que faire se peut dans le bien-être.
Il y a ensuite la gestion du quotidien avec votre ex, la coexistence pacifique avec vos voisins, l’attention portée à ceux qui vous sont fidèles, vos amis… En ces temps troublés, nous pensons que l’insouciance et les plaisirs personnels devraient davantage laisser place à la collaboration et à la participation de chacun avec chacun. La vie en serait vachement facilitée. Et pourquoi ne pas s’y essayer tout de suite ? Nos premières propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be

Mieux vivre ensemble... hors de la maison

La crèche… une détente pour le petit

Aux pressions de la journée, s’ajoute ce « mal à mon bébé », nous confie une maman, au moment de déposer à la crèche son petit qui semble très joyeux d’y rester. Et si on envisageait la crèche comme une bulle protectrice plutôt que comme un dépose-bébés ? Toutes les puéricultrices le disent : à la crèche, l’enfant retrouve un rythme normal, il n’est pas sans arrêt sollicité tout en profitant des apprentissages de base. Quoi, votre bébé serait-il mieux dans ce lieu, loin de vous ? Non, non, ce n’est pas ce que les puéricultrices ont voulu dire. Elles suggèrent seulement de leur confier votre enfant l’âme en paix. Ça vous mettra déjà du baume au cœur pour démarrer cette foutue journée.

Séparation : l’école à préserver

Difficile de protéger son enfant quand on est en conflit avec l’autre parent. Tiré à hue et à dia, il trinque particulièrement à l’heure du « passage de témoin », quand il doit quitter maman pour rejoindre papa ou l’inverse. Surtout quand ce déchirement (car c’en est un lorsque les parents sont toujours calés dans la mésentente !) se passe au milieu de la cour de récréation ou devant la grille de l’école. Mauvaise idée : l’école n’est pas un no man’s land, bien au contraire. C’est là que l’enfant retrouve des règles, des horaires. Et parfois même des chartes de vie qui lui donnent des repères ô combien rassurants en cette période chahutée par des adultes qui souffrent et ne réussissent pas à se mettre d’accord. Vous n’y aviez pas pensé ? Il est encore temps de mordre sur votre chique, d’afficher (au moins) un air serein quand vous croisez votre ex, histoire de préserver l’école, seul espace où - peut-être ? - votre enfant se sent, pour le moment, bien.

Chez papa avec la boîte aux bisous

Il est toujours dur à vivre, le moment où votre petite rejoint pour quelques jours son papa. C’est chaque fois la même chose, les larmes vous montent aux yeux, l’émotion vous étouffe, alors que votre petite a plutôt besoin d’encouragements. Pour ne plus plomber l’atmosphère, il serait judicieux d’éviter si possible d’échanger la valise de la semaine et le sac de sport au milieu de la cour de récré. Et de glisser - pourquoi pas ? - dans le sac de votre fillette, une boîte à bisous qui lui rappelle que vous penserez à elle même quand elle n’est pas là. Six jours, c’est long ? Organisez un rendez-vous téléphonique pendant la semaine, ça allègera la longueur de l’absence !

Un GAC pour la rentrée des classes

Elle est encore loin, la rentrée des classes, cela n’empêche que vous y pensez déjà, à ce sale moment à passer en termes financiers pour vous et toute votre petite tribu. Pensez donc ! Trois enfants de son côté, deux du vôtre, un petit en commun et tous en âge scolaire ! Et si les autres parents que vous croisez étaient traversés par les mêmes inquiétudes et cherchaient aussi des solutions pour résoudre les mêmes problèmes ? Vous pourriez réunir vos efforts pour trouver une solution commune et créer un GAC par exemple, autrement dit un groupement d’achats collectifs. Autant s’y prendre en ce début d’année pour être fin prêt en juin. Et n’oubliez pas de mettre dans le coup l’association des parents, la direction et l’équipe enseignante. Un guide de la Ligue ds familles pour vous aider à vous dépatouiller dans cette mise en chantier : Pour une rentrée solidaire, durable, moins chère.

Avec le prof… tout sourire

Au risque de nous répéter (le Ligueur affectionne particulièrement cette résolution), nous vous encourageons à vous armer de votre plus beau sourire à l’heure où vous devez rencontrer le prof. Facile quand il vous apprend de bonnes nouvelles. Mais quand vous cherchez un soutien et qu’il est là, en face de vous, à déballer les faiblesses, les bêtises de votre progéniture, vous n’en menez pas large. Et, selon votre tempérament, vous réagissez violemment ou vous vous écroulez. Vous comptiez bien sur le prof, pourtant. Et lui comptait sans doute aussi sur vous. Mais les choses ne sont souvent pas dites et quand elles le sont, elles sont mal dites. Alors, pensez-y, et en douceur, répétez-lui que vous ne pouvez pas accompagner votre enfant dans son parcours scolaire sans ses conseils, sans son soutien. C’est (presque) sûr, il vous répondra avec la même affabilité. Suffit d’essayer, non ?

Grands-parents, vous faites (presque toujours !) du bien 

C’est vrai, on en marre de vous entendre dire « qu’avant on préparait la panade comme ça », « qu’avant les ados ne brossaient pas les cours comme ça », « qu’avant… ». Mais il y a des jours où vous nous remettez quand même un peu la tête en place ! C’est le cas pour cette maman qui n’osait pas dire non à son ado qui voulait sortir bien au-delà de minuit. À pas encore 16 ans ! De passage chez ses parents, elle nous dit avoir été tellement désemparée qu’elle y a vidé son cœur. À quoi son père lui répondit : « Pourquoi craindre que ton fils ne t’aime plus ? Dans pareille situation, nous on s’en fichait, on disait à ton frère : ‘Bon, tu vas au lit et on en reparle demain’. On n’était pas des parents maltraitants pour ça ! ». Ah, la parole libératrice qui vous fait comprendre que votre gosse n’est pas là pour vous rendre heureux, mais pour faire sa vie grâce à vous. Promis, papy, mamy, en 2014, nous serons plus à l’écoute de ce que vous nous transmettrez. Mais permettez-nous de faire un tri…

Vacances : c’est le moment de « réseauter »

Vous venez de rentrer de congé, mais celui de carnaval, suivi de Pâques et de l’été, sont déjà là, à pointer du nez. Alors rêvez vos vacances et utilisez vos amis et les amis de vos amis, des parents comme vous qui cherchent les mêmes bons plans que vous. Traquez les groupes liés aux vacances, aux locations, aux échanges. Faites le tour des forums consacrés aux voyages, isolez ceux qui vous conviennent le mieux puis ciblez les rubriques qui vous intéressent. Sans ce tri, vous y passerez vos nuits. Sur le net, vous trouverez aussi des sites d’achats groupés où les voyages sont bien représentés, mais attention, lisez et relisez bien entre les lignes. Et n’hésitez pas, si vous avez un doute en matière juridique, à poser la question à un professionnel.

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Mieux vivre ensemble... à la maison

Nous avons l’impression que nous passons la majorité de notre temps ailleurs qu’à la maison. C’est sans doute vrai en semaine… si nous décomptons la nuit. Il n’en reste pas moins que c’est sur ce territoire-là que nous pouvons faire bouger les choses pour qu’elles tournent plus rond. Décider, par exemple, de faire une chose après l’autre et pas tout en même temps. D’accord, c’est un sacré exercice, de la haute voltige même, quand nous passons en revue tout ce que nous devons boucler en un peu moins de deux heures, le soir au retour de l’école. Les devoirs s’ils ne sont pas terminés (et ça arrive souvent !), le souper (avec légumes frais, s’il vous plaît), le bain pour le plus petit (les grands se débarbouillent comme ils peuvent) et au milieu de tout ça, garder un œil sur l’écran du plus grand qui surfe allègrement, être attentive à votre deuxième (ou attentif pour le papa, mais c’est rare qu’il soit sur le pont à cette heure-là !) qui essaie tant bien que mal de vous dire combien sa récré fut pourrie pendant que le plus petit s’accroche à votre jambe pour jouer « un peu ». Ouf ! Comment faire pour donner du temps pleinement dédié à l’un, à l’autre jusqu’ à l’heure du coucher ? Quelques propositions ci-contre. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les partager avec nous sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... en couple

Mieux vivre ensemble en couple, c’est oser la tendresse, la confiance, c’est oser l’amour. Autant d’ingrédients qui donnent une des meilleures recettes pour avoir des enfants épanouis qui grandissent bien. « Vous croyez encore aux contes de fées ? », interrogent, un brin sarcastiques, certains d’entre vous. Non, mais nous croyons que la vie de couple est un travail à plein temps et que ce qu’on y gagne mérite de s’y atteler. Celles et ceux qui sont seuls avec des enfants savent combien la solitude est dure à supporter sur la longueur. L’homme avec un grand H n’est pas fait pour vivre seul. Alors, face aux petits agacements, le bruit de la petite cuillère dans la tasse de café, la salle de bain toute éclaboussée, le feuilleton (bête, mais bête !) qu’il faut surtout ne pas rater, face à ces petites choses qui électrisent l’air conjugal, il est bon de respirer un bon coup, de s’ébrouer de toutes ses idées et images assassines et de se rappeler pourquoi elle, pourquoi lui. « Il faut revenir à ses fondamentaux », proposent les experts ès amour. Jean-Claude Kaufmann, sociologue, a publié chez Armand Colin tout un ouvrage sur la question intitulé : Agacements. Les petites guerres du couple. Quand on dépose tous ses « Je tiens à lui, à elle parce que », ça fait déjà un joli puzzle qui nous fait chaud au cœur et qui nous aide à redoubler d’énergie pour traverser la monotonie du quotidien.
Votre couple, malgré vos efforts, s’est quand même défait ? Retournez au commencement, revisitez l’histoire dans laquelle se sont ancrés vos premières passions, vos premiers projets et racontez-la à vos enfants. Partagez vos plaisirs, les entraîner dans vos rêves leur donne une force qui les pousse vers le futur. Ci-contre, des expériences que nous voulions partager avec vous. À vous de les multiplier, de les enrichir… et de les transmettre à votre tour sur redaction@leligueur.be

 

Mieux vivre ensemble... entre frères et sœurs

« Tuez-vous, mais sans bruit ! », hurle la mère excédée par les disputes incessantes de ses deux gamins. C’est peu, deux ans et quelques mois de différence, et cet écart (un juste écart !) aiguise les rivalités. C’est que le droit d’aînesse, de nos jours, a disparu et chacun, chacune se sent l’égal de l’autre. On dit que les choses s’arrondissent avec l’adolescence… mais des sœurs, des frères restent encore ennemis longtemps, parfois même toute une vie. Aujourd’hui, les relations se compliquent… du moins c’est ce qu’on imagine quand se croisent sous le même toit sœurs, frères, demi-sœurs, demi-frères et « quasi » frères ou sœurs, ceux qui partagent la même adresse sans être du même sang. Et nous, les parents, nous sommes à la tête de cette petite entreprise avec la tentation parfois grande de mettre tout ce petit monde dans le même panier. Mais le premier ne veut pas qu’on fasse l’amalgame avec le deuxième. La petite dernière n’est pas pareille que la grande sœur. Chacun, chacune veut affirmer sa singularité, jusqu’à faire perdre parfois le nord à papa, à maman qui essayent vaille que vaille de prêter la même attention, la même dose d’amour, les mêmes exigences aussi aux uns et aux autres. Ah, le vivre ensemble des frères et sœurs ! On n’imagine pas combien les relations (ou l’absence de relations) vécues entre eux conditionnent leurs amitiés, leurs amours, le métier qu’ils investiront… N’est-ce pas d’ailleurs au cœur de la fraternité que chacun a appris à vivre et déjouer les conflits ? C’est pour cela sans doute que les psys de tout poil encouragent l’expression de l’agressivité, redoutant tout ce qui peut être violence larvée. Il n’y a donc plus qu’à reconnaître qu’on a détesté (ou qu’on déteste encore) tel frère, telle sœur, l’exprimer verbalement et tenter d’aider ses enfants à construire entre eux d’autres liens, un mieux vivre ensemble. Sans forcer l’amour… Ci-contre, quelques trucs pratiques à multiplier, enrichir… et à partager avec nous si vous le voulez bien sur redaction@leligueur.be