Vie de parent

Moins stresser

Moins stresser

0-2 ans : dormez !

On ne va rien vous apprendre, parents de jeune·s enfant·s, vous êtes fatigués. Ce qui conduit au plus mauvais cocktail qui soit : fatigue-stress-angoisse-énervement. Il est donc impératif de trouver des solutions pour récupérer. Par exemple, chacun son tour veille bébé. Rien ne vous empêche aussi de taper à la porte des grands-parents, des tatas/tontons, des amis pour demander de l’aide. Vous avez souvent l’impression que personne ne peut vous remplacer ? Faites confiance à l’entourage. Au pire, ils passeront une nuit abominable, mais eux auront tout le loisir de récupérer la nuit suivante. On insiste particulièrement chez les monoparents qui ont l’impression d’emmerder leur entourage : rien ne vaut une bonne nuit de sommeil pour affronter de nouveau votre petite terreur des rêves.

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0-2 ans : sortez, c’est l’hiver

On ne va pas vous cacher plus longtemps cette grande vérité : un bébé en hiver, c’est un peu plus compliqué qu’un bébé des beaux jours où vous êtes sans arrêt dehors à profiter des espaces verts et des longues balades bucoliques. Mais ne laissez pas le mauvais temps l’emporter. Quand la fameuse heure du bébé surgit : vers 17h-18h, pères de tout bord, enfilez votre porte-bébé, votre parapluie et tout l’armada qui va avec. D’abord pour laisser les mamans souffler, ensuite pour sortir faire un petit tour histoire que tout le monde décompresse avant le combo : souper/bain/pyjama/lectures (pour le reste de la fratrie)/dodo. Ça change du train-train. Et c’est hyper bénéfique… pour tous.

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1-3 ans : une tétine sur la table de chevet

2 heures du matin. Un pleur vient déchirer le sommeil en deux. Vous vous levez, comme vous avez appris le dossier sommeil par cœur, vous savez qu’à cette heure, votre petit·e est dans une phase de sommeil délicate, mieux vaut éviter de rester trop longtemps dans la chambre. Les risques ? Casser son cycle. La tute est souvent le gros problème. On la cherche dans le noir. On s’énerve. L’enfant s’impatiente. Pire encore, on rallume la lumière. L’idée est donc très simple : laissez trainer quelques tétines de secours sur votre table de chevet, près du lit de bébé, sur une commode, au pied du berceau… Collez-lui dans le bec. Et repartez reprendre vos rêves là où vous les aviez laissés.

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0-5 ans : la personne de confiance

Allez, parents, respirez. Autorisez-vous à le faire. Une heure ou deux par semaine pour votre pomme. Regonflez les batteries. Ces heures de récupération sont capitales. Vos petits sentent votre état de tension. Comment le diminuer ce stress ? En suppléant. Un·e baby-sitter de temps en temps. Vous le ou la choisissez en fonction de vos critères, certes, mais surtout, vous acceptez que cette personne de confiance ne fasse pas tout comme vous. Règles, rythmes, codes, rites... Vos enfants comprennent parfaitement que le cadre varie selon le lieu ou la personne qui les entoure. Et vous n’avez plus qu’à profiter joyeusement de vos quelques précieuses heures de détox parentale.
► À défaut d’un entourage présent, pourquoi ne pas faire appel au service baby-sitting de la Ligue des familles, par exemple ?

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3-5 ans : si on chantait ?

Pourquoi ne pas tout faire - comme le prophète Sardou - en chantant ? Quelle bonne idée. Une petite chansonnette permet de bien démarrer la journée : rigolote, improvisée, pédagogique, avec des gestes, des pas de danse, au moment de s’habiller, de conduire les enfants, de les retrouver, le soir avant de se coucher… On les adapte en fonction des circonstances, du programme, des aventures du quotidien. Chantez à propos de vos enfants, de vous, de la vie. Soyez les muses de votre propre existence.

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3-7 ans : bien présent dans l’instant

Pouah, les gestes répétitifs, quelle plaie ! « Mets ton manteau. Enfile ton casque. Prends ton cartable ». En réalité, tout cela, c’est du temps passé avec son enfant. Au lieu de vous en débarrasser ou de le subir, soyez pleinement avec lui. Plutôt que de le charger, encouragez-le. « D’abord ta main droite, puis ta main gauche… c’est très bien ». Le fait d’être concentré et attentif évite de penser à l’heure qui file. Oui, à 8h14 vous êtes censés être en route, mais une minute en plus, qu’est-ce que ça coûte au fond ? Transformez ces moments de course contre la montre en un temps de qualité. Vous ne perdez pas plus de temps et toute la petite troupe décolle sereinement.

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3-9 ans : le groupe WhatsApp de parents

Vous savez qu’au Ligueur, on vous encourage toujours à vous organiser entre parents. On se sent plus forts, plus solidaires. Pour les activités du mercredi, pour le ramassage scolaire, pour les sorties, pour les infos de l’école. En cela, différentes plateformes peuvent vous aider. Le coup des mails collectifs peut s’avérer plus fastidieux qu’autre chose. Une façon rapide et efficace de procéder ? Le groupe WhatsApp. Tout le monde reçoit les infos en même temps. Le mardi soir, on s’envoie un simple petit « Salut, c’est bien toi qui récupère Julius et Zaineb demain soir ? ». Juste histoire de se rassurer et hop, c’est parti. Le seul point délicat consiste à bien se répartir les roulements. On vous met en garde sur l’art délicat de la communication entre parents > Bonjour, c’est classedevotreenfant@ecole.be

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5-10 ans : mots pour maux

Être parent, ça ne veut pas dire être invincible. Vous aussi, vous traversez des épreuves. Et vos enfants ne sont pas des petites figurines de porcelaines fragiles que vous devez protéger coûte que coûte des méchants maux extérieurs. Mettez des mots dessus. Pour un enfant, c’est dur de ne pas comprendre pourquoi maman/papa est triste. Expliquez votre chagrin à hauteur d’enfant. De façon simple, sans rentrer dans des détails impossibles qui pourraient l’angoisser. Par exemple : « Papa a perdu son travail parce que son usine a fermé. Je suis triste car j’aimais bien ce boulot ». Évitez en revanche de vous étendre sur le fait que vous craignez de ne plus pouvoir rembourser la maison ou faire les courses. Expliquez-lui que vous allez rebondir vite. Ça ne fera que vous convaincre en plus.

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6-12 ans : dressez un tableau des corvées

On vous en parle souvent, parce qu’on ne jure que par lui : le tableau des corvées. On va même vous faire faire un peu de bricolage. Sur une planche ou sur un des placards de la cuisine, vous allez repeindre un espace couleur ardoise (que l’on trouve dans tous les magasins de bricolage). Vous tracez des colonnes à la craie avec les prénoms de toute la tribu. Et vous listez : « Linge-Vaisselle-Aspirateur-Rangement-Poubelles, etc. ». Et vous répartissez les rôles. Vous allez voir : les enfants ne boudent pas leur plaisir. Votre seul défi : faire en sorte que ce beau tableau des corvées soit lu… tous les jours… par tous.
► Pour vous aider, pensez à l’appli Pixy qui permet de mieux s’organiser. On vous en dit plus > Anne-So et Charlotte déchargent la charge mentale.

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6-9 ans : aidez votre enfant en toute décontraction

« Roh, mais tu ne comprends rien, t'es une vraie quiche ». Vous avouerez que ce n’est pas ce qu’il y a de plus constructif. Votre rôle, c’est de montrer que l’obstacle sur lequel votre enfant bloque est facilement contournable. Et pour cela, rien de plus fort que faire les choses ensemble, si possible en s’amusant. Il n’arrive pas à écrire convenablement ? Plutôt que de faire des lignes rébarbatives, musclez-le. Trouvez des tas de petits jeux où il faut tenir un crayon. Il a horreur des chiffres ? Rendez-les concrets. Par le biais de petites manipulations type Lego, recettes de cuisine. Acceptez simplement que votre enfant aille à son rythme et qu’il n’emprunte pas nécessairement le même chemin que vous.

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4-10 ans : faites-leur manger des légumes

Facile à écrire, impossible à appliquer, pas vrai ? Est-ce que vous avez essayé en vous amusant ? Par exemple, il ne mange que des pâtes, alors râpez des courges ou des carottes et présentez-lui comme son féculent préféré. Pourquoi pas avec une pointe de ketchup. Vous pouvez même le rassurer. Du style : « C’est normal que tu n’aimes pas le goût. On dit qu’un enfant doit manger dix fois un brocoli avant d’aimer ça ». Vous pouvez même vous livrer à un petit troc. Si, dans la semaine, il mange trois légumes et trois fruits différents, promettez-lui une coulante pizza quatre fromages. Quel rapport avec le stress ? Plus vos petits gourmets auront une alimentation saine, plus ils seront en bonne santé et donc détendus. Vous pouvez même leur dire que manger des légumes influe sur la bonne santé mentale de toute la famille.
► Tous nos conseils > Help, il ne mange pas ses légumes.

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6-11 ans : les devoirs ? On se détend

Un seul mot d’ordre : vous ne pouvez pas travailler à la place de votre enfant. Souvent, c’est de là que débute le conflit. Établissez donc une répartition des tâches. Votre rôle peut, par exemple, consister à consulter tous les jours son journal de classe. Établir le temps de travail. Relire le devoir. Bien sûr, si les devoirs sont un supplice, secondez sans vous culpabiliser. Demandez de l’aide. Mieux vaut recourir à une aide extérieure : étude dirigée, école des devoirs, marraine, grands-parents et, si nécessaire, une logopède.
► On vous en dit plus sur l’école des devoirs  > Quel stress, les devoirs.

Yves-Marie Vilain-Lepage