Vie de parent

Mon enfant, ses profs et moi... une équipe de choc(s)

« Vous n’avez pas à me dire comment éduquer mes enfants », dit l’un. « Vous n’allez pas m’apprendre mon métier », répond l’autre. Prés carrés et préjugés alimentent la méfiance entre parents et professeurs. C’est ce qui ressort de nos entretiens avec vous, les parents mais aussi avec vos enfants et leurs enseignants. Comment rendre cette relation triangulaire sereine ? Voilà une question vieille comme le monde... enfin, comme l’école.

Mon enfant, ses profs et moi... une équipe de choc(s)

À l’occasion de cette rentrée scolaire, cette relation de qualité est au centre de  plusieurs dispositifs du Pacte d’Excellence qui entrent en vigueur ce 1er septembre. Ceux-ci visent précisément le renforcement des liens entre parents, profs et élèves. Par exemple, le décret sur la charge des enseignants rend obligatoire la participation des enseignants aux activités extrascolaires telles que les fancy-fairs, marches parrainées, spectacles de fin d’année, etc.

Face à cet élan de nouvelles mesures, la rédac’ a eu envie de se pencher sur l’efficacité des moyens déjà existants. Les formes sont multiples mais demandent l’investissement de chacun. Là est tout le paradoxe : par exemple, vous, les parents, demandez un contact plus fluide avec les professeurs mais quand il s’agit de s’impliquer dans la vie de l’école, ce qui permet de resserrer les liens, c’est plus compliqué.

Une solution prônée par la Pacte d’excellence, c’est le conseil de participation. Cet organe est déjà obligatoire mais n’est pas souvent mis en place. Or, c’est via ces réunions que direction, pouvoir organisateur, profs, PMS, parents, élèves et personnel d’encadrement peuvent se concerter sur la vie de l’école. Un brol en plus ? Cela risque de l’être si les différents acteurs ne lui donnent pas de sens : celui de parler des questions quotidiennes des enfants et donc de leurs parents.

Ce type de réunion traditionnelle a-t-il encore sa place dans le milieu scolaire, alors que se développent, grâce à la numérisation, de nouvelles applications qui facilitent les contacts ? On aurait tendance à répondre par l’affirmative, les applications nécessitant une connexion internet ou un smartphone, ce à quoi tout le monde n’a pas accès.

À la barrière numérique s’ajoute parfois celle de la langue. Pourtant, nous verrons que, même dans ces cas-là, il est possible de mettre en place des projets où chacun arrive à parler, à se parler. C’est la clé pour que le mot « choc » reste au singulier dans le titre de notre dossier et dans votre quotidien de parent.

Alix Dehin et Marie-Laure Mathot