Vie de parent

« Oups, le stage Adeps des enfants
est annulé cet été ! »

L’Adeps, qui organise nombre de stage sportifs durant l’été, est en train de contacter des parents qui avaient réservé des places pour les grandes vacances. Avec, à la clé, parfois une mauvaise nouvelle. Plusieurs stages sont annulés et il s’agit de trouver des formules de rechange.

« Oups, le stage ADEPS des enfants est annulé cet été ! »

« C'est donc avec un grand étonnement que je viens de recevoir aujourd'hui ce mail de l'Adeps m'annonçant que les deux stages en internat que j'avais réservés n'auront finalement pas lieu ». Témoignage de Deborah reçu ce jeudi.

Ses enfants sont directement concernés par la restructuration des stages qui est en cours à l’Adeps. Restructuration qui devrait être bouclée pour vendredi soir et qui risque de susciter le mécontentement dans quelques familles. C’est le cas chez Deborah : « C'est incompréhensible alors que nous sommes dans une phase d'assouplissement, que les indicateurs épidémiologiques sont au 'vert' et que les experts pointent le fait que les enfants sont moins touchés par le Covid-19 et qu'ils ne sont pas vecteurs. Au contraire, pour leur bien-être général, il importe qu'ils puissent avoir des contacts avec d'autres enfants et faire des activités sportives ou pédagogiques. Cela a été pointé par les experts du GEES ».

Du côté de l’Adeps, on affirme devoir composer avec d’autres contraintes, celles fixées par le Conseil national de sécurité. Michèle Van Oosten, directrice de la coordination des centres sportifs, s’explique : « On est en train de revoir notre programmation à la lumière de ce que nous devons mettre en application. Le site internet est bloqué jusqu'à demain ».

Bref, à l’Adeps, on dit ne faire qu’appliquer les mesures de déconfinement édictées par les autorités. Un feu vert a été donné aux stages d’été, certes, mais avec des mesures à respecter. Des mesures qui, concrètement, ne sont pas toujours compatibles avec l’organisation de certains événements, les activités sportives de contact par exemple.

Rush attendu sur le site de l’Adeps ?

« Là, pour l’instant, déclare Michèle Van Oosten, on est en train de contacter les clients pour faire un suivi de toutes les inscriptions. On essaye de donner des solutions alternatives ». Une situation qui ne rassure pas Deborah : « Nous sommes renvoyés vers d'éventuels d'autres lieux qui ne seront pas connus avant demain soir... et seront certainement pris d'assaut ou pour lesquels les activités ne correspondront pas forcément aux choix des enfants. »

Tout se fait dans l’urgence. Au service administratif chargé de la promotion du sport en Fédération Wallonie-Bruxelles, on concède que tout doit se gérer en peu de temps et que la tâche n’est pas aisée. Ce jeudi, il n’était ainsi pas toujours facile d’identifier pour quelle raison tel ou tel stage passait à la trappe.

En attendant, des solutions alternatives sont donc proposées. Les parents sont renvoyés vers d’autres centres Adeps pour y inscrire leur enfant. Des inscriptions qui passeront notamment par un site dont le contenu ne sera accessible que ce vendredi à 20h. À ce moment-là, la réorganisation de l’offre de stages et les places restantes seront visibles.

Le cas de l’ADEPS n’est pas isolé

Quid de l’argent versé pour les réservations ?  « Pour les parents qui ont payé totalement ou en partie le stage, les remboursements auront lieu rapidement. En cas de réinscription dans un autre centre Adeps, il n’y aura pas de transfert de paiement », nous précise-t-on dans un des centres contactés. Quoi qu’il en soit, si annulation il y a, il ne faut pas hésiter à téléphoner au centre sportif concerné pour avoir des explications et se faire conseiller d’autres stages.

L’Adeps n’est pas le seul organisateur à devoir annuler des stages. Ce matin, dans le journal L’Avenir, l’asbl Promosport, active en province de Namur, confirmait (comme d'autres) avoir dû supprimer une vingtaine de stages sur soixante prévus. Certains étant encore en balance, comme ceux de piscine.

« On attend la réponse du gouvernement, glissait le directeur de l’asbl. Mais nous avons peu d’espoir ». Pour le reste, « les parents vont devoir accepter d’inscrire leur enfant à une autre date ou bien dans une autre province. Il faudra faire preuve de flexibilité ». Pas sûr que cette réponse satisfasse toujours les parents concernés…

T. D.

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