Vie de parent

Parents, attention, nos enfants
nous regardent !

L’exemple ! Voilà un mot qui ne sonne pas léger à nos oreilles. Et pourtant, nous savons que ce substantif est incontournable si nous voulons réussir ce travail de longue haleine qu’est l’éducation de nos mômes. Alors, on le revêt… même si, certains jours, nous le portons un peu comme une cotte de mailles.
Car parler aux enfants des grandes valeurs qui nous sont chères, comme l’empathie, la solidarité, le partage, l’altruisme, est une chose. Passer du discours à la réalité en est une autre.

Parents, attention, nos enfants nous regardent !

Chaque jour, comme parents, nous devons nous souvenir que l’exemple vient des « grands » ! Un exercice pas toujours évident où nous devons sans cesse nous rappeler à l’ordre. Non, je n’injurie pas l’automobiliste devant moi, même s’il m’a fait une queue de poisson. Non, je ne dis pas des gros mots en trébuchant sur les baskets de mon ado, mais je lui rappelle fermement les quelques règles d’ordre. Etc., etc.

Traquer le mauvais exemple

De ces situations où nous nous retrouvons souvent pris entre deux feux ou à bout d’arguments face à des explications trop complexes, le Ligueur a voulu en faire un jeu sur le modèle de celui des sept erreurs. Ici, les parents rencontrés à cette occasion nous ont livré tellement d’anecdotes où le plus souvent ils se retrouvent dans un cul-de-sac que nous pourrions appeler ce jeu celui des dix, quinze, vingt  exemples loupés.
Comment se dépêtrer de ces faux pas ? Garder son calme en toute circonstance et rattraper le coup manqué ? Comment surtout ne pas perdre la dose d’humour qui allège la chose et permet de remettre les compteurs à zéro ?

Sous haute surveillance

Le bon exemple se retrouve à plusieurs degrés. Dans le mode de vie choisi, comme Carl, deux enfants, qui sous la pression n’arrête pas de courir jusqu’à brûler les feux, au grand dam de la maman. Dans les comportements contradictoires sous l’emprise des sirènes de la consommation, comme Jonathan qui rappelle à ses deux enfants qu’ils doivent décoller de leur smartphone alors que lui est toujours le nez dessus. Dans la logique de l’enfant, qui détecte tout de suite la faiblesse de la règle, comme les aînés de Vincent qui ne comprennent pas pourquoi ils sont interdits de rot alors que le bébé doit en faire.
Oui, nous, les parents, sommes sous haute surveillance…

Ne plus en faire qu’à sa tête

Les enfants apprennent la vie en nous regardant. Il faut donc leur montrer qu’on n’a pas seulement des centimètres en plus, mais qu’on est aussi un adulte dans sa tête et qu’on respecte (presque toujours ?) les règles qu’on prescrit à l’ensemble de la maisonnée.
Faut-il pour cela aller au lit à 20h ? Les enfants ont toujours des difficultés à comprendre que les limites ne sont pas pareilles pour eux que pour le monde adulte. Papa ou maman ont le droit d’ordonner de ne pas sauter sur les fauteuils, mais la gamine ou le gamin sont priés de ne pas jouer au petit chef pour la gestion des écrans. Pourvu que papa et maman n’y soient pas collés eux aussi.
Nous ne mesurons pas toujours très bien à quel point l’image que nous donnons de nous-mêmes est essentielle pour nos enfants.

Myriam Katz