Vie de parent

Pas de session d’examens en décembre ? Cela dépendra des écoles et de leurs pouvoirs organisateurs

Ce matin, l’administrateur général du réseau de l’enseignement officiel s’exprime dans le Soir. Dans ses écoles, il n’y aura pas d’examens de repêchage en septembre, ni d’examens en décembre. Et cela afin de gagner des semaines d’apprentissage, pour « rattraper » le retard Covid. Attention, si le mot d’ordre est fort, il ne concerne pas toutes les écoles. Loin de là. Explications.

Pas de session d’examens en décembre ? Cela dépendra des écoles et de leurs pouvoirs organisateurs

Ces dernières semaines, on a été habitué à des mesures dictées par le Conseil national de sécurité. Celui-ci imposait des règles sanitaires pour lutter contre la pandémie. Ces règles étaient à respecter. De façon formelle. Ensuite, elles étaient adaptées dans les différentes écoles en fonction de la réalité, mais avec un cadre minimum auquel il fallait coller. L’idée est la même lorsque la rentrée se décline en couleurs pour que chaque école sache comment réagir si le coronavirus reprend vigueur à la rentrée.

Ce matin, autre décision, celle prise par WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement). Objectif : perdre le moins de temps possible pour se focaliser sur les apprentissages. Le Soir nous apprend que des sessions d’examens ne seront pas organisées comme celle de rattrapage en septembre ou celle de décembre. Suppression des sessions ne veut pas dire absence d’évaluations durant le premier trimestre.

« Les évaluations formatives et les évaluations continues au fil de l’année demeurent d’usage, précise l’administrateur délégué, Julien Nicaise. Ce que nous ne voulons pas, c’est mobiliser l’établissement et l’équipe pédagogique plusieurs semaines durant pour des bilans et des évaluations sommatives. »

Se renseigner auprès de l’école pour y voir plus clair

Très bien, mais les parents se posent une question : mon enfant est-il concerné ? Il faut savoir que WBE (Wallonie-Bruxelles Enseignement) ne représente pas toute la population scolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles. C’est un « gros pouvoir organisateur public » qui représente 15% de celle-ci. Ses décisions sont donc valables pour son réseau (l’officiel) et dans certaines années (surtout dans le secondaire) ou orientations (les primaires dépendent plus souvent des communes et le qualifiant, le professionnel peuvent relever des provinces). C’est donc loin de concerner tous les élèves.

Bref, pour avoir une vision claire de ce qui va se passer dans son école, il s’agit de se tourner vers elle afin de savoir comment s’organiseront les premiers mois de l’année scolaire. Du côté du SeGEC, réseau catholique (enseignement libre), on souligne que des recommandations sont émises aux écoles qui lui sont attachées, mais sont appliquées en fonction des réalités de chaque établissement et des volontés des PO.

« Ainsi pour la session de rattrapage en septembre, souligne Conrad Van De Werve, directeur de la communication au SeGEC, nous conseillions déjà auparavant aux établissements de ne pas en organiser. Pour le reste, c’est sûr que les écoles devront s’adapter à une nouvelle réalité, mais ce sont les pouvoirs organisateurs des écoles qui fixeront leurs modes d’action. »

Bref, au-delà des fameux « codes couleurs » prévus en fonction de l’évolution de l’épidémie de Covid-19, cette rentrée scolaire 2020 sera forcément différente des autres et demandera des aménagements, notamment au niveau des sessions d'examens. Une certitude, un contact direct avec l’école sera toujours la meilleure attitude à adopter pour avoir les idées claires.

T. D.

Sur le même sujet

La rentrée de septembre ? Les scénarios se précisent, mais…

En septembre, prochain, ce sera la rentrée scolaire pour tout le monde. Aujourd’hui, les 4 scénarios évoqués ces dernières heures ont été un peu précisés lors d’une conférence de presse données par les différentes Communautés. Avec d’emblée une grosse différence entre le fondamental et le secondaire. Le premier rentrera (presque) normalement. Le second, lui, devrait rentrer au maximum quatre jours par semaine en présentiel avec un jour minimum de travail à distance. Voici les derniers éléments.