Vie de parent

Pépites en vrac

Pépites en vrac (28/8/19)

► L’archive du Ligueur

Mai 1948 : la naissance de votre magazine préféré

« Il est venu au monde sachant lire et écrire : c’est ce qui lui vaut de se présenter lui-même à ses parents et amis ». Nous sommes en 1948. L’enfant « né vigoureux et résistant » s’affirme « sans peur et sans reproche ». S’il profite de l’humour de ses géniteurs, il se veut aussi déjà combatif. En gras et majuscule, la phrase « il ne se laissera pas faire » explose comme une promesse qui sent le combat.

Les vieux numéros du Ligueur, ils accompagnent notre rédaction depuis toujours. Reliés, rangés sur des étagères, ils exposent leurs tranches, le millésime trahi en lettres dorées. Dans cette nouvelle rubrique, vous allez découvrir quelques perles de nos archives, qui s’étendent sur plus de septante ans d’aventures éditoriales. Parfois, ce coup d’œil dans le rétroviseur fera sourire, de temps en temps il sera chargé d’émotion. Et, souvent, il mettra en relief la pertinence d’une approche qui, si elle a évolué avec le temps, s’est toujours attaquée aux questions essentielles qui touchent les familles. Ainsi, au sommaire du tout premier numéro retrouve-t-on les thématiques de l’éducation, de la pédagogie, du logement et des allocations familiales.

Plus anecdotiquement, sachez qu’en mai 1948, le traditionnel et « léger » menu du dimanche se compose d’un potage printanier, de barquettes au chou-fleur, de paupiettes liégeoises, de pomponnettes et de carrés aux fruits. Le Premier ministre s’appelle Paul-Henri Spaak. Et on s’abonne au Ligueur pour 45 francs. Quant à la télévision, elle n’est pas encore au sein des familles comme l’illustre le dessin reproduit ci-dessus.

Amusante aussi, la rubrique « système D » qui livre conseils et astuces. De la chaux vive et du blanc d’œuf pour recoller la porcelaine. De l’eau de pluie et de la pâte d’argile douce pour nettoyer les peintures. Autant de procédés écologiques qui, après une longue parenthèse chimico-détergente, retrouvent aujourd’hui les faveurs des citoyens écoresponsables.

► La bonne idée

Et si on s’offrait une bulle de lecture en plein festival musical ?

Ce n’est un secret pour personne. Au Ligueur, on adore les livres jeunesse. Pas seulement parce qu’ils peuvent être beaux, mais surtout parce que ce sont de formidables outils de partage. On applaudit donc l’initiative du festival Esperanzah ! qui, dans les nombreuses activités de son village pour enfants, avait prévu une « Cabane à Histoires ». Derrière les palissades en palettes recyclées, un fauteuil rouge, des livres, un public, un raconteur, une raconteuse. Alors que sur les scènes du célèbre festival de Floreffe, des groupes s’adressent tout en décibels à des centaines de spectateurs, quelques oreilles attentives se laissent séduire par un débit de mots plus lent, plus intimiste. Un loup s’invite. Un canard aussi. Et puis encore ce bruit que font les personnes qui essaient de ne pas faire de bruit.

On ne peut s’empêcher de faire le lien avec « Lire dans les parcs » qui a investi les parcs de Bruxelles et de Wallonie cet été. Au grand air, animatrices et animateurs ont de nouveau fait découvrir le plaisir de la lecture aux enfants de 3 à 10 ans. Dans les deux cas, on applaudit et demande un rappel.

Des suggestions de livres jeunesse ? On en a plein pour vous ici.

► L’action de la semaine

Faire des parcs des lieux de rencontres et d’échanges

Au moment de faire le bilan des bonnes initiatives de l’été, l’animation du parc Josaphat à Schaerbeek s’est imposée comme une évidence. Pour sa quatrième édition, « The park to be » a rempli ses promesses. Séances de yoga, peinture végétale, éveil musical, zumba kids, taekwondo, animations scientifiques, ciné en plein air, découverte des animaux de la ferme : l’agenda que l’on passe en revue surprend par sa richesse, sa diversité. « C’est clair que cette variété est une des clés du succès, analyse Gilles, un des organisateurs, cela permet d’attirer tous les publics. De satisfaire tous les membres de la famille ». Cela demande de l’organisation. Pas un jour sans activité et pas un week-end sans thème. « Même lorsqu’il pleut, on sort les tentes car même sous les gouttes, les gens nous rejoignent ». Objectifs de l’action : permettre à ceux qui ne partent pas en vacances de se divertir, tous les jours, à deux pas de chez eux, mais aussi de découvrir un parc dont Gilles et son équipe exploitent toutes les ressources. « Ce qui est enthousiasmant, c’est de voir que les gens viennent de plus en plus nombreux. Il y a une vraie demande ». Les dernières propositions de ces 29 et 30 août ? Initiation au hip-hop, aux percussions et au qi gong (une gymnastique douce).

Des renseignements sur « The Park To Be » ? 010/45 79 81 - theparkto.be

► Le chiffre

20 %
d’activités « famille » aux Journées du patrimoine

Une semaine avant Bruxelles, la Wallonie organise ses journées du patrimoine (7 et 8 septembre). L’occasion de découvrir, cette année, des bâtiments restaurés ou réaffectés. Plus de 400 lieux de visites ont été sélectionnés et, bonne nouvelle, une fois sur cinq des activités familiales sont prévues. Cela va du simple château gonflable à l’atelier de bricolage, en passant par des quiz, des jeux de piste et des stands de grimage. On vous conseille vivement d’aller sur le site des Journées du patrimoine pour vous inspirer. Comme d’habitude, n’hésitez pas à passer un coup de fil pour vous faire confirmer la tenue de l’activité. Un petit appel téléphonique vaut mieux qu’une grosse déception. Nous avons identifié, pour vous, quelques initiatives originales dans notre rubrique « tribu curieuse » (p.30-31) qui tous les quinze jours vous partageront des bons plans de sortie en Wallonie et à Bruxelles.

Infos : journéesdupatrimoine.be

► Le coin des gourmands

Une saveur glacée sur le pouce

Un petit plaisir gustatif tient parfois à peu de chose. Il vous reste au frigo un pot de yaourt et 100 g de fruits un peu trop mûrs ? Mixez-les généreusement. Ajoutez un peu de sucre si les yaourts sont natures et, surtout, laissez parler votre créativité. Une fois la mixture bien homogène, il suffit de la verser dans ces petits récipients qui permettent de fabriquer des friscos maison. Laissez prendre au congélateur quelques heures (au moins une paire pour les plus pressés) et puis dégustez. De quoi savourer pleinement et simplement les derniers jours d’été !

► L’objet malin

Tracteurs lilliputiens façon récup’

Ce ne sont pas de simples objets, mais des œuvres d’art. Et si celles-ci ne sont pas à mettre entre les mains d’un enfant, elles peuvent néanmoins servir de très utiles source d’inspiration. Floris Hovers est un designer néerlandais qui travaille pour de nombreuses marques. Il conçoit et réalise des meubles, des vases, des éclairages mais également des jouets. D’où l’idée d’utiliser les déchets de son atelier pour les transformer en œuvres uniques, ludiques et colorées. Cette démarche s’inscrit dans la philosophie de cet artiste qui est « comment faire quelque chose à partir de rien ? ». Venus du néant, donc, ces petits tracteurs craquants. Si cette image vous inspire, on vous en propose quelques autres sur notre page Facebook. Sinon, allez voir les originaux dès le 14 septembre, à la galerie Jacques Cerami, à Charleroi.