Vie de parent

Petite enfance ? Respirez, tout va bien se passer

Petits enfants, grandes angoisses… Eh oui ! Les parents d’ados qui nous lisent et qui ont la mémoire courte nous joueront un refrain bien connu, du type « Peuh, avant l’adolescence ? Trop facile… ». Au Ligueur, on ne pense pas qu’une période soit plus commode qu’une autre. La parentalité, ce muscle qui se travaille tous les jours, ne va pas sans son lot d’angoisses, à tout instant de la vie de parent. Nous allons revenir dessus dans ce dossier, sans être exhaustifs, mais en faisant en sorte que ces peurs se transforment en autre chose. Peut-être même en un sentiment, si ce n’est positif, au moins pragmatique.

Petite enfance ? Respirez, tout va bien se passer

Un puzzle sur mesure

Évidemment, si on parle d’angoisses dans ce dossier, hors de question d’avoir une approche anxiogène. Il est ici question de partir de la réalité des parents. Qu’est-ce qui jalonne la vie d’un adulte fraîchement habité par son rôle de maman ou de papa ? Un tas d’incertitudes. À peine sorti de la maternité, face au monde, son nouveau-né blotti contre lui, tout parent a mesuré son extrême vulnérabilité.
À ce moment de votre vie, vous voilà conscient·e de l’ampleur de la tâche qui vous attend : protéger ce petit coûte que coûte. Jusqu’au bout. Tout le temps. Le plus possible. C’est d’abord beau, et sans doute un peu effrayant, cette quête, cette nouvelle aventure – peut-être la plus importante de votre existence – jalonnée de plusieurs « peut-être » déstabilisants. Pire encore, elle est trop souvent escortée d’un tas de « Tu devrais ».
On vous le répète souvent au Ligueur, être parent, c’est d’abord être sourd. N’absorbez pas toutes les injonctions de votre entourage et tentez le plus possible de suivre votre flair. S’il n’existe pas une angoisse, tant elles sont singulières, il n’existe pas non plus une façon d’agir idéale. Pas une solution toute faite. Pas une réponse prête à l’emploi. Pas un avis unanime. Si vous êtes en quête d’une recette miracle, vous ne trouverez pas votre bonheur dans ces pages. Ici, nous vous proposons des pistes. Piochez, rechignez, contestez, faites et refaites, assemblez le puzzle à votre mesure. À votre guise.

Ça veut dire quoi, angoisse ?

Pour ce dossier, nous avons d’abord réfléchi à tout un tas de circonstances qui jalonnent la petite enfance. La maison et ses mille et un dangers domestiques. Les premiers instants ensemble. L’institution, crèche ou école. D’abord, faut-il pouvoir en trouver une… et la payer. Puis viennent les premiers instants en groupe. Comment notre petit va-t-il s’en sortir dans cette faune hostile ? Enfin, presque le résultat de tout cela, l’enfant au milieu des vôtres. Des siens, donc. Comment se comporte-t-il chez tata ? Comment interagissent-ils, lui et ses grands-parents ? Et quand ils sont loin de vous et qu’ils passent leurs premières nuits ailleurs, portent-ils haut et fort votre étendard ?
Vous l’aurez remarqué par vous-même, inutile de le préciser, le fil conducteur de tout cela, ce sont vos angoisses. Comment pourraient-elles se traduire ? Parce qu’angoisse, c’est bien beau, mais c’est tellement imprécis. Tellement impersonnel. Et si nous nous avouions alors qu’être parent, en réalité, c’est être animé par la volonté de bien faire ? Pour tout un tas de raisons et d’abord une qui semble évidente : votre enfant. Avouez que ça sonne mieux que « Junior dort pour la première fois ailleurs qu’à la maison. Le stress… ». Vous espérez simplement que tout se passe pour le mieux. Voilà donc ce que l’on vous propose à travers les pages qui suivent : identifier véritablement les enjeux autour de vos appréhensions. Puis relativiser. Et trouver par vous-même la piste de solution la plus adéquate. Tout ça en six pages. Nous sommes prêts à relever le défi. Et vous aussi...

Yves-Marie Vilain-Lepage