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Plus de sécurité : à pied

Être piéton, cela s’apprend. Et tôt. Or, l’enfant est particulièrement vulnérable dans la rue : sa petite taille ne lui permet pas de voir, comme nous, les voitures, ni d’être vu par elles. À nous, parents, de lui enseigner les pièges du trafic.

Plus de sécurité : à  pied

Jamais seul !

Il est hors de question de laisser votre enfant seul dans la rue avant 7 ans. Il perçoit mal les distances et les vitesses, identifie difficilement la provenance des bruits et est persuadé que s’il voit une voiture, son conducteur le voit aussi.
Dès 3 ans, votre enfant peut commencer à faire la distinction entre la « route » pour les voitures et le « trottoir » pour les piétons. Règle d’or pour les petits : donner la main en toutes circonstances et marcher du côté des maisons, jamais au bord du trottoir.
Dès 4 ans, il est capable d’apprendre qu’il faut traverser dans les passages cloutés pour traverser la rue.
À partir de 6 ans, il peut entamer de vrais exercices de traversée de rue en votre présence. Exercez-le souvent dans un environnement familier, une rue calme et étroite où les voitures ne roulent pas trop vite.

Seul à pied ?

Il n’y a pas de réponse standard à cette question, tout dépend de la maturité de votre petit. Les spécialistes s’accordent à dire que la conscience anticipée des dangers ne se forme qu’aux alentours de 8 ans et que ce n’est qu’à partir de 11 ans environ que les enfants sont capables de bien évaluer les dangers de la circulation.
À partir de 12 ans, un enfant est suffisamment autonome pour circuler seul. Ce sera à vous de juger s’il est assez mûr pour le faire sans risques.

Trop petit pour être vu !

Autre attention à avoir : rendre votre enfant visible par les autres usagers de la route. Pour cela, veillez à l’équiper de manière la plus « réfléchissante » possible. Selon l’IBSR, un piéton avec des vêtements sombres est visible dans la lumière des phares à 20 mètres contre 50 mètres avec des vêtements clairs. Et s’il porte des éléments réfléchissants, le conducteur l’aperçoit à 150 mètres !

Le jour : mettez-lui des vêtements de couleurs claires, des tons vifs.
De nuit ou en cas de mauvais temps : des vêtements clairs dans lesquels des éléments réfléchissants ont été intégrés. De nombreux magasins de vêtements pour enfants proposent des vêtements sympas comportant des bandes réfléchissantes. Équipez aussi son cartable, sans oublier d’en placer sur les bretelles, les côtés et au dos du sac pour qu’il soit visible sous tous les angles. Ces bandes réfléchissantes s’achètent dans les magasins de bricolage, dans les grandes surfaces, à l’IBSR et auprès des firmes spécialisées en matériel de sécurité. Pour plus d’infos, consultez la brochure de l'IBSR Pour ma sécurité, je réfléchis ! sur www.ibsr.be

Le tram a toujours priorité

Parce qu’un tram n’a pas les mêmes distances de freinage qu’une voiture, qu’il n’a ni le même poids, ni la même adhérence, il a priorité sur tous les autres usagers de la route, y compris quand ceux-ci se trouvent sur un passage protégé, comme les piétons par exemple. Le code de la route est très précis sur ce point, « sauf s’ils y sont autorisés par des feux de signalisation, les piétons ne peuvent s’engager sur un passage pour piétons traversant des rails de tram ou un site propre de tram lorsqu’un tram approche ». À dire et redire à vos enfants.

Et s’il rencontrait le « grand méchant loup » ?

Les dangers de la rue ne se résument pas à la circulation. Vos enfants peuvent aussi être exposés à des ados ou adultes mal intentionnés. Agressions, vol de smartphone… comment leur apprendre à se méfier sans pour autant leur faire percevoir le monde comme angoissant et dangereux ?
« Les enfants sont bien mieux informés qu’avant, confirme la psychologue Myriam Cassen. Sans les rendre paranoïaques, il faut continuer à leur faire passer des messages de prudence. Il faut leur expliquer que certains mots et gestes sont interdits, qu’ils n’ont pas à les subir de la part de qui que ce soit. Il est important de leur apprendre à dire non à des gens qu’ils connaissent ou pas. Il faut les aider à prendre conscience que leur corps leur appartient et que les adultes ne peuvent pas en disposer comme ils le souhaitent... Le message est simple et généralement intégré vers 8-10 ans : ‘Quand je ne connais pas, je ne suis pas’. Et s’ils se font agresser ou racketter, le message est très clair aussi : ‘Tu donnes tout et tu n’essaies pas de répliquer’. Ce n’est pas une attitude lâche, mais une réaction de bon sens. »
Rappelez-lui aussi qu’il n’est pas utile d’exhiber son téléphone, smartphone, MP3 ou autre appareil du genre dans un lieu public. Quant à la poche extérieure de son jean, mieux vaut choisir un autre endroit. 

La sécurité d’abord !

SEUL SUR LE CHEMIN DE L’ÉCOLE : PRÉPAREZ-LE !

  • Identifiez avec lui les endroits qui peuvent présenter un danger (sortie de garage, travaux, voiture mal garée…).
  • Faites-lui observer en permanence son environnement (bruits, signaux lumineux, marquages au sol…) et le comportement des autres (piétons, cyclistes, motards, voitures…).
  • Donnez-lui des conseils concrets en évitant les « Sois prudent », « Fais attention », trop vagues et peu efficaces pour lui.
  • Partez bien à temps afin de ne pas avoir à vous presser et qu’il ne stresse pas à l’idée d’arriver en retard.
  • Soyez exemplaire, vous êtes son modèle de référence. Vos conseils de prudence ne servent à rien si vous ne les suivez pas vous-même.
  • Avant de le lâcher seul, faites-vous emmener par votre enfant à l’école et vérifiez que tous les apprentissages ont bien été acquis.

En savoir +

JOUEZ À LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE

  • Jeux des 7 familles : la sécurité routière, Abeilles Éditions, 2 à 6 joueurs. Dès 5 ans.
  • Mobicité : jeu de société basé sur la coopération. De 2 à 6 joueurs. Dès 10 ans.
  • Optimove, Empreintes asbl. De 4 à 7 joueurs ou équipes. Basé sur le thème de la sécurité routière et l’environnement. À partir de 12 ans.
  • Le mille bornes, Dujardin (eh oui, un jeu !). Deux joueurs et plus. Dès 10 ans.
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Plus de sécurité en auto, à pied, à vélo… dans la cuisine, l’escalier…

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Plus de sécurité : en voiture

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Plus de sécurité : à vélo

La circulation, la pollution, les changements de mentalités nous incitent de plus en plus à utiliser le vélo comme moyen de transport. C’est bon pour la santé, ça ne consomme pas de carburant, c’est facile à garer et c’est écologique… Mais rouler à vélo signifie aussi prendre des précautions. Passage en revue des « incontournables » avec l’Institut belge de la sécurité routière.

 

Plus de sécurité : à la maison - de 0 à 75 cm (moins de 1 an)

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Plus de sécurité : à la maison - de 75 à 116 cm (moins de 6 ans)

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Plus de sécurité : à la maison - de 116 à 158 cm (moins de 14 ans)

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