3/5 ans6/8 ans9/11 ans12/15 ans16/18 ans

Plus de sécurité : à vélo

La circulation, la pollution, les changements de mentalités nous incitent de plus en plus à utiliser le vélo comme moyen de transport. C’est bon pour la santé, ça ne consomme pas de carburant, c’est facile à garer et c’est écologique… Mais rouler à vélo signifie aussi prendre des précautions. Passage en revue des « incontournables » avec l’Institut belge de la sécurité routière.

Plus de sécurité : à vélo

Ne le lâchez pas… d’une roue !

Avant 10 ans, un enfant n’est pas prêt pour rouler à vélo, seul, dans la circulation. Ses 10 ans atteints, assurez-vous qu’il maîtrise suffisamment son engin, qu’il démarre sans zigzaguer, qu’il roule droit même à petite vitesse, qu’il puisse ralentir et freiner correctement (sans mettre les pieds à terre), qu’il conserve une trajectoire rectiligne en tendant le bras ou en regardant à l’arrière.
À partir de là, vous pourrez commencer à rouler en rue avec lui. Au début, placez-vous à sa gauche afin que vous rouliez entre lui et la circulation. Quand il aura un peu plus d’expérience, vous pourrez rouler derrière lui. Montrez-lui l’exemple de ce qu’il faut faire, il vous imitera et prendra ainsi de bonnes habitudes. Les enfants de moins de 9 ans qui ont un vélo dont les roues ont un diamètre de 50 cm maximum peuvent toujours rouler sur le trottoir.

Du tricycle au vélo

Vers l’âge de 3 ans, il est apte à monter sur son premier vélo. Munissez son engin de petites roues qui lui permettront peu à peu de trouver l’équilibre et l’assurance nécessaire. Il roule de plus en plus vite ? C’est un indice : bientôt, les stabilisateurs disparaîtront et la carrière de votre petit cycliste pourra commencer. Adaptez-vous à son rythme et ne lui transmettez pas votre anxiété. Faites réviser le vélo régulièrement sans oublier de régler la selle et le guidon au fil du temps. Changez de modèle tous les trois ans.
Dès son plus jeune âge, habituez votre enfant à porter un casque. Celui-ci doit avoir la bonne taille et être homologué selon les normes européennes portant le label CE. Il doit couvrir les tempes et être équipé d’un système de fermeture et de réglage des sangles facile à utiliser. Un casque de couleur vive permet d’être mieux vu dans la circulation.

Il emprunte un vélo en libre service

À Bruxelles, vous pouvez emprunter un vélo dans près de 350 stations. Le système Villo est un système de location en libre service très facile à utiliser et disponible 24h/24 et 7 jours sur 7. Vous prenez un vélo dans une station et le déposez dans une autre. Même service à Namur, le Li bia vélo, avec des stations tous les 450 mètres. Sachez que l’accès à ces services est également ouvert aux jeunes de 14 à 18 ans, leur abonnement est souscrit par le tuteur légal qui est responsable juridiquement. L’accès du service est interdit à tout mineur de moins de 14 ans accompagné ou non. Les parents ou représentants légaux de tout mineur abonné au service seront tenus responsables de tout dommage causé directement ou indirectement par le mineur du fait de son utilisation. Le prix du ticket 1 jour est de 1,60 € à Bruxelles et de 1 € à Namur.

Aïe, il veut un cyclomoteur

Deux types de cyclomoteurs pour les 16-18 ans.
Classe A : ce type de cyclomoteur a une puissance maximale de 50 cc et ne dépasse pas 25 km/h. Il ne faut pas de permis pour le conduire. Il doit être équipé d’une plaque jaune à l’arrière. Il peut être conduit à partir de 16 ans.
Classe B : sa puissance est également de 50 cc et sa vitesse maximale ne dépasse pas les 45 km/h. Il faut un permis A limité pour le conduire.
En échange du droit de conduire un deux-roues, votre adolescent doit s’engager à respecter les règles de sécurité que vous aurez établies ensemble (lire l’encadré La sécurité d’abord !)

Rendez-vous

Le concours Bike2school, Tous à vélo à l’école, proposé par Pro Velo EDUC, encourage les enseignants, les élèves et les parents de l’enseignement primaire à se (re)mettre en selle. Du 16 septembre au 11 octobre.

Bon à savoir

La sécurité d’abord !

5 RÈGLES POUR BIEN ROULER EN SCOOTER

  1. Ne pas le trafiquer. Conçu pour ne pas excéder les 45km/h, la moindre modification risque de nuire au freinage et à la tenue de route. En cas d’accident, si la compagnie d’assurance prouve que le moteur impliqué a été trafiqué, elle indemnisera la victime, mais se retournera contre le conducteur qui devra rembourser tous les frais. Pour rappel, le parent est le responsable légal de son rejeton !
  2. S’équiper. Gants, blouson, pantalon pour se protéger les membres en cas de chute et ce, même s’il fait chaud et un casque attaché, en bon état dont la coque extérieure n’est pas abîmée. Les achats en occasion sont à proscrire !
  3. Respecter les distances de sécurité et rouler à distance d’une largeur de portière environ des véhicules stationnés.
  4. Essayez de garder une vitesse qui n’excède pas 20 km/h par rapport à la vitesse des voitures de la file.
  5. Ne pas freiner en virage. Attention : la distance de freinage s’allonge par temps humide.

Danger

ÉCOUTEURS : DÉGAGEZ LEURS OREILLES !

Le nombre d’accidents graves augmente sans cesse pour les porteurs d’écouteurs ! Une étude réalisée par l’Université du Maryland nous apprend que 9 accidents sur 10 se déroulent en zone urbaine et que dans la majorité des cas, ce sont des adolescents et de jeunes adultes qui sont concernés. L’étude précise que les victimes ont été averties par la présence d’un danger par des coups de klaxon ou des appels de tiers et qu’ils n’ont pas réagi.
Au-delà de supprimer les bruits extérieurs, la musique réduit les ressources cérébrales dévouées à l’environnement extérieur. À noter que cette étude ne prend pas en compte les téléphones portables et les kits mains-libres, ce qui devraient encore faire monter les statistiques.
En Suisse, où l’on dénombre près de 80 piétons tués et plus de 700 grièvement blessés, les chauffeurs et autres conducteurs professionnels crient leur ras-le-bol et militent désormais pour l’interdiction pure et simple des oreillettes et autres casques audio dans la rue !

Sur le même sujet

Plus de sécurité en auto, à pied, à vélo… dans la cuisine, l’escalier…

Les premiers mois, l’enfant est entièrement dépendant de votre vigilance, mais un jour il devra courir tout seul en sachant où mettre les pieds. Cette autonomie, il ne peut la conquérir que s’il reçoit des consignes claires, autrement dit des règles. Mais à partir de quel âge comprend-il que le vase qui trône sur la table basse risque de lui tomber sur la tête s’il n’y prend pas garde ?

 

Plus de sécurité : en voiture

Les abords des écoles ont été fortement sécurisés ces dernières années, avec notamment l’introduction des zones 30. Des efforts qui ont porté leurs fruits mais qui peuvent encore être améliorés. Selon l’Institut belge pour la sécurité routière (IBSR), « en période scolaire, près de deux tiers des accidents impliquant des enfants (65,5 %) n’ont pas lieu aux abords des écoles, mais en agglomération ». Afin de limiter les risques, quelques réflexes simples à adopter.

 

Plus de sécurité : à pied

Être piéton, cela s’apprend. Et tôt. Or, l’enfant est particulièrement vulnérable dans la rue : sa petite taille ne lui permet pas de voir, comme nous, les voitures, ni d’être vu par elles. À nous, parents, de lui enseigner les pièges du trafic.

 

Plus de sécurité : à la maison - de 0 à 75 cm (moins de 1 an)

Il est tout-petit et reste là où vous l’avez déposé. Mais l’enfant grandit vite, découvre ses mains, ses pieds. Il pédale, bouge tout son petit corps. Jusqu’au jour où, sur son coussin à langer, il tourne sur lui-même. Émerveillez-vous de son audace sans vous laisser surprendre. Rappel des toutes premières précautions.

 

Plus de sécurité : à la maison - de 75 à 116 cm (moins de 6 ans)

Vers 12 mois, votre petiot se tient debout en s’arc-boutant sur tout ce qu’il voit. Peut-être même marche-t-il déjà ? Sinon, soyez sur vos gardes, car ça ne va pas tarder ! À cet âge, il commence à comprendre la signification du « Non ». C’est le moment pour vous de lui imposer les limites qu’il ne peut dépasser. Pour rappel : les accidents sont la première cause de mortalité chez les moins de 5 ans et 4 enfants sur 10 en Belgique en sont victimes au cœur de la maison.

 

Plus de sécurité : à la maison - de 116 à 158 cm (moins de 14 ans)

Jouer au ballon, se balancer, manger dehors, quel bonheur ! La maison, c’est aussi le jardin. Pour que celui-ci reste un havre de paix, cela mérite un petit tour de piste des dangers potentiels.

 

Sécurité : comment briefer les jeunes sur la route ?

Qu’ils soient conducteurs, piétons ou cyclistes, les jeunes sont encore trop souvent impliqués dans les accidents de la route. Ils sont parfois blessés, grièvement… On n’ose imaginer le pire. Alors, tandis que se tiennent les Etats généraux de la sécurité routière, rappelons à nos jeunes les règles qui s’imposent  pour éviter que « ça nous arrive à nous aussi ».

 

AutoFF : pensez-y sur le chemin de l'école !

Aux abords des écoles, il y a pas mal de réflexes à avoir en tête. Dont un, précieux, oublié par la plupart des parents : couper son moteur. C’est justement la nouvelle campagne Autoff menée par la Fédération Inter Environnement Wallonie, avec le soutien du ministre wallon de l’Environnement, Carlo Di Antonio. En pleine semaine de la mobilité, ça tombe plutôt pas mal.