Vie de parent

Plus de sécurité
En auto, à pied, à vélo…
dans la cuisine, l’escalier…

Les premiers mois, l’enfant est entièrement dépendant de votre vigilance, mais un jour il devra courir tout seul en sachant où mettre les pieds. Cette autonomie, il ne peut la conquérir que s’il reçoit des consignes claires, autrement dit des règles. Mais à partir de quel âge comprend-il que le vase qui trône sur la table basse risque de lui tomber sur la tête s’il n’y prend pas garde ?

Plus de sécurité en auto, à pied, à vélo… dans la cuisine, l’escalier…  - Thinkstock

Lui apprendre à distinguer le permis du défendu, pour qu’il apprenne d’abord à se protéger. Voilà un des tout premiers défis auxquels les parents doivent faire face, et ce, dès que l’enfant se met à se déplacer à quatre pattes et est donc prêt à toucher à tout.

Avant 3 ans

C’est l’époque des « Non ! » qui claquent, des « Stop ! », des « Attention ! », autant d’interjections pas toujours très efficaces. Pourtant, vous en êtes sûr, ce petit malin vous comprend bien quand vous lui demandez d’aller chercher son doudou ou d’embrasser papa. Ferait-il semblant de ne rien entendre ? Déjà ?
Avant 3 ans, les enfants ne peuvent pas saisir le pourquoi d’une interdiction. Mais vous pouvez déjà commencer à l’entraîner en lui expliquant pourquoi vous ne voulez pas qu’il entre dans le lave-vaisselle, pourquoi il doit donner la main pour traverser la rue. Des limites rationnelles, évidentes, pour sa sécurité physique qui ne sont pas décrétées juste pour l’ennuyer. D’ailleurs, papa et maman interviennent de la même manière. Tant mieux ! Mieux vaut ne pas se contredire, surtout quand ça concerne la sécurité du petit.

De 3 à 6 ans

Il grandit et comprend mieux ce qu’on lui veut. Mais l’autonomie aidant, les dangers à éviter se multiplient et les interdictions avec. Avant de poser la règle, évaluez bien qu’elle correspond à l’âge de votre petit et qu’elle tient compte de ses besoins. Il vous crie que ce n’est pas juste ? Expliquez-lui que la limite qui lui est imposée tient compte de son âge et que, par exemple, son grand frère aussi a dû attendre d’avoir 6 ans pour monter sur la grande toile d’araignée de la plaine de jeux.

7 ans et +

Et les interdits vont ainsi évoluer au fil des années. Bientôt, l’enfant pourra s’asseoir en voiture sans le rehausseur, puis, un peu plus tard, traverser la rue, aux feux bien sûr, sans donner la main à un adulte. À l’âge de raison, l’enfant est prêt à comprendre intellectuellement beaucoup de règles. Il est prêt aussi à les remettre en question. Vous pouvez toujours en discuter avec lui, mais il y a des limites qui sont indiscutables : aller à vélo à l’école quand il faut traverser la ville, par exemple.
Et pour vous rendre plus fort face à son insistance, sachez que toute décision ne doit pas être justifiée d’office.

Faut y aller !

Avec les pages qui suivent et qui fourmillent d’idées très pratiques pour vous aider à diminuer les risques domestiques (classés selon la taille de l’enfant) et autres dangers de la rue liées à la circulation (classés selon le mode de locomotion), vous voilà armé pour démarrer cette année scolaire en toute quiétude ou presque. L’angoisse de voir votre rejeton se faire mal ne s’efface jamais. C’est sans doute ça qui donne aux parents la force de rester sur le qui-vive. Tenez-bon !

Myriam Katz

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La semaine de la mobilité se déroule cette année du 16 au 22 septembre en Wallonie et à Bruxelles.

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