Vie de parent

Quatre pays au bord de la famine

Loin des frappes américaines en Syrie et en Afghanistan, des bruits de bottes du côté de la Corée du Nord ou de la menace terroriste qui agite les pays occidentaux, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont menacés par la famine dans trois pays d’Afrique et au Yémen. En silence. Décryptage avant de, pourquoi pas, faire un don au Consortium 12-12 ou de passer modestement à l’action avec vos enfants.

Quatre pays au bord de la famine

Quels sont les pays concernés ?

Quatre pays situés en Afrique de l’Ouest (Nigeria), en Afrique centrale (Soudan du Sud), en Afrique de l’Est (Somalie) et dans la péninsule arabique (Yémen) sont au bord de la famine ou ont déjà franchi ce cap. Les chiffres diffusés récemment sont des plus alarmants : 50 millions de personnes, dont 1,4 million d’enfants, ont besoin d’une aide alimentaire urgente ! Au-delà de ces 4 pays, d’autres pays sont aussi concernés mais dans une moindre mesure, notamment à cause des réfugiés qui ont franchi une frontière.
Si rien ne bouge, cette crise humanitaire pourrait être la pire depuis la Seconde Guerre mondiale. À titre de comparaison, la famine du milieu des années 1980 en Éthiopie, due à la sécheresse et aux affrontements militaires, avait fait 400 000 morts.

Comment mesurer la famine ?
L’échelle IPC (Cadre intégré de la sécurité alimentaire) mise en place par les Nations-Unies permet d’analyser, selon des normes scientifiques, la sévérité de l’insécurité alimentaire d’un pays. Cette échelle de sécurité alimentaire compte 5 phases : Minimale (phase 1), Sous pression (phase 2), Crise (phase 3), Urgence (phase 4), Famine (phase 5). L’assistance internationale est jugée urgente au-delà de la phase 3, ce qui est aujourd’hui le cas au Nigeria, au Soudan du Sud, en Somalie et au Yémen. Détails sur la carte ci-dessous en cliquant sur le pays concerné.

En bref : 50 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire urgente.

Comment peut-on encore mourir de faim en 2017 ?

Dans nos esprits, la famine est souvent automatiquement associée à la sécheresse ou à d’autres phénomènes climatiques qui engendrent les mauvaises récoltes, ce qui met en danger les populations. Comme si ce fléau n’était – comme c’était le cas jadis – que le résultat d’une fatalité. Erreur ! Si des populations meurent encore aujourd’hui de faim, ce n’est plus suite à des causes naturelles, mais à d’autres causes, qui le plus souvent d’ailleurs s’entremêlent (voir carte ci-dessus en cliquant sur les pays concernés).

La sécheresse et les phénomènes climatiques (El Niño et La Niña) : contrairement à ce que l’on croit souvent, la sécheresse n’est - à l’exception de la Somalie - que peu responsable de cette famine de 2017.
La guerre : civile, conflits internes ou intervention militaire étrangère.
La mauvaise gouvernance ou la défaillance des dirigeants en place qui, par exemple, privilégient les dépenses militaires au détriment des dépenses d’ordre sanitaire.
Le terrorisme, principalement djihadiste.
L’inflation et augmentation des prix des denrées de base, inaccessibles à la population.
● Les déplacements de population : à cause des conflits ou des mauvaises récoltes, des populations quittent leur village pour la ville où ils sont encore plus démis. Certains se retrouvent dans des camps de déplacés (à l’intérieur de leur pays) ou de réfugiés (dans un pays voisin).
Impuissance des ONG : l’accès à certaines régions leur est refusé, tandis qu’une partie de l’aide alimentaire est détournée.

En bref : Aujourd'hui, on ne meurt plus de la faim suite à des causes naturelles.

Que faire ?

Début avril, l’ONU a tiré la sonnette d’alarme quant à l’ampleur de la famine qui menace de toucher l’Afrique et le Yémen d’ici l’été 2017. Une annonce qui en cachait une autre : la communauté internationale - et notamment les États-Unis de Donald Trump qui a menacé de réduire le budget lié à l’aide internationale - tarde à débloquer les quelques 4,4 milliards de dollars nécessaires pour faire face à la catastrophe humanitaire. Seuls 20% des fonds nécessaires auraient été récoltés actuellement.
Une situation qui, tout comme les causes de la famine en Afrique et au Yémen, nous laisse un peu impuissants, nous les parents. Et si, malgré tout, on en profitait pour inculquer à nos enfants et nos ados la notion de solidarité ? En faisant un don sur le compte du Consortium 12-12. Ou plus encore en passant à l’action : toujours via le Consortium 12-12, libre à chacun de mettre sur pied une action concrète pour récolter des fonds. À faire avec nos plus jeunes. Ou à glisser à l’oreille de nos ados.

Anouck Thibaut

Consortium 12-12

Depuis 2005, le Consortium 12-12 se rassemble lors de situation d'urgence. Pour l'occasion, six ONG belges spécialisées dans l'aide d'urgence mais qui font aussi de l'aide à plus long terme (Caritas International, Handicap International, Médecins du monde, Oxfam Solidarité, UNICEF Belgique, Plan Belgique) unissent leurs forces et récoltent vos dons via le compte commun BE19 0000 0000 1212. Nouveauté : chaque citoyen peut aussi, pour récolter des fonds, lancer une action qui bénéficiera d'une visibilité sur le site du Consortium 12-12.

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