Vie de parent

Que faire en cas d'alerte nucléaire ?
Les réflexes à appliquer en famille

L’expression « feu aux poudres » prend tout son sens dès que les mots « alerte » et « nucléaire » sont prononcés. C’est un peu ce qu’il se passe depuis ce matin, avec l’annonce d’un plan modernisé de sécurité nucléaire où l’on peut entendre de-ci de-là que « c’est sûr, ça va péter ». Raison gardons, lisons et respectons scrupuleusement les consignes de Benoit Ramacker, porte-parole du Centre de crise.

Que faire en cas d'alerte nucléaire ?  Les réflexes à appliquer en famille

Opération de communication pour certains. Vent de panique pour d’autres. Il est vrai qu’aborder la sécurité en cas d'une éventuelle alerte nucléaire, de rejets radioactifs et des conséquences sur la population est évidemment anxiogène. Mais Benoit Ramacker nous le redit : « Il ne s'agit pas de créer des peurs ou des angoisses, mais d'informer les citoyens et les familles pour qu’ils intègrent les bons réflexes et qu'en cas d'alerte, ils ne cèdent pas à la panique ». Ouf ! 
Que l’on soit pour, que l’on soit contre, là n’est pas la question. La réalité de 2018, c’est que l’Homo erectus vit toujours entouré de centrales nucléaires et qu’il vaut mieux mettre toutes les chances de son côté si un jour le pire devait arriver. Pour soi et surtout pour les siens. Revenons donc sereinement sur le plan de sécurité en quatre axes :

► S’informer sur les risques

Pour cela, il existe un site - risquenucleaire.be - où tout est savamment expliqué. N’hésitez pas à expliquer simplement à vos enfants, sans leur faire peur, de quoi il s’agit et à leur rappeler les réflexes élémentaires (voir encadré). Vous pouvez les rassurer en leur rappelant que toutes les écoles savent exactement comment faire et sont prêtes à agir.

Préparez-vous

Discutez-en entre vous, sans que cela ne tourne à l’obsession, bien sûr. « Tiens, et si un jour il y a un truc, où est-ce que l’on se réfugie, où est-ce que l’on met notre kit d’urgence ? ». Pour répondre à ces questions pratiques, un site est, là encore, à votre disposition - monplandurgence.be. Remplissez-le en ligne, il est en 7 étapes. Une fois rempli, il vous est alors remis un document au format PDF que vous pouvez afficher sur votre frigo.

Inscrivez-vous

Pour être prévenu en cas d’urgence. Un outil numérique est à votre disposition, il s’appelle BE-Alert. Il vous sert à recevoir plein d’infos et il est peut-être plus adapté au monde moderne que nos bonnes vieilles alarmes. Et c’est plus inclusif également.

► Allez chercher les comprimés d’iode

Gratuits en pharmacie. « Oui, mais vivre avec ça sous le nez, ça me rappelle les risques que l’on encourt au quotidien », entend-on ce matin. Et c’est parfaitement compréhensible. L’idée n’est pas de les avoir à disposition dans l’armoire à pharmacie, mais de les placer dans le kit d’urgence, avec des bouteilles d’eau, des rations de nourriture, quelques lampes de poches, des piles, du sérum physiologique en cas de blessure, des papiers d’identité et les éventuels traitements médicaux. Toutes les familles - et pas uniquement celles qui habitent autour de réacteurs - sont invitées à aller les chercher .

Yves-Marie Vilain-Lepage

4 réflexes à enseigner à ses enfants

► Rentre à l’intérieur du premier bâtiment que tu vois. Si ce n’est pas l’école, explique que tu es tout seul à un adulte et que tu as besoin d’aide.
► Ferme bien les portes et les fenêtres, bouche les ventilations avec des chiffons, des vêtements, l’air ne doit plus rentrer dans la pièce.
► Reste informé. Si tu as un gsm, très bien. Sinon, écoute la radio, demande des informations aux adultes à côté de toi. Une situation n’est pas l’autre et chaque média répétera quelles sont les urgences à respecter.
► Ne cherche pas rejoindre tes parents. C’est eux qui te retrouveront d’une manière ou d’une autre. Pense d’abord à ta propre sécurité.

5 consignes pour les parents

► Se mettre à l’abri dans un bâtiment et se tenir informé.
► Ne pas aller chercher ses enfants à l’école. Ils sont pris en charge par leur enseignant. De plus, les jeunes sont les plus sensibles sur le plan de la thyroïde. Il vaut mieux qu'ils restent à l'abri dans l'école.
► Limiter coûte que coûte les communications nécessaires à l’organisation des secours.
► Prendre et administrer de l'iode aux enfants une fois que l’instruction est donnée. Trop tôt, cela ne sert à rien. Trop tard, cela ne sert à rien non plus. Logique, mais toujours bon à rappeler.
► Se préparer à l’évacuation et respecter les consignes de circulation et penser au kit d’urgence.

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