9/11 ans

Quel sport pour mon enfant :
9 ans et +

Votre enfant se mue en un pré-ado. Après la découverte des différentes disciplines sportives, place désormais aux matchs et aux tournois. Du moins pour ceux qui accrochent à l’esprit de compétition.

Quel sport pour mon enfant : 9 ans et +

Quels sports à cet âge ?

Lentement mais sûrement, votre enfant se rapproche du monde adulte. Et les exploits des champions qu’il suit à la télévision commencent à le faire rêver : il veut les imiter. 9 ans et plus, c’est l’âge où on peut commencer à parler véritablement du sport avec ses règles. C’est aussi à ce moment-là que la compétition prend du sens pour ceux qui y trouvent du plaisir. Faut-il les y encourager ? Cécile Delens de l’UCL  souhaite réhabiliter la compétition auprès des parents qui s’en méfieraient trop : « Le fait de se mesurer à d’autres peut être éducatif et faire progresser. À une condition : que cette compétition soit aussi bien accompagnée dans les défaites que dans les victoires. Bref, le sport doit plus que jamais être perçu comme un jeu, et non comme un travail, une tâche à exécuter. »

Entraînements et compétition

Pour les enfants qui trépignent à l’idée de « faire des matchs », allez-y, c’est le moment ! Les clubs sportifs sont grands ouverts. Mais qui dit club dit entraînement et compétition. Posez-vous les bonnes questions avant de lancer votre enfant, tête baissée dans un sport. Est-il bien encadré ? Cette activité physique l’épanouit-il ?  Ne lui prend-elle pas trop de temps ? N’est-il pas trop fatigué ou blessé ? Est-ce bien son choix ou est-ce moi qui projette sur mon fils (ou ma fille) mes propres rêves de champion(ne) que je n’ai jamais été ?
Votre enfant renâcle à l’idée de rejoindre un sport dans un club ? Pas de précipitation : s’il le souhaite, il peut encore intégrer une équipe, plus tard, vers 12 ans et ce, d’autant plus aisément s’il a touché à tout depuis qu’il est petit.

Sports fun

Son développement psychomoteur n’étant pas encore tout à fait abouti (certaines capacités doivent encore s’affiner), il reste important pour un enfant de 9 ans et plus de varier ses mouvements en continuant à pratiquer différentes disciplines. Après les sports classiques, faites-le goûter aux sports plus fun : frisbee, roller, skate, escalade…

Piscine et vélo : des valeurs sûres

On pourrait les cataloguer, sports de loisirs. C’est sans doute les activités qui correspondent le mieux à votre enfant s’il est allergique à la compétition. La piscine et le vélo restent des valeurs sûres. Mais d’autres possibilités s’offrent à lui : roller, patinage, accrobranche, escalade, course d’orientation… Et si vous avez vous-même le goût du sport, vous pouvez partager avec lui ces moments d’efforts… et de bonheur. Un temps béni où vous pouvez encore réussir à l’éloigner de sa console pour taquiner le ballon, faire un jogging dans un bois ou une course à la piscine !

Anouck Thibaut

Les conseils du Ligueur

  • Le club : une affaire de famille. L’inscription de votre enfant dans un club n’est pas un acte anodin. Cette décision change la vie du môme et la vôtre. Lui, outre la pratique d’un sport, va se faire des copains et découvrir les règles de la vie en groupe. Très bien ! Vous, vous allez véhiculer votre sportif en herbe (et ses coéquipiers) d’un coin à l’autre de la Belgique, donner de la voix au bord du terrain, vous occuper de la feuille de match, voire tenir la fameuse buvette. À vous de voir jusqu’où vous vous investissez…
  • Gare à l’agenda de ministre ! Un ou deux entraînements et un match. Plus les trajets jusqu’aux compétitions : le sport peut vite se révéler chronophage. Tout cela parfois pour quelques minutes sur le terrain. À vous de voir si le jeu en vaut la chandelle et surtout si cela laisse assez de temps à votre enfant pour d’autres activités (musique, louveteau…) mais aussi pour jouer seul, souffler… et s’ennuyer. À évitez : que le sport passe avant les 70 ans de mamy comme la fête de l’école.
  • La galère pour les parents séparés.Tomber d’accord sur une activité régulière, son lieu et ses horaires : ce n’est déjà pas simple lorsqu’on se partage la garde des enfants, surtout si on ne vit pas dans le même coin ! Attention que la situation familiale ne soit pas un frein à la pratique sportive de votre enfant s’il y tient beaucoup. Par contre, si vous pouvez vous croiser sans vous mordre le nez, le sport qu’il pratique peut être rassembleur. Quel plaisir pour l’enfant de voir ses parents réunis comme « supporters ».
  • Et vos valeurs dans tout cela ? Si vous confiez votre enfant à un entraîneur, restez vigilant à ce qui se dit sur le terrain et dans les tribunes. Non, il n’est pas normal qu’un entraîneur enguirlande un joueur (votre enfant ou celui d’un autre, d’ailleurs) car il a fait une mauvaise passe ou a marqué contre son camp. Idem lorsque des parents-spectateurs, voulant à tout prix voir l’équipe de leur gamin gagner, s’emportent et ont des paroles ou des comportements déplacés. Le sport est et doit rester un jeu ! À vous de trouver les mots pour montrer votre désaccord, sans vous mettre à dos l’entraîneur et les autres parents. Et discutez avec votre rejeton des incidents (tricherie, vilaine faute, bagarre…) vécus sur le terrain.
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