Vie de parent

RENTRÉE JOUR-J : les parents racontent

Est-ce le hasard ou l’envie de revoir les copains et de quitter papa et maman ? Cette année, aucun des quatre parents interrogés ne nous ont raconté une rentrée avec des pleurs. Les enfants étaient contents de reprendre le chemin de leur classe et surtout de revoir les copains.  

RENTRÉE JOUR-J : les parents racontent

L’uniforme est trop petit !

La fille de Nicolas est rentrée en cinquième primaire à Bruxelles ce matin. Dans cette école, c’est uniforme obligatoire. Mais au moment de s’habiller, c’est la cata ! « Le pull était trop court, la jupe n’allait pas et aucune paire de chaussures n’allait non plus, en tout cas selon ma fille », commente le papa sur notre page Facebook. Il a pris les choses en main. Depuis ce matin, une autre commande est déjà passée « pour la modique somme de 84 euros», commente le papa, ironique. « Mais à part ça, tout s’est bien passé », ajoute-t-il.

Mesures COVID obligent, à l'entrée de l’école, chaque année des primaires devait rentrer par une porte différente. « Ce n'était pas un réel problème. Ce qui m'a ennuyé, c'est de ne pas pouvoir rentrer dans l'école, voir le professeur, etc. » Alors au moment de l’au revoir et dans la précipitation du matin, c’est sur le masque de papa que le bisou atterrit. « Ce n'était pas grave mais cela gâchait un peu le charme de la rentrée. »

Autre stress: la garderie. « Ce qui est ennuyant, ce qu'il n'est pas clair s'il y a garderie ou non, donc je dois quitter mon travail plus tôt pour aller la chercher. Durant mes heures de bureau, je n'ai pas le temps d'appeler l'école pour vérifier. »

L’état d’esprit du papa juste avant d’aller rechercher sa fille ? On reste concentré !

« En tant que parent et surtout en tant que parent célibataire, je suis paré pour cette rentrée sur laquelle je dois pleinement me concentrer toute la semaine. Chaque jour, il y aura des papiers à remplir, des photocopies à faire ou du matériel qui n'était pas sur la liste à subitement trouver pour le lendemain. C'est comme cela chaque année et je suis habitué. Il faut rester calme. Se donner à fond chaque jour de cette semaine très importante. »

Des visages rayonnants

À Bruxelles toujours, c’est l’heure de la sortie des classes pour Benjamin, 4 ans et Judith, 8 ans. À la grille de l’école de Boisfort, les visages sont rayonnants. Merry, la maman est ravie. « Le petit avait hâte de rentrer. Il me demandait tout le temps, "c’est quand ? C’est quand ?" Et la grande voulait revoir les copains. » Alors au moment de les déposer ce matin, il n’y a pas eu de cris. « Juste le petit qui a hésité. Il s’est retourné, m’a regardé et puis est reparti vers la classe. » Ouf !

« Le confinement a été très long pour eux… et pour moi aussi ! J’étais soulagée qu’ils reprennent l’école. Chacun son métier et moi, je ne suis pas prof ! Je suis aussi soulagée qu’ils reprennent les apprentissages. Surtout ma fille car elle a besoin de de structure, surtout en maths. »

Beaucoup de monde d’un coup

Structurée, c’est ainsi que Sandra, maman de trois enfants de 5, 11 et 13 ans nous a décrit sa rentrée à Koekelberg. « Sacha, le plus petit rentrait à 8h20, Timmy à 8h35 et Nils, le plus grand à 9h45. J’ai dû faire un premier aller-retour en laissant le grand à la maison tout seul été en espérant que tout se passe bien en sachant qu’il est autiste. Arrivés à l’école, l’entrée était parfaitement indiquée avec un sens giratoire, c’était très clair. Une dame ne cessait de répéter aux gens le chemin à emprunter. On a pu se rendre jusque devant la classe et puis, ouste les parents ! »

Sandra a été impressionnée de revoir autant de monde d’un coup. « Oppressée n’est pas le mot mais il y avait tout de même trop de monde ! »

Ensuite, retour maison pour aller chercher le grand. « Tout s’est bien passé. Il voulait juste pouvoir choisir sa place en classe (tout seul, devant, près de la porte) et il a pu le faire. Quant au port du masque, on en a fait faire un ajustable au centimètre près chez une couturière, donc ça ne l’embête pas pendant les cours. » Idem pour son frère. « Il a même oublié de le retirer pendant la récré de midi ! »

Une première rentrée près de la maison

Nous restons à Bruxelles (et oui, encore mais le hasard fait que nous avons reçu uniquement des témoignages de Bruxellois) avec un changement d’école pour Aden, 8 ans et Loth, 4 ans. Ils ont enfin pu avoir une place dans une école à quelques pas de la maison à Jette. Finis les 14 km d'embouteillages pour aller jusqu’à Boisfort ! « Nous avons eu la confirmation de leur inscription une semaine avant la rentrée, c’était assez stressant, nous confie la maman partagée entre entre la joie d’avoir l’école de leur 1er choix et la tristesse de devoir quitter l’autre. Il a fallu se réorganiser avec mon mari indépendant mais c’est pour un mieux. Les enfants vont pouvoir dormir plus tard avec une école plus près. »

Pour Loth qui rentrait en 2e maternelle, ça voulait surtout dire de nouveaux copains et une nouvelle instit’. « J’avais un peu peur car il continuait à nous parler de son ancienne école. » Mais une fois arrivée sur place, c’était déjà presque oublié. La maman a pu le déposer dans sa classe… après avoir fait la queue. « Il y avait une file monstrueuse car il fallait que tous les parents et enfants passent leurs mains au gel hydro alcoolique. Ça bouchonnait ! »

Comme pour Sandra, Najette a été impressionnée de voir autant de monde d’un seul coup à l’entrée comme à la sortie de l’école. « Tout le monde portait un masque mais les distances n’étaient pas respectées. Tout s’est toutefois bien passé, c’est le plus important ! » Reste la rentrée de ses deux aînés, Adam encore en secondaire à Watermael Boisfort et Amin qui rentre dans le supérieur un peu plus tard. Bonne rentrée à eux !

Marie-Laure Mathot