Road trip en motorhome

Le motorhome c'est le véhicule idéal pour s'offrir des vacances itinérantes en famille. En mode « semi camping », on a toutes les commodités à disposition. On peut laisser parler ses envies spontanées, sans jamais manquer de rien.

Road trip en motorhome

Dernier check : on n’oublie pas les draps, du produit vaisselle, un fond d’huile d’olive, l’Opinel, un Tupperware et la carte routière. Tout est prêt. On admire la bête : un challenger Genesis 36 : 6,69 m de long, 2,3 de large, 2,89 de haut. On attache les vélos, on charge les bagages. Et on démarre.
Cap vers la côte d’Opale et la Normandie. Mon chéri est tout fou. Première fois qu’il conduit un engin de ce calibre : 3,5 tonnes. Tout juste pour le permis B. Au volant comme sur le siège passager, on profite du confort et de la sensation de dominer la route. « On sent qu’on conduit une camionnette », s’exclame mon conducteur, tandis que l’aiguille affiche une consommation de 11,6 litres au 100. On roule plus lentement qu’en voiture, mais on atteint sereinement les 110 km/h. Sur fond de chansons commerciales entraînantes, les paysages défilent sous le soleil couchant. Je profite des derniers faisceaux orangés pour visualiser l’itinéraire sur notre nouvelle carte de France indéchirable. Un parfum d’aventure nous emplit… On part en semi camping, mais en camping quand même !

Apprivoiser la bête

Il fait nuit. Pour se familiariser avec l'engin, on évite de se poser en pleine nature. Première étape au camping. Il faut d'abord manœuvrer pour se « garer » sur notre emplacement. Je sors. Il vaut toujours mieux guider le conducteur, au cas où un piquet traînerait hors de son champ de vision. C’est bon, on est bien placés.
On passe à l’arrière pour découvrir les commodités… Petit salon/salle à manger, kitchenette équipée, un évier, des tas de placards... Chaque espace est savamment optimisé. Mais… le frigo ne fonctionne plus ? Ah oui, on a coupé le contact. La batterie ne l’alimente plus… Bon, on n’a pas envie de ressortir et de chercher à tâtons dans le noir de quoi « se brancher » sur l'électricité. On se met sur le gaz pour la nuit… Non, on ne s’improvise pas conducteur, ni occupant d’un motorhome. Il faut acquérir quelques réflexes.

« On n’aurait pas la tête plus bas que les pieds ? »

Au moment de se coucher : « On n’aurait pas la tête plus bas que les pieds ? », observe mon petit mari. Oui, on penche vers l’arrière. On a oublié de placer les cales sous les roues pour remettre le motorhome à niveau. On opte pour la technique à l’ancienne : je verse un peu d’eau sur la table de la cuisine pour estimer la pente. Mon homme se remet au volant en caleçon. Je le guide comme je peux... « C’est bon ! ». On est droit. On peut se glisser sous les draps.
Au petit matin, pas besoin de réveil. Dès que le camping s’anime, les échos des cris d’enfants, des tasses en plastique sur les tables d’appoint et des conversations sur le retour du service « boulangerie » nous tirent de notre sommeil. Testons la salle de bain. Je déplie les parois qui me séparent de l’évier d’un côté, du cabinet de toilettes de l’autre. Et me voilà sous la douche… froide ! Zut, on a oublié d’allumer le chauffe-eau 15 minutes avant… Je m’arme de patience… avant de pouvoir me laver les cheveux.

Mobilité, confort et bonne franquette

On se met à table pour le petit déj. C’est confortable. Je sors la vaisselle, en plastique nécessairement. Le jus d’orange est bien frais ! Oui, j’avais un doute sur la performance du frigo. Et j'avais tort. D’ailleurs, on peut se bancher sur l’électricité du camping… Et tant qu'on en est aux manœuvres ménagères, on vérifie le niveau de l'eau : pas besoin de remplir la cuve. Le réservoir des eaux usées ? C'est bon, on pourra le vidanger le lendemain en quittant le camping.
On est prêts. On a perdu un peu de temps en logistique en cette première matinée. Maintenant, on peut pleinement en profiter… Genesis 36 est bien installé sur sa parcelle, au pied des dunes. On le laisse au repos pour la journée dans ce camping bon marché, un peu éloigné des hauts lieux touristiques. On veille à tout bien fermer, à l'avant comme à l'arrière, et on enfourche les vélos. En 20 minutes, on est en ville pour déambuler dans les marchés et les rues. Puis, on est vite à la plage pour prendre un bain de soleil.

Le motorhome pas pour les mômes ?

Avec ou sans les gosses en motorhome ? Avec ! Si toutefois l’exiguïté ne vous effraie pas et si la météo permet de vivre principalement à l’extérieur. Le motorhome est vraiment bien pensé pour embarquer la petite famille. À deux, en haute saison, cela devient même très coûteux (1 000 €/semaine la location). Tandis qu'à quatre, en basse saison, le choix du motorhome pour vagabonder librement devient un maître choix, alliant économie, mobilité et confort.
Le challenger Genesis 36 permet de voyager à 4. S’il y a un bébé, on emporte le lit-parapluie, qu’on déplie le soir pour y loger le tout-petit. Dès le lever du petit bout, on peut facilement ranger le lit dans le coffre (par l'intérieur) dans le large coffre du véhicule. Le plus grand s’amusera de découvrir son lit, deux places, en abaissant le « plafond » du petit salon/salle à manger.


Le motorhome permet aussi de pouvoir changer le lange de bébé sans devoir trouver de resto-route, ni faire la file dans une station, de pouvoir leur donner à boire et à grignoter plus facilement. Les enfants, même s'ils sont assis (et attachés), peuvent profiter de la table de salon pour jouer, dessiner... ce que ne permet pas la voiture. Et quand vraiment ça crie, pleure et qu'on en a plein les oreilles, on quitte l'autoroute et on se pose dans le premier village ou sous le premier arbre pour dégourdir les jambes et l'esprit de toute la petite famille.
Ce qu'on appelle plus communément « un mobilhome » porte bien son nom. C'est le moyen idéal de s'offrir des vacances itinérantes sans jamais manquer de rien. On a tout à disposition 24 heures sur 24. De quoi boire, manger, se reposer, et aller au toilettes confortablement dès qu'on en a besoin...

Stéphanie Grofils

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lace de Belgique à 
1020 Bruxelles.

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