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Serious Game et TIC : la Wallonie surfe sur la bonne vague

Aujourd’hui à Jambes avec la conférence SeriousGame.be et demain à Charleroi avec la 13e édition des Rewics (les rencontres wallones de l'internet citoyen), la Wallonie fait la part belle aux nouvelles technologies.

Serious Game et TIC : la Wallonie surfe sur la bonne vague   - Thinkstock

Le Serious Game - jeu sérieux dans une traduction littérale - est de plus en plus en vogue chez les professionnels des ressources humaines, de la formation, de la santé, de la communication. Mais le secteur où l’imprégnation est la plus forte reste celui de l’enseignement (31 % du marché du Serious Game).
N’allez pas croire que cette forme d’apprentissage consiste à simplement installer des consoles de jeux vidéo dans les écoles. Le Serious Game est en fait quelque chose de bien plus… sérieux. En effet, il s’agit d’un logiciel avec une intention sérieuse, par exemple de la pédagogie, associée à des ressorts ludiques.

Gadget ? Non, outil pédagogique

Dans le jargon technologique du Serious Game, on parle ainsi d’edugames, de learning games, de simulation. « Derrière ces appellations, on trouve tout un tas de programmes qui offrent une vraie plus-value, à la fois aux enseignants et aux élèves, explique Sylvain Royer, un prof qui utilise le Serious Game dans sa classe depuis près de 5 ans. Les avantages sont multiples : pédagogie différenciée, remotivation d’élèves en difficulté, apprentissage des TIC, etc. Et, évidemment, il y a un facteur essentiel, celui de l’adhésion des élèves à ces méthodes qui utilisent des supports qui leur sont familiers et qu’ils maîtrisent presque tous. »

Cultiver les réseaux, partager les expériences

À Charleroi, les Rewics sont, quant à eux, tournés vers le collectif et plus particulièrement les Territoires numériques innovants. Cette journée ouverte à tous, du simple usager au chercheur hyperspécialisé en passant par la famille un peu geek, a pour objectif d’échanger, de partager autour d’un axe technologie-innovation-social.
L’intérêt principal des Rewics réside dans le fait de proposer d’un côté des tables rondes et ateliers sur de grands thèmes généraux (territoires numériques, innovation sociale et TIC, E-inclusion et EPN, TICE et éducation, solutions TIC pour le non-marchand, culture et arts numériques) et, de l’autre, du concret avec, par exemple, un Espace Open Bidouille autour des logiciels libres ou encore une imprimante 3D en action.
Les Rewics sont également l’occasion de cultiver les réseaux pour les curieux et les passionnés. Les organisateurs mettent ici en avant une approche ascendante (bottom up) des TIC. L’idée est que le partage et la mise en valeur des expériences des uns et des bonnes pratiques des autres sont des moyens efficaces pour faire émerger des projets à grande échelle.

Romain Brindeau - 14/05/2013

15 %

C’est, selon Bernard Benhamou, délégué aux usages de l’internet pour le ministère français de la Recherche et de l’Économie numérique, le pourcentage de personnes en situation d’illectronisme, soit la difficulté ou l’incapacité à utiliser les médias électroniques. Le plus frappant dans ce chiffre est qu’au-delà de toucher les personnes âgées, il concerne aussi une bonne proportion de jeunes. Lorsqu’ils sortent de l’univers jeux vidéo-réseaux sociaux, ces derniers sont parfois démunis devant des outils informatiques. Avec la conséquence, pour certains, de se retrouver socialement marginalisés ou exclus en matière de formation et d’emploi.