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Snifs... de 6 à 12 mois

Le bébé se nourrit de lait, mais aussi d’amour, d’émotions et est fait pour établir des liens. Mais plus il grandit, plus le monde qui l’entoure l’intéresse. D’autant plus qu’il devient de plus en plus habile de ses mains, qu’il commence à bien s’asseoir et que d’ici quelques semaines, il filera - à quatre pattes ou en glissant - à l’assaut du monde.

Snifs... de 6 à 12 mois

Snif, ma petite grandit à toute vitesse, demain elle mangera sa première purée à la cuillère

La nature est décidément bien faite ! Votre petite est venue au monde avec une réserve de fer qui lui a permis de se nourrir exclusivement au sein pendant près de six mois. Aujourd’hui, ses réserves s’épuisent et la purée et autres légumes ou fruits sont les bienvenus pour reconstituer ces réserves. En effet, le lait maternel est très pauvre en fer, et c’est tant mieux puisque ce fer crée dans l’intestin un milieu favorable au développement de bactéries, responsables de diarrhées. Reste maintenant, si le pédiatre a donné son feu vert, à introduire les légumes (à moins qu’il ne commence par les fruits, chacun sa mode !). En pratique, il faut un féculent de base (une pomme de terre, par exemple), une portion de légumes, 5 à 10 g de viande (généralement, on parle de 10 g par année d’âge) et deux à trois cuillerées à café d’huile ou de beurre. Bon appétit !

La solution de Cathy
« Sam n’aime pas la cuillère. Je n’ai pas envie de me battre avec lui et je le laisse manger avec les doigts. Ma belle-mère n’apprécie pas du tout ! Pourtant, une nutritionniste m’a expliqué que, d’après certaines études, les enfants qui se nourrissent avec les doigts sont moins souvent obèses que ceux nourris à la cuillère. En touchant la texture de l’aliment, l’enfant choisirait de manger d’abord le riz ou les pâtes (des sucres lents) et rassasié, limiterait la viande, sans doute en raison de sa consistance. Je suis donc dans le bon, mais tout ça ne console pas ma belle-mère ! »

Simon était si souriant. ! Aujourd’hui, snif… il hurle dès qu’il voit une personne qu’il ne connaît pas

Il ne veut plus vous quitter ? C’est sa manière à lui d’exprimer son attachement. Cette réaction qu’on appelle l’angoisse du 8e mois ou la peur de l’étranger devrait vous rassurer : elle prouve que votre enfant se développe bien. En effet, ce comportement indique qu’il peut enfin faire la différence entre vous, sa maman, et une personne inconnue. Cette angoisse ne dure que quelques semaines, le temps pour l’enfant d’intégrer que même si maman n’est pas présente, elle est toujours là… et peut continuer à exister dans sa tête.

La solution de Karim
« C’est vrai que, pour le moment, Mia nous fait passer pour de mauvais parents. Tant pis ! Je ne veux pas la forcer à dire bonjour ou à la mettre dans des bras dont elle ne veut pas. Ça passera comme c’est venu. Je croyais quand même qu’un enfant qui voit beaucoup de monde vivrait cette angoisse avec moins d’intensité… »

Snif, j’avais rêvé qu’à 12 mois, il allait marcher…

Entre 7 et 9 mois, l’enfant commence à rouler, tourner, ramper, bref à se déplacer comme il peut. Puis, petit à petit, il va comprendre qu’en tirant sur ses bras, en poussant, en s’appuyant, il peut se mettre en position verticale. Là, il est au bord… de son premier pas. Et si papa et maman lui prennent les deux mains, il est bien capable de le réaliser, ce premier pas. Les enfants les plus précoces commencent à marcher vers 9 mois, mais la majorité, c’est vers 12-13 mois. Ce n’est qu’à 18 mois que l’on peut s’inquiéter et penser que l’enfant souffre d’un retard psychomoteur. Le pédiatre reste vigilant et observe son évolution.

Le plaisir de François
« C’est fascinant de regarder Élias tenter de se déplacer. Tous les moyens sont bons. Il est d’une intrépidité… ça m’épate. Il ne craint pas les chutes. À 8 mois déjà, je lui ai appris à descendre du canapé avec les fesses et les pieds d’abord. Une manière d’éviter de tomber la tête (qui est plus lourde que le reste du corps) la première. Sur le toboggan, même exercice : je le couche sur le ventre, la tête vers le haut, il adore ça ! »

Elle m’a dit « mama » pour la première fois. Un début de « maman » ? Snif, j’en suis encore toute chose…

Qui dit que l’universel n’existe pas ? Les premières productions vocales sont les mêmes pour tous les bébés du monde. Ce n’est qu’après 6 ou 7 mois que, progressivement, votre bébé retient les mots de la langue qui l’entoure. Les premières jonctions de syllabes apparaissent… C’est le temps des « papapa », des « mamama », tout simplement parce que le « p » et le « m » sont des consonnes faciles à prononcer pour votre petite, surtout suivies du « a ». A-t-elle voulu déjà vous appeler « Maman » ? Cela ne peut que vous faire du bien de le croire et cela donne une signification aux sons que votre petite prononce. Car l’apprentissage du langage n’est rien d’autre que la rencontre entre des possibilités de l’appareil vocal et le sens donné par l’adulte dans la relation.

La solution de Luis
« J’ai hésité à parler espagnol à ma fille dès sa naissance, parce que j’avais peur de créer de la confusion dans sa tête. J’avais l’impression qu’elle avait déjà assez à assimiler avec le français de sa maman. Nous avons quand même posé la question à un spécialiste qui nous a dit que ce don exceptionnel des langues s’estompe vers les 10 mois et que, à partir de 2 ans, il faudra passer par un apprentissage spécifique. Il ne me restait plus qu’à foncer… Aujourd’hui, ma fille est bilingue et j’en suis très heureux. »

Myriam Katz

En pratique

Vite le doudou !

C’est au moment où la séparation est difficile à supporter pour le petit enfant que le doudou est le plus important. Il porte un peu de l’odeur de maman, de l’odeur de papa, il est le prolongement des parents et donc un gage de sécurité. Rassurant, non ? Un conseil : surtout, ne le lavez pas !

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