Vie de parent

Soins de santé : une photo de famille
riche d'enseignements

C’est une intéressante enquête à laquelle s’est livrée Camille, la caisse d’allocations familiales de l’UCM. Elle fournit des renseignements précieux sur les habitudes en soins de santé des familles. Parmi les conclusions, sans surprise, on remarque que les parents sont plus prudents et empressés lorsqu’il s’agit de soigner leurs enfants plutôt qu’eux-mêmes…

Soins de santé : une photo de famille riche d'enseignements

Le questionnaire (*) envoyé il y a une dizaine de jours est donc censé cerner les rapports qu’entretiennent les familles avec les soins de santé. Même si la tendance actuelle est plutôt au déconfinement, l’enquête ne pouvait pas faire l’impasse sur la crise sanitaire que nous venons de traverser. Parmi les questions, il y avait donc celle-ci : « Avant l’arrivée du covid, quels étaient les soins auxquels vous aviez recours au moins une fois par an, pour vous et votre famille ? Et depuis le covid ? ».

On relève ainsi que les visites chez le généraliste ont légèrement diminué (84% vs. 87%). C’est plus net chez le dentiste (64% vs. 86%), l’ophtalmologue (31% vs. 39%) ou le gynécologue (48% vs. 62%). En revanche, les consultations chez le kinésithérapeute et le psychologue ont augmenté. Analyse de Camille : « Cela traduit la souffrance psychologique et physique (tensions musculaires…) rencontrée depuis le covid ».

Le covid perturbateur

Autre enseignement covidien « logique », le report (forcé ou non) des rendez-vous médicaux. Dans la plupart des cas (44%), ce fut par le milieu médical lui-même. Mais en deuxième position des causes invoquées vient la peur du covid (17%), celle-ci est au même niveau que la confrontation aux délais de rendez-vous trop longs. L’argument financier est aussi évoqué (14%). Pour la situation avant covid, ce motif est invoqué par 27% des répondants.

Médecin généraliste et internet en première ligne

De ce coup de sonde, il ressort que les parents font des recherches sur internet lorsqu’un membre de la famille affiche des symptômes. Ils sont 60% à le faire régulièrement, 10% systématiquement. Lorsqu’il y a un souci de santé patent, c’est le médecin généraliste qui est la personne de référence. Les parents se tournent vers lui ou elle dans 84% des cas.  

L’homéopathie, les médecines douces ? Oui, les parents y ont eu recours dans 51% des cas, généralement quand les symptômes ne sont pas trop inquiétants (32%) ou quand la médecine traditionnelle ne fonctionne pas (18%). À noter quand même qu’un parent sur quatre opte pour les médecines douces « le plus fréquemment possible ».

Des parents moins prudents pour eux-mêmes

Au Ligueur, on a eu l’attention particulièrement attirée par la façon dont les parents traitent les symptômes de leurs enfants et les leurs. L’enquête souligne des différences majeures. De façon chiffrée, elle montre que les parents réagissent plus vite lorsque leurs enfants semblent malades. Ainsi 3 parents sur 5 déclarent aller plus vite chez le médecin ou aux urgences lorsqu’il s’agit de leurs enfants. Un parent sur trois est aussi plus attentif aux notices des médicaments lorsqu’il s’agit de sa progéniture.

Une des différences significatives concerne l’automédication. Seul un parent sur quatre affirme ne pas la pratiquer. Les autres s’y adonnent lorsque les symptômes sont connus (68%) ou de façon régulière (8%). Mais lorsqu’on examine l’automédication au sein de la famille, on constate que plus ou moins 50% des parents la pratique davantage pour eux-mêmes que pour les enfants. Bref, papas et mamans affichent plus de prudence et de précaution pour leurs petites et petits que pour eux-mêmes.

* Pour cette enquête, 4341 familles ont répondu à un questionnaire envoyé le 15 juin 2021. Le public cible était constitué de « familles wallonnes avec enfant(s) de moins de 25 ans.

T. D.