Vie de parent

Son chat a été écrasé : elle a 4 ans
et ne s’en remet pas…

La mort d’un animal aimé peut être un réel choc pour un jeune enfant. Elle peut même l’attrister pendant six à huit semaines, précisent les psychologues. En fait, la mort d’un animal domestique est souvent le premier décès auquel un petit est confronté. Un premier deuil à affronter.

Son chat a été écrasé : elle a 4 ans et ne s’en remet pas…

Que faire ?

Prendre la peine de l’enfant au sérieux. Ce chagrin est bien réel. La petite ou le petit ne se consolera pas si vous le rabrouez ou si vous voulez relativiser l’événement avec un commentaire du style : « Ce n’est qu’un animal ! » ou « Tu auras un autre chat ! ».

Répondre à ses questions. Si l’enfant vous sent prêt à l’entendre, à l’écouter, il posera toutes ses questions, graves ou farfelues, philosophiques ou hyperconcrètes. Des questions auxquelles il est conseillé de répondre, avec des mots accessibles, sans mentir, mais sans dramatiser : « Même si tu le voulais très fort, ton chat ne reviendrait pas, il est mort. Nous pouvons marquer l’endroit où nous l’avons enterré dans le jardin ».
Des questions plus graves suivront peut-être : « Pourquoi on est mort ? ». Avec des réponses du genre : « Parce que tout naît - les plantes, les oiseaux, les chats et les personnes aussi - et tout meurt. La mort fait partie de la vie… Tout le monde mourra un jour, les gens comme les animaux, mais toi et nous, nous n’allons pas mourir maintenant ». Plus tard, bien plus tard, vous lui offrirez un nouveau chat, mais pas tout de suite. Sinon, il aura l’impression que celui qui vient de disparaître n’avait pas de valeur !

Et si c’est la mort d’un proche ? Un papy ou une mamy, par exemple. Pour aider l’enfant à se consoler, donnez-lui un objet qui appartenait à son grand-père ou à sa grand-mère, encadrez une photo d’eux pour sa chambre et racontez-lui des histoires autour de ce grand-parent aujourd’hui disparu. Et même vos histoires avec ce père ou cette mère que vous pleurez aussi…

Et si c’est un papa ou une maman qui meurt ? Pour l’enfant, cette perte est plus difficile à surmonter, peut-être même impossible à comprendre. De plus, c’est très compliqué pour le parent qui reste (et qui est lui aussi dans la peine) d’aider l’enfant orphelin. Pour être soutenu dans cette épreuve :

  • Un pass dans l’impasse  organise des consultations pour enfants ayant perdu un proche.
  • Espace papillon organise des rencontres et propose sur son site des espaces destinés aux enfants et aux adultes.
  • Vivre son deuil organise des groupes de paroles d’enfants de 5 à 12 ans.

     

Thérèse Jeunejean

Bon à savoir

Recourir à des albums illustrés sur le sujet peut être utile parce que cela permet à l’enfant d’aborder avec vous le sujet qui le tracasse.

  • Pour la perte d’un animal : La découverte de Petit-Bond de Max Velthuijs, Éd. Pastel - Hulul, d’Arnold Lobel, Éd. École des loisirs.
  • Pour la perte d’un proche : Au revoir Blaireau, de Susan Varley, Gallimard jeunesse - La vie et la mort, un petit Goûter philo de Brigitte Labbé et Michel Puech, Éd. Milan, dès 8-9 ans.
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