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Tous dans les « starting-bloque »

Le printemps, c'est aussi le début des examens pour nos étudiants. Et dans le supérieur, universitaire ou non, ça se prépare. Mais comment réussir un bon blocus qui mènera à la réussite ? Quelques tuyaux à refiler à votre étudiant.

Tous dans les « starting-bloque »

Quand faut y aller, faut y aller. Pas la peine de s’accrocher au bar du cercle comme une huître à son rocher. On laisse les bières au frais. C’est l’heure de faire chauffer les méninges. On a déjà profité des vacances pour rassembler ses notes, user la photocopieuse et commencer ses résumés ? Non ? Ce n’est pas trop tard, mais c’est le moment.
Il ne reste que quelques semaines ou quelques jours. On profite des derniers cours pour vérifier que ses notes sont complètes et en ordre. Et on assiste à tous les cours (au cas où on en ratait un de temps en temps il y a quelques semaines). C’est le moment où les profs expliquent leurs attentes, leurs exigences et les informations pratiques concernant les examens (date, heure, auditoire, modalités d’évaluation…). Ils filent aussi quelques tuyaux… et enregistrent les visages !

On s’or-ga-ni-se

Bien sûr, il n’y a pas une seule méthodologie, unique et incontournable. À chacun de trouver celle qui lui convient. Mais il en faut une et, en suivant quelques grands principes, on ne peut qu’augmenter ses chances de réussite :

  • On fait un planning d’étude, en tenant compte du temps nécessaire à l’assimilation de la matière (selon son rythme, les matières et son horaire d’examens) et on prévoit des pauses, pour la détente ou pour les éventuels retards.
  • On fait des plans et des synthèses de ses cours en combinant syllabus et notes pour en avoir une vue d’ensemble, pour faire des liens et en dégager l’essentiel (idéalement avant le blocus).
  • On adapte sa méthode à son fonctionnement : écrire et surligner si on a une mémoire visuelle, étudier à voix haute si la mémoire est plutôt auditive.
  • On se donne des objectifs qualitatifs : pas sur le rapport kilopages/heure. L’important, c’est de s’assurer que l’on a compris et assimilé la matière, pas d’avoir fini.
  • On s’évalue : en vérifiant ses connaissances en situation d’examen, sans indices visuels (farde, surlignage…), en faisant des liens entre les chapitres, pour éviter de ne pas retrouver les infos lorsqu’on est face à la feuille blanche.

Étudier, y a pas que ça de vrai !

Ça ne sert à rien d’étudier douze heures non-stop par jour. Le cerveau ne peut fonctionner sans arrêt à un haut niveau de concentration. Au bout d'un moment, l'attention faiblit, les infos se mêlent et il devient difficile de stocker de nouvelles données. Une journée compte 24h, donc si on étudie 8h et qu’on dort 8h, il en reste 8 autres pour lever le nez de ses bouquins.
On s’accorde 10 minutes de détente toutes les heures ou 20 toutes les 2 heures, même si on n’en ressent pas le besoin. Après le repas de midi, on est généralement moins productif. On en profite pour sortir se balader, faire du shopping, voir des gens, aller au ciné ou chez le coiffeur… C’est aussi une bonne récompense lorsqu’on a bien étudié. On évite par contre de prendre racine pendant 3h devant la télé ou l’ordinateur. C’est plus fatigant que de faire réellement quelque chose.

On va bouger, bouger

Et pendant les pauses, on bouge. Une bonne condition physique prédispose le corps et l'esprit au travail intellectuel. Les étudiants qui exercent une activité physique réussissent généralement mieux que les autres. Ça dynamise le corps et libère l’esprit, facilite la détente, la concentration et la motivation, augmente l'attention, et aide à gérer son temps et son stress.

Bon appétit !

Quand les « exams » approchent, on est tenté de manger une crasse à la va-vite. On opte pour le grignotage-plaisir qui ronge notre stress dans la foulée. Bas les pattes ! Ce n’est pas comme ça qu’on se met en condition pour réussir. Un bon blocus est le fruit d’une alimentation équilibrée.

On avale :

  • quatre repas par jour, à des heures régulières ;
  • des sucres lents (pâtes, riz, pain, légumes secs et autres féculents), des fruits et des légumes frais ;
  • de l’eau, régulièrement, sans attendre d’avoir soif, pour maintenir la vivacité de son cerveau ;
  • des aliments riches en calcium, en magnésium, en fer, en zinc, en iode, en vitamines A, B, C et E ;

On évite :

  • de sauter des repas, la faim déconcentre ;
  • de consommer des sucres rapides (boissons énergisantes, coca, chocolat, bonbons…) qui masquent la fatigue sans la supprimer et nuisent à la concentration ;
  • d’engloutir des litres de café (nuisances toujours pour la concentration) ;
  • de boire de l’alcool qui accentue la déshydratation et nuit à la mémoire.

Dormir moins ne permet pas d’étudier plus !

Le sommeil est un précieux allié durant cette période de travail intensif. Il permet d’emmagasiner ce qu’on a étudié pendant la journée, de structurer les infos. Dormir favorise aussi la concentration et stimule la mémoire. Alors, non, ça ne sert à rien de potasser toute la nuit. Il faut de un à trois jours pour récupérer d’une nuit blanche. Arriver crevé en période d’examens serait contreproductif. Et se pointer à une épreuve sans avoir dormi empêchera d’avoir les idées claires et de rester concentré. Si on préfère étudier la nuit, alors on dort le jour et on prévoit une période de transition avant les exams pour retrouver le rythme.
On donnera raison au vieux dicton : rien de tel qu’un esprit sain dans un corps sain pour optimaliser son blocus. Bien sûr, à une bonne organisation, une alimentation équilibrée, et un bon rythme de vie, on ajoutera une bonne dose de travail et de courage. La paresse n’a jamais réussi à personne.

Stéphanie Grofils

EN PRATIQUE

Les astuces d’un bon blocus

  • On note les mots-clefs de ses cours en révisant. 
  • Une matière est considérée comme assimilée lorsqu’elle a été étudiée trois fois.
  • On évite de comparer ses kilopages/heure avec ses camarades : à chacun son rythme.
  • On alterne les matières et les niveaux de difficulté pour rester concentré et motivé.
  • On allie étude visuelle et auditive : lorsqu’on étudie à voix haute, on donne du sens à ce qu’on dit, donc on retient mieux la matière et on est plus concentré. 
  • On étudie avec des copains (bien choisis) pour diminuer son stress et réduire son sentiment de solitude.
  • Pas de recette miracle. On peut prendre un supplément vitaminé, mais il doit être choisi de manière réfléchie avec l'aide d'un spécialiste (généraliste, diététicien…). On évite absolument les stimulants et les stupéfiants, véritables ennemis de la mémoire, qui peuvent perturber la connexion des cellules nerveuses.

ZOOM

Une journée-type

Une journée de 8h d’étude est très satisfaisante. Voici un exemple à adapter à son gré et à son rythme :

  • 9h : C’est le matin qu’on est le plus productif. On dresse ses objectifs du jour et on revoit ses notes, on bosse, on résout un problème... Avec des pauses de 10 minutes par heure ou de 20 minutes par 2h ;
  • 13h : On est généralement moins productif après le repas de midi. On en profite pour faire une petite sieste ou pour bouger et s’aérer ;
  • 16h : Il est temps de s’y remettre. L’apprentissage est plus long, mais reste durable. C’est donc bien d’y revoir une matière étudiée l’année précédente ou un examen prévu dans plus longtemps ;
  • 21h : Les performances intellectuelles commencent à diminuer dès le début de la soirée pour atteindre un pic avant le coucher. Il est donc bon de relire quelques notes avant de s’endormir. Mais il faut surtout se détendre et aller dormir suffisamment tôt pour être en forme le lendemain.

COUP DE POUCE 

Si votre jeune rencontre des difficultés d’adaptation de sa méthode de travail à l’enseignement universitaire ou à organiser son blocus, il peut se faire aider dans son université ou Haute école (il existe souvent un service approprié) ou au Siep (Service d’information sur les études et les professions).
Pour l’aider encore : Le Starting Bloque, un kit blocus, bien conçu et gratuit.

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