Vie de parent

Un animal, d’accord… mais qui s’en occupe ?

Il existe trois pédigrées de parents dans cette histoire de quête animalière. Amusons-nous à les étudier un par un avec le même scénario à chaque fois : la petite Idylle, 11 ans, tape du poing avec fracas au cours d’un souper. « Je veux un animal ». Inutile de demander plus de détail, voilà des mois qu’elle vous bassine avec son idée fixe : un chien / un chat / une tortue / une salamandre / un canari... Rayez les mentions inutiles. Vous appartenez à un de ces trois pédigrées de parents, donc, qui vont déterminer la façon dont vous allez rugir…

Un animal, d’accord… mais qui s’en occupe ?

Le parent 30 millions d’amis

Voilà le cas de figure le moins problématique. Vous adorez les animaux, vous aussi. Vous avez toujours considéré votre famille comme une arche de Noé. Impossible d’envisager votre meute sans petites bêtes. La demande d’Idylle ne va donc poser aucun problème.
Vous l’attendiez en secret cette requête et vous avez peut-être même manipulé un peu Idylle pour convaincre l’autre autorité parentale. Ne reste plus qu’à régler quelques détails techniques. Même si on devine aisément que vous êtes prêt… depuis toujours.

Le parent oscillant

Celui pour qui la situation est un poil plus délicate. Faire de la maison un chenil ? Non merci. Se taper toutes les corvées animales ? La to do list du quotidien occupe déjà toute la place dans le disque dur. Mais Idylle a l’air convaincue et semble tellement y tenir.
Que faire ? Non pas que l’idée vous rebute, mais vous savez que la vie de cette petite bête va reposer entièrement sur vos épaules. Donc cette décision va être mûrement réfléchie. Avant d’aboutir sur un oui et de faire passer le bonheur de votre fifille avant la raison… comme toujours.

Le parent phobique

Cette énième demande d’Idylle pourrait être anodine, avec un débat qui va encore finir en crise de larmes et claquage de porte. Vous êtes ferme et vous l’avez répété à maintes reprises : vous détestez les animaux. Vous ne leur trouvez un intérêt qu’à point dans votre assiette. Quelle autre utilité, d’ailleurs ?
Alors quoi, il va bien falloir penser à l’intérêt collectif. Votre odio animalibus n’est pas un argument de raison, il va donc falloir dealer un compromis de taille et se préparer à vivre avec ce nouveau compagnon… pour toujours.

Que vous soyez un de ces parents ou que vous apparteniez à une autre lignée, nous vous invitons fortement à parcourir ce dossier, lustré avec soin, pour accueillir ce nouveau membre de votre meute, AVANT, PENDANT et, hélas, APRÈS. Et puis, on vous le susurre à l’oreille : dans la plupart des cas, le seul risque qui vous attend est de fondre complètement pour cette bestiole.

Yves-Marie Vilain-Lepage