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Une soirée sans Bébé

Une grand-mère, une tante, un cousin sont déjà venus garder Bébé de très courts moments pour dépanner les parents. Et puis, un jour, une invitation à festoyer leur donne envie de sortir. La maman hésite, entre désir et crainte, le papa insiste : cela leur ferait du bien de se retrouver à deux…

Une soirée sans Bébé

Dès la conception, la fusion maman-bébé est réelle, indispensable, heureuse… Désirs et besoins de l’un et de l’autre s’entremêlent. Mais Bébé doit grandir. Et grandir, c’est peu à peu se séparer de sa mère, devenir autonome pas à pas. Pas facile pour une maman d’envisager les choses de cette manière quand son petit a 2 mois ! Pourtant, le cocon ne peut pas être éternel, faute de quoi cela créera de réels problèmes à l’avenir.

Desserrer l’étreinte

Pour Bébé, quitter la maison ou vivre quelques heures avec d’autres personnes, c’est s’habituer en douceur à des visages, des voix, des contacts différents et commencer à se socialiser. Une nouvelle étape, indispensable.
Côté femme, se consacrer exclusivement à son bébé, n’être plus que mère, n’augure pas non plus d’un avenir serein. Tout humain a ses propres besoins, ses envies personnelles. Les oublier ne permet pas de s’épanouir et qu’y a-t-il de mieux pour un bébé qu’une mère joyeuse ?
Et puis, Bébé a deux parents : un père, qui doit remplir sa fonction paternelle, et une mère, qui doit lâcher prise en douceur. Sortir en amoureux est bénéfique pour le couple… et pour Bébé aussi, qui retrouvera alors des parents plus heureux !

Quand la baby-sitter n’est pas de la famille…

Quitter Bébé, le savoir à la maison avec une baby-sitter et être ailleurs. Pas toujours simple à vivre, surtout au tout début, comme en témoignent les jeunes mères : « La première fois, raconte Julie, j’avoue avoir été quand même angoissée et j’ai envoyé au moins trois, quatre messages sur la soirée. J’avais peur que mon bébé se réveille ou me réclame. La soirée n’a donc pas été longue. »
Certaines mères, très entourées, n’imaginent pas un baby-sitter extérieur : « Nous avons des papys-mamys, marraines-parrains, tantines-tontons, ultradisponibles. Pour l’heure, nous sortons très peu en amoureux. Il va être temps de s’y remettre », sourit Stéphanie. Émeline fait chorus : « Nous avons beaucoup de gens - cousines, frères et sœurs, grands-mères - qui ne demandent qu’à garder Manon ! Elle est dans la famille, je sais qu’elle va être cocoonée, j’ai une totale confiance ! ». Les proches, ce ne sont pas nécessairement les grands-parents : « Nous faisons plutôt appel à une tante qu’à mes parents », précise Dominique, tandis qu’Émeline estime son papa peu apte à s’occuper d’un bébé.
D’autres y pensent, mais restent craintives. « J’éprouverais beaucoup de difficultés à laisser mon petit garçon à une personne inconnue », explique Élise. « Payer une baby-sitter me semblait insupportable, j’avais besoin de me fier à quelqu’un de très proche, une amie ou ma sœur à laquelle je pouvais dire toutes mes angoisses à l’idée de laisser mon petit », raconte Zoé. Justine, elle, est catégorique : « Je ne pourrais pas faire confiance à quelqu’un d’externe à la famille ! »

Des proches hors-circuit

« Mes beaux-parents sont un peu frileux à l’idée de garder mon bébé. Mon père est malade. Et les parrains/marraines ont tous fait un enfant en même temps ! ». Mais que font ces parents quand les proches sont hors-circuit ? Place à la recherche d’un baby-sitter extérieur à la famille. Comment trouver ce nouveau-venu ou nouvelle-venue ? Par le bouche à oreille, une petite annonce, un service : « Je contacte des jeunes renseignés par des amis ou une jeune fille du village qui a placé une annonce », raconte Damienne. Géraldine, elle, s’adresse au service baby-sitting de la Ligue des familles.
Quoi qu’il arrive, les qualités requises pour un ou une baby-sitter sont très nombreuses : avoir un bon feeling avec les enfants, se sentir à l’aise, avoir l’habitude de s’occuper d’enfants et surtout de bébés, être sympa, jovial(e) bien sûr, ne pas faire sentir qu’il/elle fait ça juste pour l’argent, mais aussi pour le plaisir de s’occuper des petits. Il/elle doit enfin avoir la capacité de comprendre l’enfant, de l’aimer, de lui donner de l’affection, avoir de l’humour, respecter ce que les parents demandent… Quasiment un mouton à cinq pattes, quoi !

Thérèse Jeunejean

En pratique

LE BABY-SITTING MADE IN LIGUE DES FAMILLES

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POUR CONSTRUIRE UNE RELATION DE CONFIANCE…

  1. Informer correctement votre baby-sitter des besoins et habitudes de votre bébé : horaire, alimentation, rituel de coucher, doudou, musique, éclairage et encore ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas, ce qu’il risque de réclamer, comment il se fait comprendre, le type de pleurs qu’elle/il pourrait entendre…
  2.  Fournissez-lui vos numéros de téléphone ou ceux des personnes à contacter en cas de problème. 
  3. Communiquez-lui de votre heure de retour et respectez-la. 
  4. Dites au revoir à votre bébé (même s’il dort) en lui affirmant votre retour.
  5. Posez-vous la question de savoir si vous préférez que votre bébé ait vu le baby-sitter avant que vous ne sortiez ou qu’il soit déjà au lit.
  6. Précisez au baby-sitter ce qu’il peut utiliser chez vous (télé, frigo, etc.).
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Les grands-parents, disponibles à n’importe quel prix ?

« Louison est malade et, vendredi, il y a journée pédagogique à l'école des enfants.
- Téléphone à Mamy et profites-en pour lui dire qu'on aimerait prendre un petit week-end à deux les 25 et 26.
- Je ne sais pas si elle sera libre…
- Elle ne travaille pas, elle peut toujours s'arranger. Et puis, cela lui fait plaisir qu’on fasse appel à elle… »

 
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