Vie de parent

Vos questions - Nos réponses :
la consommation

Vos questions - Nos réponses : la consommation - Thinkstock

0-2 ans

Depuis que mon petit est né, je me lance dans les achats en ligne. C’est pratique quand on est coincé à la maison, mais j’ai peur de me faire arnaquer. Pouvez-vous m’aider à éviter les pièges ?

Avant de sortir la carte de crédit, demandez-vous si vous avez réellement besoin de cette future acquisition. Et si son rapport qualité-prix s’avère intéressant ou, du moins, correct. Prenez le temps de comparer les prix avec d’autres sites. Êtes-vous certain(e) de ne pas bénéficier de réduction sur cet achat via des codes promotionnels ? En tant que client(e), vous en avez peut-être reçu. Sinon, vous en trouverez éventuellement sur des sites spécialisés. Il suffit de taper « code réduction » dans un moteur de recherche pour les voir apparaître.
Vous êtes décidé à passer commande. Assurez-vous que l’identité du vendeur est bien connue. Renseignez-vous sur les modalités de paiement, de livraison, de garantie, d’échange… en lisant attentivement les conditions générales de vente. Vérifiez que le mode de paiement en ligne est bien sécurisé. Comme dans la vie réelle, fiez-vous à votre bon sens en présence d’offres hyper alléchantes ! Et parce qu’un e-shoppeur averti en vaut deux, surfez sur arnaques.be et infoshopping.be, deux sites qui regorgent de conseils pour éviter les principales escroqueries en vigueur sur le net.

6-8 ans

Il demande de l’argent par-ci par-là, pour acheter ceci ou cela à la récré. On ne sait plus combien et quand on lui a donné. Peut-on déjà commencer à lui donner de l’argent de poche ? Et combien ?

L’argent de poche permet aux enfants de découvrir la valeur de l’argent et d’apprendre à gérer un budget. Jusqu’à 5-6 ans, ils jouent à la dînette ou tendent timidement une pièce de 2 € au marchand de glace. Ces premiers gestes lui permettent de s’exercer à compter l’argent, à vérifier s’il a assez, et à faire des choix.
On peut commencer à lui donner de l’argent de poche à partir de 7-8 ans. Avec 12 € par mois (Crioc), il pourra s’offrir un petit bonbon, une canette de jus à l’école ou un autocollant à collectionner. L’argent a surtout une valeur symbolique ou sentimentale. Ses premières transactions sont plus souvent du troc d’objets dans la cour de récré. Dès 9-10 ans, les enfants reçoivent en moyenne 21 € par mois (Crioc). L’enfant commence à attribuer une valeur réelle à l’argent : il connaît les prix de certaines choses et aime accumuler les pièces de monnaie avec patience pour voir gonfler sa tirelire.
Entre 11 et 17 ans, les enfants reçoivent 39 € par mois en moyenne (Crioc). Ils commencent à anticiper leurs achats, à gérer leur budget et ouvrent leur propre compte bancaire. Ils deviennent de plus en plus indépendants. Leurs besoins augmentent avec l’âge. Mais dès 16 ans, ils peuvent aussi commencer à gagner leur argent grâce aux jobs de vacances et aux petits boulots.

Nouvelles fournitures scolaires, voyages, activités, cantine ou temps de midi… La rentrée scolaire a un coût. Comment limiter le budget de la rentrée ?

La Ligue des familles revendique des solutions pour chaque parent. En 2013, elle mène des actions pour réduire les frais de l’école et propose des solutions pour une rentrée solidaire, durable et moins chère :

9-11 ans

Pour le premier jour de cours, elle me tanne : « Je n’ai plus rien à me mettre ! ». Et la miss, comme le gamin, veut être couvert de marques. Comme s’il n’y avait que ça à acheter à la rentrée ! Dois-je céder ?

Elle ou lui veut sa tenue, neuve et fringante, pour le premier jour de cours. Et veut que ce soit de telle, telle et telle marque. Un caprice ? Peut-être pas. C’est à la (pré)adolescence que l’identité est la plus difficile, on s’identifie à d’autres pour se construire. S’il ou elle veut porter cette marque, c’est parce que ça représente une certaine valeur à laquelle il aspire. Il ne faut pas diaboliser les marques. Il vaut mieux accompagner son ado dans ses achats, pour comprendre pourquoi il veut porter telle ou telle marque, et pourquoi il veut rendre cette image-là.
Comment suivre, côté portefeuille ? D’abord, pas besoin de griffes de luxe de la tête aux pieds. L’une ou l’autre marque suffit pour lui permettre de se sentir bien dans ses baskets et confiant. Puis, les marques coûtent plus cher… mais lui faire porter des fringues qu’il ne mettra pas n’est peut-être pas plus judicieux. Les marques de qualité se recyclent aussi très bien. On peut donc toujours recourir à la « seconde main », échanger ou troquer les fringues que nos enfants ne mettent plus.
Quelques bonnes adresses :

Un beau bulletin, un car-wash, une vaisselle, promener le chien… Faut-il le payer pour tout service rendu ?

Une chambre enfin rangée, une table débarrassée… L’argent prend parfois des allures de récompense. Selon ses propres valeurs, il y a deux écoles. Pour les uns, il s’agit d’un encouragement à l’effort, parce que l’argent est lié à la notion de travail et que l’enfant prend conscience que l’argent s’inscrit dans un échange. Pour les autres, c’est un chantage à l’obéissance, une triste logique où tout doit être payé, alors qu’un ado peut trouver du plaisir à se sentir utile et que participer à la vie de famille doit être une attitude spontanée. Avant de mettre la main à la poche, on peut commencer par le féliciter pour ses efforts et ses succès. Et garder l’argent pour une récompense exceptionnelle.
Si l’enfant est en décrochage scolaire, perd sa motivation à suivre les cours ou à étudier ses leçons, on peut être tenté d’associer l’argent de poche à ses résultats ou à sa conduite en classe, en le supprimant au besoin. Ça ne va pas forcément le stimuler. Les problèmes scolaires peuvent être indépendants de sa volonté et il vaut mieux lui faire comprendre qu’il travaille pour lui, pour son avenir et non pour alimenter sa tirelire. De plus, l’argent de poche est une façon de lui dire qu’on a confiance en lui. Et la confiance ne s’accorde pas sous condition.

12-15 ans

On avait accepté qu’il ait un GSM… Pour cette rentrée, il veut un smartphone. Mais le coût est tout autre. Comment lui faire plaisir sans se ruiner ?

Pour vos ados, qui ne pensent qu’à s’évader de la sphère familiale, le smartphone est l’outil rêvé qui ouvre à tous les usages : appels, messageries instantanées, web, réseaux sociaux… Mais ces quelques centimètres carrés numériques et interactifs ne sont pas accessibles à toutes les bourses. Vous pouvez en négocier l’acquisition et l’attribuer à un événement important ou une belle réussite.
Le smartphone coûte relativement cher, à l’achat comme à l’utilisation. C’est une occasion aussi de l’éduquer à la valeur de l’argent et la gestion de l’argent de poche. Vous pouvez refuser de lui offrir l’internet partout. Il pourra ensuite choisir de se limiter aux connexions wifi accessibles gratuitement ou de se le payer avec son argent de poche ou une rémunération de job d’étudiant.
Pour bien choisir votre fournisseur (internet + TV + téléphone + GSM et les packs), n'hésitez pas à comparer !

16 ans et +

Vêtements, fournitures scolaires, équipements sportifs, forfait GSM… Il en demande plus mais on ne veut pas augmenter son argent de poche. On veut qu’il gère son budget et fasse un job d’étudiant. Mais combien peut-il gagner et quelles seront les répercutions fiscales pour nous ?

Notre étudiant fait partie du ménage. Même s’il gagne de l’argent grâce à un job d’étudiant, il reste fiscalement à notre charge si ses ressources nettes ne dépassent pas (montants pour l’exercice d’imposition 2012 - revenus 2011) :

  • 2 890 € nets (3 612,50 € bruts) si ses parents sont considérés comme des conjoints d’un point de vue fiscal (2 990 € nets pour les revenus de 2012)
  • 4 170 € nets (5 212,50 € bruts) si ses parents sont considérés comme des isolés d’un point de vue fiscal (4 320 € nets pour les revenus de 2012).
     

L’étudiant ne sera soumis personnellement à l’impôt que si ses revenus nets dépassent :

  • 6 830 € (8 690,11 € bruts) pour l’exercice 2012 (revenus de 2011)
  • 7 070 € (8 996,26 € bruts) pour l’exercice 2013 (revenus de 2012)
     

Mais s’il a travaillé, il devra remplir une déclaration à l’impôt des personnes physiques l’année suivante, quelle que soit la hauteur de ses revenus.
Le droit aux allocations familiales est maintenu si l’étudiant ne travaille pas plus de 240 heures par trimestre durant l’année ou s’il bosse pendant les vacances d’été (juillet, août, septembre).
Plus d’infos sur le portail officiel belge de l'emploi ou sur la rubrique Droits quotidiens de la Ligue des familles.

 

Toutes nos réponses à vos autres questions autour de l’éducation sur leligueur.be

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