Tribu curieuse : les bons plans du Ligueur

 

Liège Balade

le Ligueur en balade : la vallée de la Solières

le Ligueur en balade : la vallée de la Solières

Toute l’année

Voilà une balade comme on les aime, avec des paysages diversifiés, de l’eau, des prairies, des forêts et puis, surtout, des petites curiosités qui jalonnent le parcours et relancent l’intérêt de la promenade. Autant vous l’avouer, on s’est laissé emporter pas nos déambulations, en partant un peu à l’aventure, en retombant de temps en temps sur les chemins balisés des sentiers publics. Peu de chance de se perdre pour autant qu’on rejoigne la Solières, beau ruisseau qui, de toute façon, rejoint la Meuse à notre point de départ.
Notre point de départ ? La rue de la Poudrerie près de Huy, le long de la Nationale 90. En fait de rue, il s’agit plutôt d’une impasse qui se termine par un petit parking où laisser son véhicule. À partir de là, c’est la réserve naturelle de Lovegne qui se livre à vous. Elle est constituée d'anciennes carrières de calcaire, mais aussi des bois avoisinants. Au premier embranchement du chemin emprunté, vous pouvez traverser la rivière et partir sur la gauche.
Vous aurez l’occasion de découvrir des pelouses calcaires propices aux orchidées, avant de vous enfoncer dans les bois en suivant trois points orange en guise de balisage. Si vous êtes avec des plus petits enfants, restez sur ce balisage orangé, la promenade vous ramènera vers le ruisseau que vous longerez sur sa rive droite en fin de parcours. S’ils sont plus grands, optez pour les chemins de traverse qui vous amèneront, littéralement, à travers champs, en franchissant des barrières prévues à cet effet.
Au fil des sentiers, vous rejoindrez donc la Solières qui, sur sa rive droite, réserve quelques bonnes surprises caverneuses. Des grottes sont en effet accessibles, au bout d’un sentier assez escarpé que l’on emprunte aidé d’un câble tendu. L’une de ces cavités rocheuses héberge aujourd’hui des chauve-souris, mais il se dit que, jadis, ce sont des nutons qui habitaient là. Voilà de quoi nourrir l’imaginaire de la marmaille. D’autant que sur le chemin vous franchirez le ruisseau sur un pont de pierre digne du Moyen-âge et que vous pourrez admirer (de loin) les ruines élégantes du château de Beaufort.
Bref, une promenade agréable, pleine de charme, qui a le mérite de rester encore assez confidentielle, même si les jours de beau temps, il n’est pas évident de se trouver une place dans le petit parking dont on vous parlait au début.