C'était mieux avant...

 

Vie de parent 

 

Vie de parent 

« On ne sait plus comment bien faire pour les aider à grandir » - Vincent Lorant, professeur à l’Institut de recherche santé et société, UCL

« On ne sait plus comment bien faire pour les aider à grandir » - Vincent Lorant, professeur à l’Institut de recherche santé et société, UCL

Globalement, les choses vont mieux. Mais pas pour tout le monde. Si toute la population bénéficie des progrès en matière de santé, elle n’en bénéficie pas au même rythme.

 

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« Et bientôt, on n’osera même plus lui donner une pomme » - Marie-Josée Mozin, diététicienne

« Et bientôt, on n’osera même plus lui donner une pomme » - Marie-Josée Mozin, diététicienne

Je ne peux pas dire que les choses sont moins bien qu’avant. Simplement, le monde d’aujourd’hui connaît d’autres travers. Un signe très frappant ? L’augmentation de la prévalence de l’obésité en Belgique, chez les enfants comme chez les adultes. Les personnes en surpoids formaient moins de 5 % de la population mondiale dans les années 1960, elles sont aujourd’hui 39 %. Et 13 % d’obèses. Rappelons-en les conséquences : hypertension, maladies cardio-vasculaires, diabète, dépression, douleurs dorsales, etc.

 

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« Quand on entend et voit tout ça, est-ce que ça vaut encore la peine d’éduquer nos enfants ? » - Jean-François Guillaume, sociologue de l’éducation à l’ULg

« Quand on entend et voit tout ça, est-ce que ça vaut encore la peine d’éduquer nos enfants ? » - Jean-François Guillaume, sociologue de l’éducation à l’ULg

Avant, ce n’était pas mieux, mais c’était plus simple. Achat de maison, plein emploi, prospérité économique… ça ne sert à rien d’idéaliser ce bon vieux temps, car il est aussi la conséquence d’une série d’évènements horribles.

 

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« Et pour finir, il n’y a peut-être plus que le vélo pour se déplacer » - Benoit Godart, porte-parole de l’institut VIAS

« Et pour finir, il n’y a peut-être plus que le vélo pour se déplacer » - Benoit Godart, porte-parole de l’institut VIAS

Une chose est sûre, on ne peut plus continuer comme ça. Il est parfaitement vrai que s’il faut comparer le nombre d’embouteillages, les kilomètres de files, en se basant uniquement sur des données objectives : oui, c’était mieux avant. Mais il y a du mieux aussi maintenant.

 

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« On ne peut même plus choisir l’école de nos enfants » - Philippe Vienne, sociologue de l’éducation

« On ne peut même plus choisir l’école de nos enfants » - Philippe Vienne, sociologue de l’éducation

Hier, comme aujourd’hui, l’école est le reflet d’une société divisée et injuste. La grande différence, aujourd’hui, c’est que l’école use d’autres coups de Trafalgar…

 

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« C’était mieux avant » : le billet d’humeur de notre journaliste

Ce que ma rédactrice en chef ignorait au moment de poser les premières pierres de ce dossier, c’est à quel point elle allait me faire un beau cadeau. À la question : « Quel superpouvoir aimeriez-vous avoir ? », je répondrais sans même hésiter un seul instant : « Remonter dans le temps ». Je rêverais d’atterrir, tel le héros de Retour vers le futur dans sa DeLorean, au beau milieu des années 1970, début 1980 pour rencontrer les pionniers du graffiti, danser dans les soirées souterraines au rythme des break beats de l’époque. Car oui, j’aurais pu faire partie de ces nostalgiques qui croient que « C’était mieux avant »… Mais ça, c’était « avant » (justement) de me lancer dans ce dossier.