Vie de parent

Ce que vous ressentez
face à une personne handicapée…

Sur les 400 personnes qui ont répondu à notre enquête, 351 sont des femmes. Ce chiffre indique-t-il que les femmes sont en première ligne pour tout ce qui touche au handicap, que ce soit sur le plan professionnel comme sur le plan familial ? D’autant plus que parmi ces 400 personnes interrogées, 109 déclarent avoir un enfant en situation de handicap ou à besoins spécifiques.  Autant d’indices qui évoquent la question de l’équilibre entre les vies privée, familiale et professionnelle que vous pouvez retrouver sur leligueur.be/2013-13

Ce que vous ressentez face à une personne handicapée…

97,5 % des répondants disent oui à l’inscription des enfants en situation de handicap dans les mêmes écoles que les autres enfants… quand c’est possible.

Un chiffre réjouissant puisque l’inclusion scolaire est un des moyens les plus efficaces pour faire progresser un enfant, qu’il soit déficient moteur, sensoriel ou mental pourvu (et c’est bien ça qui est sous-entendu dans le terme « possible ») qu’il ne soit pas atteint trop lourdement. Elle offre aussi à tous les enfants et enseignants l’occasion d’apprivoiser la peur d’une différence et à expérimenter très tôt le « vivre ensemble ».
L’inscription d’un enfant handicapé dans l’enseignement ordinaire est sans doute moins rare qu’on ne l’imagine puisque deux tiers des personnes qui ont répondu à notre enquête connaissent l’un ou l’autre enfant dans cette situation. Ces deux tiers des participants à l’enquête qui ont répondu connaître des cas d’inclusion sont - et c’est logique ! - soit des parents qui ont eux-mêmes des enfants en situation de handicap ou à besoins spécifiques, soit qui connaissent un tel enfant dans leur entourage.

94,8 % des personnes sondées jugent que l’accès à l’école, à l’enseignement supérieur, à la formation professionnelle pour les enfants et les jeunes handicapés est prioritaire.

Cette priorité ne peut évidemment se concrétiser que si les lieux publics (y compris les lieux culturels et administratifs) ne comptent pas des escaliers infranchissables, des couloirs où l’on risque de se perdre et tout autre obstacle qui les empêchent d’être accessibles. Si, au cours des dernières années, les répondants ont perçu des améliorations à ce sujet, près de 83 % d’entre eux trouvent qu’il est prioritaire de poursuivre les efforts entrepris dans tous les lieux publics.

77,8 % des personnes interrogées de moins de 30 ans disent être prêtes à travailler avec une personne en situation de handicap

D’accord, on aurait pu rêver que 100 % des répondants répondent un oui franc et massif à cette question. Mais la réponse aurait-elle été sincère ? Pas sûr ! Les chiffres que nous avons sont donc crédibles : 67 % des répondants se disent « tout à fait d’accord » de travailler avec une personne handicapée et 28,5 % « plutôt d’accord ». Les « pas du tout d’accord » sont donc extrêmement peu nombreux : 0,5 %. Il est intéressant de noter que ce sont les moins de 30 ans qui sont les plus nombreux à partager un travail avec un handicapé - 77,8 % - alors que les plus de 60 ans ne sont plus que 53,6 %.

72 % des répondants pensent que les enfants qui ont un ou plusieurs troubles de l’apprentissage sont en situation de handicap.

L’enquête dans ce cas-ci posait la question du vocabulaire, notamment celui qui identifie les enfants dits à « besoins spécifiques ». Derrière ces termes, il y a tous ces petits et petites qui ont des difficultés d’ordre physique, psychologique ou cognitif qui perturbent leur socialisation ou leur accès aux apprentissages. Pour ce faire, l’enquête proposait trois termes différents et les participants devaient exprimer leur adhésion ou non à ces définitions.
La définition choisie par une majorité de répondants est celle d’enfant en « situation de handicap ». Vous êtes 72 % à poser ce choix. En analysant davantage les réponses, on observe que ce sont les parents les plus concernés, ceux qui ont des enfants à besoins spécifiques ou en situation de handicap qui sont les plus nombreux - 87 % - à adhérer à cette définition. Les personnes qui ne sont nullement concernées par le moindre handicap ne sont plus que 58,5 % à accepter cette définition pour les enfants atteints d’un trouble de l’apprentissage.
À l’inverse, la deuxième définition qui a recueilli le plus d’avis positifs est celle « d’enfant ordinaire ». Ils sont 51,8 % à l’adopter contre 41,5 % qui la rejettent.
La troisième définition, qui désignait l’enfant à besoins spécifiques par les termes « d’enfant handicapé », a été nettement rejetée par 87 % des participants à l’enquête.

71 % des personnes interrogées n’ont jamais entendu parler des aménagements raisonnables.

Que vous soyez proche d’un enfant à besoins spécifiques ou en situation de handicap, vous n’êtes guère nombreux à avoir entendu parler des aménagements raisonnables. À peine 29 % d’entre vous connaissent ce concept. Pire encore, quand on interroge des personnes qui ne sont pas parent d’enfant en situation de handicap : elles ne sont plus que 26,8 %.
Ce résultat est révélateur d’une piètre communication sur ce que ces aménagements raisonnables peuvent apporter à l’inclusion des personnes porteuses d’un handicap. Que ce soit vers les personnes directement concernées par le sujet ou vers la population générale. Or, si on souhaite bâtir une société davantage prête à s’adapter à la personne en situation de handicap, il serait plus que temps de développer une information pédagogique efficace.

67,5 % des répondants déclarent avoir une personne souffrant d’un handicap sensoriel, mental, moteur ou d’un trouble du comportement dans leur famille.

Logique ! Dans l’environnement familial des répondants à notre enquête, on note une présence forte de personnes en situation de handicap ou à besoins spécifiques. Ils sont 67,5 % à le déclarer. Ce sont les troubles de l’apprentissage (dyslexie, dyscalculie, hyperactivité, etc. - 37,8 %) qui sont les plus présents devant les handicaps mentaux (21,8 %), moteurs (16,8 %) et sensoriels (10,8 %).
Si on va un cercle plus loin, celui des amis, 33,8 % des répondants disent connaître des personnes atteintes de troubles de l’apprentissage, 22,8 % des handicaps mentaux et 21,5 % des handicaps moteurs.
C’est parmi leurs voisins que les participants à l’enquête sont les moins nombreux - 36,5 % - à côtoyer des personnes en situation de handicap ou à besoins spécifiques.
À peine 10,3 % déclarent n’avoir aucune personne en situation de handicap ou ayant des besoins spécifiques dans leur entourage au sens large.

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