Vie de parent

Pour une société handicap inclus

La Ligue des familles lance sa nouvelle campagne Pour une société handicap inclus. Elle vous invite à vous déclarer « Pour les différences ». Faites un pas, avec nous, vers une société inclusive.

Pour une société handicap inclus

Une société qui exclut

Trop souvent, les personnes en situation de handicap sont mises à l’écart. École, loisirs, transports, emploi… Mais où grandissent-elles ? Où apprennent-elles ? Où travaillent-elles ? Où s’amusent-elles ? Bref, où vivent les enfants et les adultes en situation de handicap ? Visiblement, pas tous parmi nous.
Notre société éloigne, cache et isole ceux et celles qui sont « différents ». Notre société uniformise, cloisonne et exclut. Et pas seulement les handicapés, mais toutes les personnes qui socialement, économiquement ou culturellement ne rentrent pas dans les cases d’une prétendue normalité.
Le savez-vous ? Le handicap est aujourd’hui la première source de discrimination à l’école. Dans le même temps, des enfants qui ne sont pas handicapés sont orientés dans l’enseignement spécialisé parce qu’ils dérangent : enfants turbulents, enfants pauvres, enfants de familles d’accueil.
Si, comme nous, ces constats ne vous satisfont pas, participez à la campagne de la Ligue des familles « Pour une société handicap inclus ». Parce que c’est une question de justice et d’égalité. C’est surtout une question qui nous concerne tous, même si l’on est soi-même ou nos enfants « inclus » et pas en situation de handicap.

Une société handicap inclus 

Une société inclusive, c’est une société qui offre à chacun le choix de participer aux activités économiques, culturelles, sociales et citoyennes. Chacun à son niveau et en fonction de ses capacités. Alors, comment avancer concrètement vers cet idéal ?

1. Political shift. Autrement dit, un gouvernement peut montrer l’exemple et changer les pratiques, en passant d’une logique d’exclusion à une logique d’inclusion. La Flandre, par exemple, a décidé de renverser la logique en matière d’école et de handicap. Avec le M-decreet adopté en septembre 2015, l’inscription dans l’enseignement ordinaire devient la règle pour tous les enfants, y compris ceux qui ont des besoins spécifiques.
Concrètement, un enfant en situation de handicap est inscrit dans une école ordinaire. Les aménagements nécessaires sont mis en place et évalués régulièrement. Des enfants peuvent être orientés dans le spécialisé si l’intégration dans l’ordinaire n’a pas été concluante. Le diagnostic médical ne joue plus un rôle central, mais l’attention est portée sur les besoins scolaires et le soutien. Ça change tout. Alors, pourquoi pas chez nous ?

2. Mental shift. On n’est pas tous ministres ou parlementaires pour décider un changement de cap politique. Mais on peut tous faire quelque chose. Comment ? D’abord en changeant de regard. Parce que la logique de l’inclusion implique un partage des responsabilités entre les individus et la collectivité, contrairement à celle de l’intégration où c’est à la personne de s’adapter à un milieu.
Se questionner sur l’absence des personnes en situation de handicap dans son environnement, c’est déjà un pas. Le regretter est un 2e pas. Souhaiter la présence de ces personnes, fort de la conviction que c’est positif pour elles mais aussi pour soi et ses enfants (et ça l’est, c’est prouvé !) est un 3e pas. Agir concrètement en est un 4e. Puis il y aura le 5e, le 6e… Et, après, on ne se rendra même plus compte de ces pas que nous accomplirons, qui auront demandé un petit effort au début, parce que la marche inclusive sera acquise. C’est l’ambition de la campagne de la Ligue des familles : faire un pas vers une société inclusive.

Les images de la campagne

L’appareil photo est au-dessus des enfants, et pas en face. C’est parce qu’on a changé de perspective qu’Élisa a toute sa place dans ce jeu. Elle joue avec les autres, à sa manière. Les interactions existent et chacun en retire beaucoup.
Pour réaliser cette photo, les enfants ont construit ensemble le décor avec des morceaux de tissus. Ces images sont belles. On y voit des enfants qui jouent dans une plaine de jeux, qui font du skate ou qui s’amusent à faire un JT, toujours dans un décor fabriqué par eux, ensemble. De la fabrication de ces images, on a fait un film court et joyeux. Le film et les photos avec Élisa, Nathan et Lucas sont inclusifs. C’est leur force. Découvrez toutes ces réalisations sur liguedesfamilles.be.

Et vous

Au fond, nous vous proposons une chose toute simple. Un « coming out » pour vous déclarer et vous afficher publiquement : « Je suis pour les différences ». Concrètement, vous marquez votre engagement en épinglant le symbole sur une carte de la Belgique, sur liguedesfamilles.be.
Si vous souhaitez aller plus loin :

► Vous mettez une affiche à votre fenêtre ou sur votre voiture.
► Vous partagez notre film sur les réseaux sociaux.
► Vous parlez autour de vous de notre spot diffusé sur les radios de la RTBF.
► Vous portez un de nos badges sur vous ou votre profil Facebook.
► Vous offrez une de nos cartes postales.
► Vous répondez à l’appel à projets pour soutenir, développer ou initier un projet inclusif. La Ligue des familles vous accompagnera et vous aidera financièrement.

Nous vous donnons rendez-vous le 29 février 2016 pour clore cette campagne. Notre engagement en faveur d’une société inclusive ne s’arrêtera pas là. Mais nous serons plus forts avec votre soutien et une carte remplie de plus de 10 000 gouttes qui disent : « Nous sommes pour les différences ».

Delphine Chabbert, secrétaire politique de la Ligue des familles